l'an 90: Tomas Erdoz. Ou comment offrir des fleurs ?
En l'an 90, je faisais un stage au service de presse de la Biennale internationale de danse de Lyon (cf des épisodes précédents). Une de mes attributions étaient d'offrir les fleurs à la fin de chaque première de représentation. Mon papa m'ayant toujours dit de travailler sérieusement sans se prendre au sérieux, je prenais ce travail très au sérieux : ainsi je fus la première à dire « bravo » à Trisha Brown pour « forey Forest », je m'inclinais devant Merce Cunningham tel un chevalier devant son roi, je déposais le bouquet au pied de la réincarnation de Loïe Fuller qui n'avait pas de bras, etc... Je récupérais les bouquets chez un des fleuriste de la place Bellecour où se situaient les bureaux de la Biennale, je prenais un taxi ou partageais la voiture de quelqu'un de la biennale, allait dans le théâtre où se jouait le spectacle, ensuite je devais me débrouiller à trouver quelqu'un de la compagnie afin de me présenter et d'expliquer que je viendrais...