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Affichage des articles associés au libellé histoire des arts

Forum « Le politique est-il une oeuvre d' art brut ou contemporain ? Ou s'agit-il de la politique ? »

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Est-ce que nous pourrions dire que la différence entre une œuvre d'art brut et une œuvre d'art contemporain c'est le rapport aux finitions ? C'est-à-dire ? Ben, un(e) artiste d'art brut n'a pas fait d'école d'art, donc il/elle ne connaît pas les techniques artistiques, alors bien souvent il/elle va faire n'importe quoi en improvisant et c'est pour cela que les œuvres d'art brut sont fragiles parce que ceux ou celles qui les ont créées n'ont pas appris à faire des oeuvres qui peuvent durer cinq cent ans voire plus … Des œuvres d'art durables ? HAHAHAHAHA ! OK, je suis assez d'accord avec cette définition de la différence entre art brut et art contemporain établie à partir des œuvres. Moi, par exemple, je fais des tableaux dans lequel j'insère des algues, des coquillages, des roses séchées, etc.. J'en ai exposé quelques uns dans ma maison mais bon, ce sont de vrais nids à poussière,...

Tata YOYO après avoir lu un article sur « les nouveaux commanditaires » de l'art racontant de nouvelles pratiques en terme de commande publique d'oeuvres d'art, était contente et a déclaré : « Enfin, l'art officiel sort de la cour de Louis XIV et se conçoit, discute et dispute depuis les lieux des bals du samedi soir ou du 14 juillet ! C'est un grand pas ! Je peux désormais aller me reposer. »

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article « Nouveaux commanditaires », l'art sur la voix publique,Judicaël LAVRADOR, Libération 5 mars 2018 www.nouveauxcommanditaires.eu APARTé : Pourquoi est-ce que tu continues d'écrire ce blog ? J'essaye d'atteindre les dix ans du blog (commencé sur ma page my space). C'est une course de fond, nous sommes dans les derniers kilomètres, il ne faut pas lâcher. Oui, mais cela ne me dit pas pourquoi tu écris ce blog ? Cette question est beaucoup trop compliquée. Comment diable voudrais-tu que je puisse y répondre ?

Note technique : le baroque est une des périodes les plus excitantes dans l'histoire de l'art.

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Le Baroque arrive, si nos souvenirs sont exacts mais faudrait vérifier avec des spécialistes, le baroque arrive avec la tentative pour l'eglise catholique de contrer les progrès dans les têtes et les coeurs de l'église réformée : face aux murs nus et austères où s'élève juste le Verbe lu dans le texte, l'église catholique propose un espace saturé d'anges et angelots, la nature luxuriante et débordante retrouvée du jardin d'eden et les artistes y glissent quelques satyres et références scabreuses. Dans nos souvenirs, mais faudrait vérifier avec des spécialistes, le concept clef de la période baroque est le miroir éclaté qui révèle la diversité des points de vue. C'est vous dire si le baroque est un climat artistique qui convient bien à notre période postmoderne où nos paysages urbains ou mentaux s'apparentent si bien à des tableaux de la période baroque où se cotoient le meilleur et le pire, le bas et le haut, le sacré et le profane, le quotidien et l...

Histoires courtes

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Léonard DE VINCI lisait dans le journal Libération daté du 16 mai 2015 l’interview donné par monsieur Bernard LAHIRE au sujet de la parution de son livre intitulé «  ceci n'est pas un tableau  » . «  C'est bien , dit Léonard qui semblait satisfait des propos, il reste maintenant à ce monsieur LAHIRE, afin de comprendre la deuxième partie du problème dont il a traité la première partie, deuxième partie qui est de loin la plus passionnante, il reste donc à ce monsieur LAHIRE à se mettre à peindre et dessiner par lui-même... et de recommencer chaque jour ces ouvrages dans son atelier... » Léonard DE VINCI ferma le journal et pensa «  à moins qu'en fait de deux parties cela ne constitue que deux minuscules facettes  , ». Léonard, alors, rit.
la banane mutante deuxième épisode par manuelleyerly

Josette ; l'espionne rousse du réel : nouvel épisode suivant le précédent,

Josette survolait les pages du magazine publicitaire « Next » machinalement, puis elle arriva sur des pages évoquant la sortie d'un film «  retraçant les origines de la scène electronique française au rythme des fortunes et infortunes d'un jeune DJ de la french touch.  » Devant ces pages et les textes, Josette éprouva une sorte de malaise tel celui ressenti face une réduction de tête. Dans sa mémoire, la « French touch » vient après l'émergence de la scène electronique. Qui d'ailleurs n'était pas qualifiée de scène mais de musiques techno et/ou house que l'on écoute dans des raves. Comme bien souvent et sans doute en raison de sa condition d'espionne rousse du réel, Josette n'y avait pas participé directement mais s'était trouvé à côté. Notamment lorsqu'elle avait sous-loué un été un appartement au 24 de la rue Myrrha à un étudiant en architecture dont les voisins étaient deux frères organisant des raves. Brigitte. qui à cette époque habit...

