jeudi 20 juillet 2017

c'est l'été

Dans les années 70, depuis le balcon du chalet où nous habitions, nous pouvions voir des montagnes et des glaciers dont l'une était la dent du Midi. Du moins, depuis le village où nous habitions, soit Villars-sur-Ollon, station de ski créée par des anglais, il était possible de voir cette fameuse dent du Midi. C'est pourquoi, dans mon esprit, il ne faisait pas de doute que, d'une certaine façon, nous habitions dans la machoire d'un géant qui avait quelque chose à voir avec ce démon de midi qui frappait des hommes vers cinquante ans qui partait dès lors avec des filles de vingt ans et dont parlaient nos parents. Et je crois me souvenir interroger ma mère sur le lien entre les douze coups de midi et le démon de midi alors qu'elle passait peut-être l'aspirateur. C'est là qu'elle a du me parler du « midi de la vie » dont parle aussi l'enigme posée par la Sphinx à Oedipe devant Thèbes empestée. L'année prochaine, si tout va bien, j'aurais cinquante ans.

« Pour sauver la planète, il faut cesser de gaspiller  et c'est difficile à faire comprendre aux imbéciles» : Lu dans le Canard Enchaîné du 19 juillet 2017 : « [..] Ségolène ROYAL, nommée par MACRON, ambassadrice de France pour les pôles arctique et antarctique, n'avait plus droit à rien. Grâce à l'intervention de François HOLLANDE, l'ancienne ministre de l'Ecologie vient de décrocher un véhicule de fonction équipé police, avec deux gorilles chargés de la convoyer et de la protéger. Habituellement, ces privilèges sont accordés aux seuls anciens présidents de la République, premiers ministres, ministres de l'Intérieur et personnalités menacées. » Non, mais OH ! comme dirait LE FOLL, c'est quoi ces caprices de grosses pouffes ? Pour sauver les ours polaires, faut arrêter de gaspiller, et donc faut commencer par le faire soi-même ! Et c'est combien de RSA annuel et de salaire moyen annuel de profs que nous coûte le fait que madame HOLLANDE ROYAL veuille pouvoir continuer à se croire un être supérieur ? Nous pensons que puisque HOLLANDE veut que la mère de ses enfants bénéficie d'une protection, HOLLANDe règle la facture de cela sur ce que déjà, la République bonne mère, c'est à dire tout un chacun et chacune, paye au nom de tous les loyaux services qu'il aurait rendu au pays en ayant déjà été payé, logé et nourri pour le faire. Ce n'est pas féministe de respecter le fascisme des unes et leurs conceptions sociales. Ce n'est pas faire avancer la société que de dire qu'une femme qui serait « bien » aurait bessoin d'une protection policière pour se déplacer ! Les ours polaire n'ont que faire de tels et telles imbéciles !

Forum « art de primitifs, de naïfs, de brutes, de dingues ou de covfefes ? »



