samedi 22 juillet 2017

TD « Etude et analyse d'objet trouvé : aujourd'hui, l'emballage « arbe quina premium, huile d'olive vierge extra, Melgarejo, 500 ml »



analyse avant recherche sur le web :
C'est un joli emballage, sans doute habillé par un graphiste ou du moins copié sur un habillage réalisé par un ou une graphiste, la dénomination du contenu (soit de l'huile d'olive vierge extra) est écrite en cinq langues, espagnol, anglais, français, peut-être portugais, et sans doute chinois. On y trouve inscrit également une « description sensorielle du produit » rédigée en espagnol ainsi que des « nutrition facts » rédigés en anglais. On nous apprend ensuite en espagnol que c'est une huile d'olive de catégorie supérieure obtenue directement des oliviers et par des procédés mécaniques. Par contre, nous ne savons pas si cette huile d'olive est extraite à froid et/ou si elle provient d'oliviers gérés par un protocole bio. L'huile est produite en Espagne, la marque a son site web et pour la date limite de consommation, il faut « ver en el interior ». Puis se trouve une étiquette indiquant « 15.90 ». Oh la la ! si cette étiquette correspond au prix en euros des 500ml d'huile d'olive non bio et peut-être pas extraite à froid, cela nous paraît un prix exorbitant, on serait sur de l'huile d'olive non bio et peut-être pas extraite à froid à 31, 80 euros le litre ! Sachant qu'il est possible de trouver dans les supermarchés de l'huile d'olive correcte, bio label AB extraite à froid à plus ou moins 6 – 8 euros le litre et de la pas bio extraite à froid à 3-5 euros le litre, cela laisse une sacré marge aux fabricants de cette huile-ci ou alors cela fait cher payer le graphiste, la description sensorielle, « les nutrition facts » et le carton de la boîte ! Bien sûr, il est possible que cette étiquette donne le prix de ces 500 ml d'huile d'olive en francs CFA. S'il s'agit bien d'euros, alors nous avons trouvé l'emballage d'un produit typique destiné au marché des gogos : il y a un joli emballage, dont l'ambition est, nulle doute, de faire « chic » et « contemporain » mais aucune assurance de qualité concernant le produit qui s'y trouve selon les critères du marché de la consommation alimentaire ou cosmétique n'est donnée. Nous pensons que ce type de commerce et de conception économique ne crée pas de richesses, est d'ordre parasitaire et est nuisible au tissu social et environnemental. Que des imbéciles puissent se payer de l'huile non bio et peut-être pas extraite à froid à 31, 80 euros le litre en dit long sur l'état de délabrement total de la conscience et du mental de certaines personnes qui ont de l'argent, totalement cernées par ceux et celles qui en veulent à tout prix et par n'importe quels moyens.

Analyse après recherche sur le web :

pas encore fait ( c'est l'été!)

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