Communiqué de Pablo Picasso(u).

Je tiens à rappeler par la présente que ce qui m'importe dans l'existence de musées portant mon nom est que les spectateurs lambda puissent y découvrir mes œuvres de la même façon que je les ai découvertes. En effet, contrairement aux spécialistes et experts de mon œuvre, je ne connaissais pas du tout mon œuvre avant de la peindre et ne suis pas trés sûr de la connaître après. Ce n'est d'ailleurs pas l'objet. Ce qui importe et m'importe est que les spectateurs puissent revivre cette découverte pour chaque tableau., puissent voir apparaître ces figures qui s'y trouvent. Et ainsi en sortant du musée, ils repartiraient avec un peu de moi en eux qui pourrait ainsi revivre un tas de trucs et me tenir au courant de l'évolution du monde. Donc l'accrochage machin, vous fignolerez au cours du temps mais bordel !, qu'il y ait du monde devant les tableaux, que je puisse aller manger un bon steak arrosé d'un coup de rouge dans un bistro parisien !...

Ceci est un communiqué de Bugs Bunny :

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« de notre point de vue, nous estimons que monsieur Joseph Beuys s'est trompé en voulant raconter l'histoire de l'art à un lapin mort. En effet, nous estimons qu'il faille raconter l'histoire de l'art à un lapin vivant. Que ce soit un vivant ou un mort qui le fasse ne nous importe guère...selon notre point de vue, bien sûr. »

l'an 90: Tomas Erdoz. Ou comment offrir des fleurs ?

En l'an 90, je faisais un stage au service de presse de la Biennale internationale de danse de Lyon (cf des épisodes précédents). Une de mes attributions étaient d'offrir les fleurs à la fin de chaque première de représentation. Mon papa m'ayant toujours dit de travailler sérieusement sans se prendre au sérieux, je prenais ce travail très au sérieux : ainsi je fus la première à dire « bravo » à Trisha Brown pour « forey Forest », je m'inclinais devant Merce Cunningham tel un chevalier devant son roi, je déposais le bouquet au pied de la réincarnation de Loïe Fuller qui n'avait pas de bras, etc... Je récupérais les bouquets chez un des fleuriste de la place Bellecour où se situaient les bureaux de la Biennale, je prenais un taxi ou partageais la voiture de quelqu'un de la biennale, allait dans le théâtre où se jouait le spectacle, ensuite je devais me débrouiller à trouver quelqu'un de la compagnie afin de me présenter et d'expliquer que je viendrais...

Intervention d'un militant d'extrême droite à la réunion de la section locale de son parti (extrait de la transcription)

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« … donc, l'autre jour, je lis dans le bouquin d'histoire géographie de ma fille que les égyptiens de l'Antiquité avait plusieurs dieux dont l'un s'appelait Thot, était le dieu de l'intelligence , créateur de l'univers, inventeur de l'écriture, des arts et des sciences et je lis que ce dieu prenait l'apparence d'un babouin...Alors là, je me suis dit que lorsqu'on déconne à la section avec les copains en traitant madame TAUBIRA de babouin, en fait on ne l'insulte pas, on la révèle comme déesse de l'intelligence et bon, ce n'est pas ce qu'on veut faire, ou alors je n'ai rien compris... Bien sûr , vous me direz que les égyptiens, ce sont des arabes donc ils disent n'importe quoi, donc que c'est bien une idée d'arabe de faire d'un babouin le dieu de l'intelligence, mais ma fille m'a expliqué que c'est plus compliqué et que nous partagerions bien plus de gènes que nous croyons avec les égyptiens d...

Martine et la dimension de la farce,

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Martine regardait une vidéo : « ...à un moment dans votre spectacle, de la gnare sort de votre nez et vient faire corps avec un postillon dans une vertigineuse chute au sol. Est-ce que l'on peut considérer ce micro-événement comme un contre-point stylistique au dispositif narratif mis en place dans la mise en scène figée par des costumes en métal ? Cette question est intéressante ... » Cela faisait la nième vidéo de rencontre publics-auteurs que Martine regardait qui démarrait par une question qui apparaissait à Martine comme complétement débile et qui était reçu par un « c'est une question intéressante ». Martine, qui regardait ces vidéos dans le but d'y voir les extraits des spectacles insérés, se demandait si cela était devenu une sorte de nouvelle convention, l'exercice de la rencontre avec les auteurs étant un exercice des plus artificiels, pourquoi ne pas aborder le truc carrément avec une question hyper débile, histoire de ne pas être dupe. Dans les anné...

les années 80 : le stage à FR3 Nice-Biot.