  • J'ai lu un article paru dans un catalogue d'objets du musée du quai Branly, article écrit par monsieur Yves LE FUR, conservateur au dit musée et qui ne doit pas être confondu avec monsieur Jean-Yves LE FUR qui dirige la publication du magazine LUI.
  • Le musée du quai Branly, c'est le musée que voulait Jacques CHIRAC ?
  • Euh, je crois que c'était le musée que voulait un mec qui s'appellait peut-être Hubert MARTIN qui a été présenté à Jacques CHIRAC par Jean-Pierre ELKABACH sur une plage dans des îles machin, Et Jacques CHIRAC qui aimait la poésie japonaise et peut-être les objets d'art africain y a été sensible.
  • Je croyais que le musée du quai Branly était le nouveau nom du musée de l'homme où avait travaillé Michel LEIRIS, genre « le musée de l'homme c'était le musée liée à la pensée coloniale et abracadrabra (dantesque), le musée du quai Branly c'est le musée liée la république curieuse des autres » mais bon, c'est en gros les mêmes collections avec d'autres notices....
  • De cela, je ne sais rien. Ce que je sais, c'est qu'en lisant le dit texte de monsieur LE FUR puis aussi quelques autres au sujet d'objet précis, j'ai éprouvé une sorte de malaise, une sorte de malentendu, un problème conceptuel comme diraient les élèves en philosophie. Moi, je dirais qu'il s'agit d' un problème de point de vue.
  • Tu veux dire que les auteurs écrivent leurs textes en regardant le monde qui s'offre à eux depuis la mauvaise montagne, c'est cela ?
  • Peut-être, ou alors qu'ils sont au bord de la mer et croient être dedans, quelque chose d'apparenté à cela..
  • Bon, bref et alors, qu'est-ce que cela donne dans le cas d'un musée d'objets d'arts dit premiers dans une ville urbaine remplie de bobo ethnos ?
  • Précisément, ce qui me dérange, serait la catégorie mentale dans laquelle sont rangés ces objets. Picasso lorsqu'il assiste à une exposition d'objets d'art dit nègre est fasciné par la puissance qu'exercent ces objets sur qui les regarde. Puissance d'évocation, puissance d'imprégnation mentale, présence(s). Pour ce que j'en sais, à aucun moment, il ne considère ces objets comme provenant d'un autre qui serait différent de lui, bien au contraire, il reconnaît dans ces formes et ces figures des motifs qui lui sont profondément familiers.
  • C'est un peu ce que diront DUBUFFET et THEVOZ, non ? Cette façon de regarder ces objets, issus de l'art dit des fous ou l'art dit des naïfs ou l'art des humains vivant encore comme les premiers humains en affirmant qu'ils sont objets d'art et non dégénérés par le marché de l'art et sa conception bourgeoise : ce sont des objets d'art intégrés à la vie alors que la bourgeoise et son mari ont tendance à rétrécir l'art à de la décoration d'intérieur, intérieur de leur maison et intérieur de leur âme où l'on se pâme...
  • Ce qui me dérangeait dans l'article que j'ai lu, mais je l'ai lu de travers et rapidement bien qu'assise dans une bibliothèque, ce qui me dérangeait était une sorte de long développement sur l'art de « l'autre », et cela me paraît complétement bidon comme ossature de raisonnement. Si ces objets nous touchent, nous émeuvent c'est parce qu'ils nous parlent de nous-mêmes.
  • L'expression « rester étranger à quelque chose » le dit assez clairement.
  • Ouais, mais là, ce sont des discours qui parle de l'autre pas de l'étranger, l'autre de l'un pas le barbare des Huns, blabla, je suis assez d'accord que c'est complémtement bidon, je crois que c'est un résultat de la condamnation de la prétention à l'universel que pouvaient avoir les occidentaux dans leurs discours.
  • Il ne faut pas confondre leur prétention à savoir mieux que les autres ce qu'est l'universel et la possibilité universelle des êtres humains. C'était leur volonté de domination au nom de l'universel des êtres humains qui était pourrie mais par les échanges entre les êtres humains nous pouvons avoir accès à des formes profondes des êtres humains.
  • L'universalité n'exclut pas le pluriel, c'est cela ?
  • Je le crois.
  • Trés bien. Je suis d'accord. Je suis toujours géné par les discours qui sont aujourd'hui mainstream sur « la découverte de l'autre » ou « la relation à l'autre ». Mon expérience est que ces discours sont toujours tenus par des personnes qui en fait cherchent à séduire, à se positionner comme l'autre à découvrir et en fait cherche à dominer la personne à qui elles déversent « leurs éléments de langage ».
  • Je suis plutôt d'accord, ces discours m'ont toujours dérangé parce qu'ils situent la discussion dans un plan méta de la discussion alors que bon, si nous discutons, nous sommes déjà dans un rapport entre deux personnes, il y a du même et il y a de l'autre ; si nous parlons dans un plan d'égalité, nous échangerons de fait, il n'y a pas à en faire un commentaire redondant, si j'en fait un discours alors c'est parce que je n'ai rien à échanger, que je suis vide et que par conséquent j'ai besoin de manger l'autre, donc je produis un discours méta, pour l'aspirer, le séduire et le dominer.
  • Est-ce que ce n'est pas plutôt pour incarner son désir et se l'approprier ?
  • J'ai envie de dégueuler.
  • Bon, revenons à notre problématique des objets d'art dit premiers.
  • Dans un autre article du catalogue, un conservateur ou chercheur exprimait son souhait que son analyse et ses recherches concernant un objet rituel d'une peut-être tribu d'australie ou de néo-zélande, exprimait son souhait que des descendants de ces tribus lisent ses articles et renouent avec le désir de rendre vivantes ces traditions. Mais le type pourrait très bien se dire, que de la même façon, il pourrait lui aussi s'intéresser aux traditions occidentales.
  • Tu veux dire quoi, toutes les traditions paysannes, tous ces trucs folkloriques...
  • Ben, oui. Tous ces objets d'art dits premiers sont peu ou prou liés à l'agriculture et aux « miracles » agricoles de la récolte. Or bon, l'agriculture c'est une vieille pratique prsente sur tous les continents.
  • Je crois que le problème est que les nazis s'étaient intéressés à tous ces trucs là comme émanation du peuple et donc que cela a en refroidi plus d'un.
  • Oui, mais les nazis s'y sont intéressés pour de mauvaises raisons parce que les nazis sont d'abord des manipulateurs et des destructeurs de ces formes-là puisqu'ils sont pour l'industrialisation. L'industrialisation du travail, l'industrialisation de la production, l'industrialisation de la mort.
  • Et le formatage et le contrôle des esprits par le martelement de la propagande ...
  • Or les formes et les figures des arts dit premiers ou naïfs ou des fous etc.. sont au contraire des semences pour maintenir et assurer la multiplicité et les variétés. Pour maintenir le terreau vivant.
  • Les variétés ... tu veux dire « les chanteurs de variétés », c'est cela ?
  • Tu es fatigué(e )?
  • Oui.
  • Nous reprendrons cette conversation un autre jour alors ?
  • Oui, voilà.
  • À bientôt.
  • À bientôt.

