mercredi 26 juillet 2017

Les années 80, la soirée à la Banque de France de Thonon-les-Bains.


Je ne me rappelle plus vraiment comment nous avons atterri ce soir-là dans l'appartement du directeur (et de sa femme) de la Banque de france de Thonon-les- Bains. Ce devait être l'été 1982, au mois d'août. Je revois Philippe, aujourd'hui, aux dernières nouvelles, grand producteur de cinéma, face à l'interphone devant les grilles noires et dorées de la banque de France de Thonon-les-Bains, expliquant qu'il est l'ami de truc, fille de machin et qu'il les avait rencontrés chez eux et que là, il est avec des amis, etc. A peu près. Ou peut-être pas du tout. Je me souviens qu'il faisait nuit. Nous avions passé une partie de la soirée dans la nouvelle voiture de Ghislaine, une DIANE, dont nous décorerions le capot pendant la journée sous les directives de Stéphane, banlieusard parisien, (Cf. un épisode précédent) Le modèle et l'inspiration artistique de cet habillage personnalisé était GIGER, ce qui donnait un aspect fort particulier à cette DIANE, cousine de la deux chevaux. Nous devions être sept ou huit dans cette voiture et Renaud, le fils des J (cf. un épisode précédent), se trouvait dans le coffre et s'amusait à faire peur aux automobilistes en ouvrant le coffre et en se montrant pleins de grimaces, tel un diable qui sort de sa boîte. Bien sûr , cela n'a pas été très malin de le faire à un camion de CRS, Ghislaine a réussi un peu à les semer puis nous sommes arrivés sur le parking de la gare où la moitié des passagers de la voiture sont partis à vive allure et le camion de CRS n'a pas tardé à se garer derrière nous. Nous sommes sortis décontractés de la voiture, Ghislaine et Eric son frère de l'avant, moi de l'arrière et Renaud du coffre, et peut-être il y avait t-il quelqu'un d'autre. Les CRS nous ont demandé ce que l'on faisait là et nous avons dit que nous amenions quelqu'un prendre le train, ce qui était peut-être vrai, puisqu'Eric, le frère de Ghislaine, faisait son service militaire et prenait souvent le train. Ils étaient des CRS des plages, ils étaient plutôt cool et musclés, ils ont demandé à Renaud s'il était conscient que ses farces étaient dangereuses, ils ont peut-être relevé nos identités, ils ont du nous demander combien nous étions dans la voiture. Ils nous ont sermonné comme des parents ou des grands frères, en nous disant de ne plus faire de bêtises. C'était une toute autre époque. Ou simplement nous étions jeunes. C'est dans la foulée, que Philippe, qu'on nommait fifi, a du nous proposer d'aller chez le directeur de la banque de france et sa femme qu'il connaissait peu ou prou,vaguement,ou presque pas. Bref, fifi baraguouine et tchatche à l'interphone devant les grilles noires et dorées de l'agence de la banque de France de Thonon-les-bains et je ne me souviens plus comment mais nous sommes ensuite dans l'appartement de monsieur et madame. Dans mon souvenir, c'est un couple assez âgé, les deux sont très grands et complétement allumés. Ils ont du nous servir du champagne. Il y avait là les deux banlieusards parisiens, Stéphane et Christophe, qui sentaient le patchouli ou l'ambre et nous avaient parlé de Carbone 14 (en 1982, les radios viennent d'être libérées), Catherine, une de leurs copines, peut-être Fred B. mon amoureux, peut-être aussi son petit frère, doit s'y trouver aussi Renaud, obsédé sexuel assumé qui avait un jour sans succès essayé de nous dégouter tous de spaghettis sauce tomate pour en avoir plus pour lui en les comparant à quelque chose comme « l'intérieur des trompes d'une femme pendant les règles avec des spermatozoïdes », peut-être Ghislaine, vendeuse à Prisu, peut-être sa copine, vendeuse dans le magasin bio de ses parents, etc.. Il me semble me souvenir que leur salon était vaste et art déco. La dame avait une collection d’œuf (de) Fabergé. Je ne savais pas du tout ce que cela était alors elle nous l'avait expliqué mais j'ai tout oublié. On boit du champagne et ce vieux couple est content d'avoir du monde dans leur monde. Bien sûr, nous avons du, à un moment donné, sortir et rentrer chez nous mais je ne m'en souviens plus.

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