Dans les années 80, je faisais un stage à FR3 Nice-Biot (cf. les épisodes précédents). Le premier jour de mon stage, le rédacteur en chef m'avait expliqué qu'il avait un représentant important de la CGT dans son équipe de journalistes et que celui-ci lui avait clairement fait comprendre qu'il était hors de question qu'une stagiaire non rémunérée et non issue d'une école de journalisme puisse mettre la main à la pâte dans la confection des sujets télédiffusés et donc le rédacteur en chef m'expliquait que je devrais me contenter d'être là sans « pouvoir rien faire ». Je lui expliquais que mon stage se déroulait dans le cadre d'un cours de sociologie des médias et que par conséquent, je n'avais pas pensé que je ferais autre chose que de l'observation. Là, je pourrais écrire que le mec m'a regardé bizarrement pour donner un semblant de dramaturgie ou de fun de téléfilm américain mais en fait je ne m'en souviens plus et d'ailleurs ...

Martine et les débiles.

Martine avait mis dix euros de côté au mois de septembre pour pouvoir s'acheter l'art press 2 sur l'art brut au mois d'octobre mais elle ne trouva ce magazine trimestriel chez les marchands de journaux à dix kilomètres à la ronde autour de chez elle. Elle avait alors avec l'argent acheté art press 1 et de la viande. Elle l'avait aussitôt regretté : ses colocataires étaient devenues à moitié folles « et c'est moi qui ai acheté ce magazine.. et voilà comment cela s'est passé... non c'est moi..etc.. » et la viande était pleine d'eau. Martine trouva tout de même un article à peu prés centré autour de la question de l'art brut en 2013, signé Claire Margat sur le site web d'art press. L'article était assez superficiel et y nageait un truc pestilentiel qui disait ceci : « le monde de l'art reste celui des valeurs aristocratiques concurrentielles où prévalent l'argent des amateurs et le talent des artistes. » Martine était ...

Josette, espionne rousse du réel, nouvel épisode précédent le prochain,

Josette lisait le magazine art press numéro 404. Elle avait décidé de dépenser six euros quatre vingt centimes afin de se changer les idées. Et parce que c'était le numéro 404, ce pouvait être l'erreur 404 dans son budget du mois. Cela plaisait d'ailleurs à Josette que la page d'erreur 404 du magazine art press soit illustrée avec une photo évoquant les expériences de monsieur Pierre Huyghe dans le musée des arts et traditions populaires désaffecté(s), photo montrant littéralement des illuminés. Josette lisait un article concernant des écrits de monsieur Carlo Ginzburg et où était relatée un essai de ce monsieur sur la peinture intitulée Guernica de monsieur Picasso. : «Mais l'intérêt de l'essai sur Guernica réside sans doute dans l'hypothèse d'une proximité entre Picasso et Bataille qui, bien connue et documentée au début des années 1930, n'est plus que conjoncture en 1937. Parmi d'autres indices, Guernica semble marqué par une chronique de ...

Gogol + : Forum « défavorisé par quoi et par qui ? » (extraits)

l'autre jour, j'écoutais en passant d'une oreille, c'est-à-dire qu'un appareil radio était allumé dans ma maison et qui grâce à une technologie utilisant l'energie de piles me restituait ce que racontait deux personnes situées dans un studio placé à quelques trois cent kilomètres de chez moi, et donc moi, pendant ce temps, je faisais autre chose c'est-à-dire à peu près mille à la fois si je comptabilise les pensées qui me traversaient l'esprit et/ou le corps et je n'étais pas immobile et allait d'une pièce où se trouvait l'appareil radio qui grâce à une technologie, etc.. Bref, tu écoutais en passant d'une oreille bien que tu en aies deux (d'oreilles) un programme radiodiffusé et donc … oui, pardon, donc j'écoutais un programme radiodiffusée alors que je mé déplaçais ce qui fais que je n'entendais que des bouts de phrases et.. Bon, passe à l'étape suivante parce que là t'es dans une bou...

les aventures de martine, martine et Lou REED

Martine entendit Lou Reed chanter à la radio affirmant qu'il est un cadeau pour les femmes. C'était tout à fait le genre d'âneries qui font pouffer martine. C'était tout à fait le genre d'âneries qui faisait pouffer martine. Auparavant. Car depuis l'invention du MP3 et l'interdiction des sites peer-to-peer, Martine ne trouvait plus drôle du tout ces grands adolescents déguingandés. Depuis que ces messieurs dames, et leurs agents, et leurs avocats, et leurs maisons de disques avaient revendiqué haut et fort leur droit d'auteur au nom de leur CRE-A-TI-VI-TE (bien prononcer lentement les syllabes et trés lentement afin de créer un effet sidération chez votre interlocuteur) bref que ces messieurs-dames avaient signifié haut et fort leur droit d'hauteurs pour gagner plus de fric et ne pas se mêler à la plèbe qui par contre doit courir dans les supermarchés acheter leur daube. "You're not a gift for women, you're just like a tampax, an item am...