lundi 17 juillet 2017

Note technique à Pierre-Olivier SUR suite à la publication dans le JDD du 16 juillet 2017 de son article « AnaCrim a tué le juge LAMBERT » : Dans la série télévisée ALIAS, les agents secrets et les barbouzes passent une partie de leur temps à leurrer les instruments de surveillance electronique et de recueils de données ; par exemple en inscrutant leur présence dans des images de surveillance electronique ici ou là, en piratant et s'appropriant des traces electroniques et de géolocalisation de téléphonie mobile, etc.. Bref, les prochains défis pour les voleurs, les escrocs et les assassins sont de leurrer les intelligences artificielles qui ont comme toutes formes d'intelligence une logique et une méthode à leurs constructions, croire que l'intelligence artificielle est infaillible c'est déjà tomber dans un gros panneau sur lequel comptent bien les escrocs, les voleurs et les assassins. Le véritable défi pour les sociétés humaines est non pas de se fier aveuglément à des instruments d'intelligence artificielle qui même si elle dépasse en puissance et en vitesse l'intelligence humaine reste issue et conçue par elle ; il faudrait d'ailleurs parler d'intelligences humaines et d'intelligences artificielles pour être précis. Le véritable défi pour les sociétés humaines est de convaincre les assassins, les voleurs et les escrocs de mettre leurs formes d'intelligence au service des communautés humaines afin d'éviter la destruction de notre planète. Car nous n'avons plus vraiment le choix.

Note technique : Il ne pas confondre péripatéticien(ne) et prostitué(e) car il ne faut pas oublier que la lettre volée est déjà présente à nos yeux, voilée.



Nous voudrions rappeler ici que les péripatéticiens et ciennes pratiquent la réflexion philosophique en marchant. Il ne faut pas les confondre avec les prostitué(e)s qui arpentent inlassablement quelques mètres en tournant sur elles-mêmes en attendant le client. Les péripatéticiens et ciennes n'ont ni clients, ni clientèles. De la même façon, DIOGÈNE qui n'a ni honte de son sexe, ni peur du sexuel peut être un peu vite qualifié par ceux-ci ou celles-là de sot et/ou d'obsédé sexuel. Mais la sottise serait plutôt du côté de ceux et celles pour qui le sexe et le sexuel ne sont pas pas là en même temps que tout le reste mais devraient relever d'une hypothétique dimension honteuse ou sacrée, à tout moins secrète réservée aux initiés telle une vérité ultime et totalitaire … Blabla. Poil au (troisième) bras.

Contribution personnelle pour nourrir le débat d'idées sur la baisse des dépenses publiques : Réfléchir à des concepts comme « être vieux sans médicaments », « être fou sans médicaments », « être pauvre sans faux semblants » afin de faire baisser les coûts des placebos, des drogues sur ordonnances et autres dispositifs de réassurance psychologique et autres formatages pour esclaves économiques, etc...

Note technique « humain, trop humain » : Ainsi que l'avait signalé Yves BONNEFOY, nous vivons dans des mondes où depuis des siècles les dieux et les déesses ont été déchus ; il conviendrait donc de ne pas trop abuser des métaphores ou autres figures de rhétorique assimilant celui-ci ou celle-là à un dieu sans trop lui porter la guigne. Bien sûr vouloir, réhabiliter les dieux (de la nature) peut être un projet ambitieux et d'envergure pour le XXIe siècle afin d'enfin sortir de l'obscurantisme du scientisme.

La grande vacance intellectuelle du parti socialiste français lue dans le JDD papier daté du 16 juillet 2017 : « […] pour la première réunion de sa direction collégiale, le PS doit décider de lancer pour l'été une grande consultation en ligne ouverte aux militants et sympathisants. Parmi les questions : la définition de la gauche au XXI e siècle ou le bilan du quinquennat et de la campagne de Benoît HAMON. » Cela ressemble à une campagne d'études d'image et d'impact de produit dans les opinions ou me trompe-je ? Et pourquoi pas organiser sur les plages une grande tournée d'un jeu « qu'est-ce que la gauche ? » qui reprendrait la structure (et le concept) du jeu du schmilblick ? Les publics pourraient poser des questions telles « est-ce que la gauche croit en l'égalité des citoyens ? » « est-ce que la gauche est le parti socialiste français? » « est-ce que la gauche est politique  ou géométrique ? » « est-ce que la gauche croit en la hiérarchie sociale ? » « est-ce que la gauche croit qu'il existe des êtres supérieurs ? » « est-ce que la gauche croit en l'existence de bonnes personnes ? » « est-ce que la gauche croit qu'un être humain vaut ce qu'il gagne en argent au cours du temps ? » « est-ce que la gauche croit en le pouvoir d'achat ? »« est-ce que la gauche est un projet d'organisation sociale et politique pour les communautés humaines ? » « est-ce que la gauche croit préférable un bon sophisme qu'une cruelle vérité ? » « est-ce que la gauche croit qu'une vérité est dite cruelle parce qu'elle n'est pas regardée de la bonne façon ? » « est-ce que la gauche croit qu'il faut partager les connaissances ou que juste quelques-uns peuvent en recevoir les fruits ? » « La gauche croit-elle que les connaissances et les oeuvres ont des propriétaires ou sont libres ? » « est-ce que la gauche croit que les auteurs ont des propriétaires ou sont libres ? » etc...