Master curateur d’art, annales grand oral concours de sortie.

Mes textes sont si peu lus qu'il n'est pas superflu de les replacer dans le flux mercredi, juin 24, 2009  . Master curateur d’art, annales grand oral concours de sortie.   -         Vous devez réaliser une exposition intitulée l’art en France au XXe siècle. Le Musée Picasso, inondé, vous propose plusieurs de ses chefs d’œuvres gratuitement pour ne pas avoir à payer de garde-meuble. Acceptez-vous cette offre ? Argumentez. -         Vous devez réaliser une exposition intitulée l’art français de 1940 à 1945. L’eau gazeuse de Vichy vous propose un partenariat. Vous décidez de vous entourer d’un panel d’historiens de l’art ou de psychologues de l’art pour vous aider dans votre curation ? Argumentez. -         Vous avez carte blanche pour curater une exposition pilote sur l’art français contemporain du XVIIIe siècle.  L’entreprise Nike vous propose un partenariat avantageux pour votre salaire et la confection du catalogue à condition que l’exposition s’intitule « ils avaient déj...

Twerk, une contribution de Germaine-Odette Joyeux-Acogny à la wiki-histoire de la danse,

nous sommes allées voir sur le web des vidéos de twerk et nous avons constaté que cette « danse » consistait en la reprise d'un mouvement de danse africaine repris à l'infini et exploré dans ses moindres recoins, un peu comme si était créé une danse reprenant le pas de bourrée et l'explorant à l'infini. Bien sûr, ce « bourrix » semblerait sûrement moins sexy d'emblée que le twerk, quoique ; par ailleurs, il faudrait noter que si l'écoute d'un motif sonore répété à l'infini avec ou sans modulation peut ouvrir les oreilles de celui ou celle qui l'écoute, si la vision des motifs répétés dans la oeuvre chorégraphique célèbre de Lucinda Childs dont le titre m'échappe provisoirement provoquent une fascination, ce devrait être surtout la pratique du twerk qui devrait entraîner des modifications de perceptions ou alorsdu point de vue de celui ou celle qui regarde de nouvelles perspectives hors arts chorégraphiques,

Commissaires d’art contemporain : étude de plans de carrière [et d’une idéologie], analyse critique d’extraits issus de l’article écrit par M. Laurent Jeanpierre paru dans art press 364.

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« L’hypothèse d’une puissance des commissaires se concentre seulement sur une poignée de figures internationalisée et médiatisées. » Monsieur Jeanpierre pourrait-il préciser la signification dans son esprit du terme « puissance » ? est-ce une puissance sexuelle qui peut être augmentée grâce au VIAGRA ? s’agit-il d’une puissance électrique mesurable en volts ? une puissance physique permettant aux commissaires d’exposition dotés d’une telle  puissance de soulever un BOTERO d’une seule main ? Parle-t-il plutôt d’ une capacité d’influence ? Réduire une capacité d’influence à une «  puissance » nous semble traduire une pensée politique quelque primaire ou mal dégrossie d’un fascisme ordinaire ce qui serait assez dommageable pour un propos sociologique et surtout pour ceux qui prendraient leur travaux pour monnaie courante. Et par ailleurs, cela fait-il mal de se faire « internationaliser » ?...

Nous avons lu l’interview croisé de W.J.T Mitchelle et jacques rancière publié dans le numéro d’art press de décembre 2008, numéro 362 et alors nous avons écrit ceci :

Nous avons lu l’interview croisé de W.J.T Mitchelle et jacques rancière publié dans le numéro d’art press de décembre 2008, numéro 362 et alors nous avons écrit ceci :  il serait possible de dire que textes et images travaillent au(x) même(s) sources. A partir de là, il deviendrait plus compréhensible qu’une quelconque prééminence du texte sur les images ou des images sur les textes sont absurdes. De même, images comme textes sont tels des signes, des traces, des passages de témoins au sens du relais quatre fois cent mètre, c’est lorsqu’images et textes sont réifiés qu’alors il est possible de dire haut et fort : «  voilà bien le symptôme d’une maladie de la culture ! ».