Il nous semble qu'un bouquin « qu'est-ce que la gauche ? » a eu été paru poil au turtulututu aux
éditions FAYARD pendant la saison 2016/17 : nous l'avions, après la lecture d' un compte-rendu dans la presse qui nous avait fait hurlé de rire (s'agit-il d'un manuel de survie pour ceux et celles qui ont un mode de vie de personnes de droite politique mais veulent continuer à se dire de gauche politique pour avoir bonne conscience?), nous l'avions vaguement cherché dans les supermarchés culturels et rayons culture des hypermarchés environnants pour le lire debout mais sans succès : le bouquin ne devait sans doute pas être ciblé tel un produit « grand public de régions reculées composées essentiellement de bouseux et de charmeurs de touristes »

samedi 15 juillet 2017

Les questions qui se posent : jean-luc MELENCHON est-il le boris JOHNSON français ?


  • C'est-à-dire ? Tu veux dire quoi ? Un cabot qui jappe dans les médias, c'est cela ? et qui en fait dit n'importe quoi ? Je te l'ai déjà dit nous sommes à l'époque du numérique plus de l'analogique. Sois précise dans tes analyses.
  • Moi, je dirais nous sommes à l'époque du numérique et en même temps de l'analogique. Regarde cette histoire de portables sans batterie (Cf. http://www.capital.fr/lifestyle/le-premier-portable-sans-batterie-est-ne-1236485), si j'ai bien compris, ils fonctionneront avec une technologie analogique. L'analogique fait aussi partie du futur.
  • Et toi, tu dis quoi ?
  • Je réfléchis au concept de « post-guignol ».
  • Ah, d'accord !

mercredi 12 juillet 2017

le nouveau dailymotion est-il une usine à gaz ou ai-je un cookie sur mon ordi qui m'empêche d'y poster mes vidéos ?

https://www.youtube.com/watch?v=MovSzUqr5eA

OUI, Emmanuel MACRON a raison de dire qu'il n'est pas sérieux de vouloir lutter contre le terrorisme international sans lutter contre le réchauffement climatique, il a raison concrétement c'est en se précoccupant des conditions de vie des uns et des autres que ces uns et ces autres ne seront pas acculés à n'avoir comme choix que la résignation ou la destruction d'eux-mêmes et il a raison dans l'imaginaire, lutter contre le réchauffement climatique c'est proposer à la jeunesse mondiale un combat noble dans lequel s'investir, combat bien plus séduisant que de se battre pour instaurer un modèle social que même les personnes du moyen âge qualifieraient d'arriérés.

et fermer dix sept réacteurs nucléaires, c'est une bonne idée pour favoriser la recherche et le développement des énergies renouvellables.

Forum « gauche socialiste, progressiste ou dans ta gueule ? »



  • Le Benoït HAMON et sa bande de toquards ont encore du boulot à faire. J'ai lu un article dans le journal LE MONDE qui racontait la préparation du lancement de son mouvement et genre «  on est pauvre, 40 000 euros pour organiser notre journée de présentation, la marque PS est dégueulasse, etc.. » (article « le quitte ou double de Benoït HAMON, le monde, Dimanche 2 et lundi 3 juillet 2017)
  • Je l'ai lu cet article, ce qui m' a fait hurlé de rire, c'est que l'article décrivait « les différentes animations » de la journée alors à venir de lancement du mouvement machin, alors des trucs genre copiés sur la fête de l'huma, débat machin, atelier truc participatif blabla et tout d'un coup t'avais écrite la précision absurde « Cécile DUFLOT parlera dix minutes des inégalités ». dix minutes top chrono, pas plus,hein, faut pas trop plomber l'ambiance tout de même !,
  • Je n'ai jamais compris pourquoi les médias accordaient du crédit à cette imbécile.
  • Dans les années 90, une nana m'avait emmené voir une pièce de MARTHALER à la MAC de Créteil . Je la remercie encore, tellement cette pièce était géniale, elle mettait en scène une sorte d'école pour former des hommes politiques, tu voyais les mecs s'entrainaient à se serrer la main tout en tournant la tête en souriant pour être face caméra, les types s'entrainaient à faire des discours et des gestes marquant, etc.. Bon, c'était du théâtre de geste, le décor évoquait une sorte d'intérieur de bâtiments officiels d'un pays d'Europe de l'Est, tout était génial et à se tordre, puis des années plus tard, dans les années 2000, j'avais entendu une meuf faire une revue de presse en expliquant avoir lu un article dans la revue publicitaire du journal LE MONDE sur une école de formation pour hommes et femmes politiques, école qu'aurait fait la DUFLOT, et je l'imaginais très bien s'entrainer dans des cabines avec un miroir à prendre des poses intelligentes et convaincantes, etc...
  • D'où le détail absurde «  dix minutes » pour l'intervention sur les inégalités dans la présentation d' un mouvement censé renouveler la gauche politique... Non, mais vraiment quelle bande de guignols !
  • Ces mecs là et ces meufs là n'arrivent pas à comprendre qu'ils et elles croient au marketing et non pas à la politique ! Comment peux-tu t'affirmer de gauche politique, qui plus est « à gauche de la gauche » et dire un truc aussi débile que « la marque PS est dégueulasse » ? Et alors quoi, les électeurs ne vont pas acheter le produit, c'est cela ?
  • MELENCHON aussi fait du marketing...
  • MELENCHON est un populiste autoritaire.
  • Je ne serais pas aussi catégorique.
  • Tu verras !
  • Dans tous les cas, VALLS avait raison, si t'as une bande guignols qui parle de marque « parti socialiste » alors c'est bien que le socialisme n'est plus du tout un horizon pour eux. Si même les soit disant cadres d'un parti politique de gauche considèrent les militants et les électeurs comme de la clientèle, alors laisse tomber l'idée d'un monde socialiste.
  • Je dirais même plus, « passe à droite ! ».
  • Je l'ai toujours dit, VALLS était le plus honnête intellectuellement dans cette bande de guignolos !
  • Moi, c'est le «  40 000 euros » pour l'organisation d'une après-midi d'animations à la con qui me donne la gerbe. Tu sens les connards et les connasses qui ont l'habitude de se faire servir et de signer des chèques.
  • 40 000 euros cela fait environ six années et demi de RSA, cinq mois et demi de salaire de députés et un mois et demi du salaire présumé de Patrick COHEN.
  • Mais au PS, ils ne sont guère mieux je trouve. Tous ces discours sur « la famille PS », « les trahisons à la famille PS »... blabla... Ah ! mais excusez-moi, je ne savais pas que le slogan « travail, famille, patrie » était de gauche ! Quand t'écoutes les mecs et les meufs du PS, tu comprends que pour eux, la politique, ce n'est pas du tout la tentative du gouvernement des hommes et des femmes par la mise en œuvre d'idées, non pas du tout, le PS c'est juste un clan qui doit conquérir le pouvoir et surtout ne discutons pas de nos désaccords, cela pourrait nous desservir dans cet unique objectif qui permettra la promotion sociale des ceux et celles loyaux à notre clan. M'enfin, franchement ! Même au moyen-âge, je pense que les uns et les autres avaient une pensée politique plus évoluée !
  • Et si on oubliait toute cette merdre !
  • Oh oui !

mardi 11 juillet 2017

les questions qui se posent : les personnes travaillant à Pôle Emploi ont-elles perdu la raison ou essayent-elles de rendre les chômeurs fous afin de faire baisser les statistiques du chômage ?

Les mythologiques et l'insémination artificielle.


Notre père nous avait raconté que son frère lui avait raconté avoir surpris plusieurs fois sa belle-mère en pleine contemplation par la fenêtre du taureau saillant des vaches. Comme je ne restais à ne pas comprendre, mon père avait du m'expliquer laborieusement que sans doute cela devait lui faire envie, la belle-mère du frère de mon père étant décrite par certains de mes cousins ( car si le frère de mon père avait épousé la fille, deux de leurs sœurs épousèrent deux de ses frères) la balle-mère du frère de mon père et de deux de leurs sœurs étaient décrites par certains de mes cousins et cousines comme une araignée, du genre qui tente de manger son partenaire cinq plus petit qu'elle après le coït. Et là, par la fenêtre de voir la force du taureau couvrant la vache silencieuse ou qui beugle devait lui révéler une réalité qu'elle ignorait et qu'elle aspirait à connaitre. Bien sûr, de tels propos relève d'un terrible mauvais esprit, soit PAN, mais de nos jours et pour ce que nous en avons compris, la belle-mère du frère de notre père et de deux de leurs sœurs n'aurait même pas loisir de contempler un tel spectacle proposé gratuitement par la nature puisque les vaches se font inséminées artificiellement soit un homme avec son bras ganté s'introduit et y dépose de la paillette de sperme décongelée. Pas de quoi bouleverser l'imaginaire sexuel d'un cul-bénit (d'une Christine BOUTIN). Cela n'est-il pas dommage ? Dommageable ? Je ne voudrais pas parler à la place des vaches en réclamant pour elles le droit à disposer de leur corps et l'accès à la jouissance dans le coït, mais dans les faits, presque. Et je voudrais surtout qu'on resitue l'insémination artificielle des mammifères, dont parmi les êtres humains, comme un projet issu de l'industrie de l'agro-alimentaire.


[en tant qu'adepte du fist fucking, je ne suis pas d'accord avec ton analyse] 

Je préfère Pétrarque qui tente l'ascension du Mont Ventoux avec son frère à Tartuffe qui demande à cacher des seins qu'il cherchera ensuite à peloter. [Pour défendre Nathalie HEINICH pour ce que j'en sais et depuis là où je suis].




Je n'ai jamais compris que ces messieurs DE LAGASNERIE et LOUIS soient qualifiés ici ou là dans des médias d'intellectuels. [Cf un épisode précédent été 2016 https://manuelleyerly.blogspot.fr/2016/08/quelquun-peut-il-mexpliquer-dans-la.html]
Je ne comprends d'ailleurs pas non plus pourquoi ZEMMOUR est qualifié d'intellectuel. Et pour moi, et de là où j'en suis et je suis, DE LAGASNERIE, LOUIS ou ZEMMOUR relève de la même catégorie d'escrocs. Pour eux, être un intellectuel relève d'une stratégie de domination sociale, afin d'être distingués des autres et surtout de ceux qui seront alors qualifiés de non-intellectuels voire, oh quelle horreur !, de « manuels » qu'ils méprisent ou considèrent avec commisération tels leurs inférieurs. Ils sont précisément ceux que BOURDIEU et ses outils intellectuels soigneusement forgés permet de dézinguer en les démystifiant pour ce qu'ils sont : de sots arrogants boursouflés par leurs ambitions et n'ayant pour seul désir que d'être intégrés à et reconnus par la bonne bourgeoisie. Ils sont des mondains. Ils sont des crétins. Je dirais même plus : ils sont des TARTUFFES.
Je me souviens du bruit médiatique autour du premier ouvrage du sieur Edouard LOUIS. Enfin, un ouvrage illustrant les thèses du think tank Terrra Nova et démontrant par le vécu d'un tiers la véracité de leurs thèses subtiles : les pauvres sont des ignorant crasseux, homophobes et racistes et c'est pour cela qu'ils votent Front National ! Caricature de pensée qui a fait office, soit dit au passage, de « pensée politique de la gauche officielle soit le Parti Socialiste » pendant plus de dix années, caricature de pensée succédant au néant intellectuel des années 90 où les borgnes essayaient de se faire passer pour des voyants afin d'enfin briller de toute leur médiocrité, caricature de pensée permettant de condamner par exemple Georges FRÊCHE [Cf un épisode précédent 14 septembre 2009 https://manuelleyerly.blogspot.fr/2009/09/analyse-des-phrases-en-question.html ]qui, avec tous ses défauts, est pourtant un des rares mecs du PS a avoir déployé concrètement une pensée politique urbaine et culturelle en faveur des classes populaires. Bien sûr, il est possible de trouver l'architecture de BOFIL pompière et ridicule mais ne nous égarons pas dans les chemins de traverse. Si je dis que de LAGASNERIE et LOUIS sont des Tartuffes c'est parce que précisément, tel Tartuffe, curé ne croyant pas en Dieu mais en son seul confort et criant au vice dès qu'un être vivant pourrait y nuire, ils critiquent des propos de Nathalie HEINICH qui les dérangent dans leur construction pompière faisant d'eux des intellectuels. Ce que Nathalie HEINICH pointe c'est un discours identitaire relatif à la pratique sexuelle. C'est un chemin de crête. Toute minorité qui a été oppressée doit traverser une zone de turbulence pour ne pas se laisser enfermée ad vitaem eternaem dans une identité qui lui aurait été assignée par des intolérants. La gauche politique israélienne pourrait vous en parler mieux que moi. C'est effectivement une situation perverse. Et toute société qui a eu connu des organisations désignant de minorités à oppresser doit dépasser cette histoire et cette désignation. Par exemple, aux Etats-Unis, la société nord-américaine n'a pas pour l'instant réussi à dépasser l'ancienne arbitraire séparation sociale entre les êtres humains ayant la peau de couleur chair et celle ayant la peau de couleur marron. L'affrontement entre les Noirs et les Blancs aux Etats-Unis d'Amérique du nord toujours réactualisé permet de masquer le conflit social contemporain actuel réel qui est celui entre les pauvres et les riches. Aux Etats-Unis, les discours identitaires sur les noirs ou sur les blancs, sur les hommes ou sur les femmes, sur les queers ou sur les straights permettaient de recouvrir les inégalités du fonctionnement et de l'organisation économique de la société. Je conçois qu'il soit compliqué de comprendre que les minorités puissent elles-mêmes avoir un discours identitaire qui enferment les individus qui en font partie et ne leur permet pas de trouver des solutions mais, par exemple, un type qui dit « je suis gay et je n'aime pas le Q et la décoration intérieure » en est conscient. Dans la société française, notre tradition républicaine, aussi critiquable qu'elle soit, cherche malgré tout à transcender cela. Nous nous souvenons que lors du régime de Vichy, nombre de français se sont soudain découvert dit « juifs » par un régime fasciste alors que la République les avait intégré et qu'ils ne pratiquaient plus cette religion. Le credo de la République est « liberté, égalité, fraternité » et c'est à chacun et chacune de tenter de le comprendre et de le mettre en œuvre. Ce que pointe Nathalie HEINICH, c'est, ainsi, que la GPA ou la PMA ne doivent pas être débattue au sein de la République comme permettant aux homosexuels d'avoir accès à la maternité, mais doivent être débattue comme permettant à chacun et chacune d'avoir accès à la maternité, bref comme un droit individuel. De la même façon, les aménagements de l'espace public ne sont pas pratiqués pour que les handicapés physiques puissent avoir accès à l'espace public mais parce que les chacuns et les chacunes doivent avoir accès à l'espace public. Affirmer sans le moindre doute que chacun et chacune ont droit à la maternité est une question terrifiante. De surcroît dans un contexte démographique planétaire problématique, il est légitime de se demander si les sociétés humaines ne se leurrent pas elles-mêmes en proclamant de telles choses. Je n'ai pas de réponse précise sur le sujet mais je trouve que quelqu'un qui pointe le problème de transformer un désir en un droit doit être respecté et écouté. Il doit être possible de discuter avec une telle personne. Vouloir l'assassiner par des pétitions signés par des zombies conditionnés tels des chiens de PAvlov devant leurs écrans relève de la même geste que balancer des pesticides sur un champ de maïs : c'est plus simple, cela tue tous les germes et les bestioles et ainsi la bouffe que nous mangerons sera intoxiquée. Je me souviens d'une artiste peut-être suédoise du moins scandinave à moins que néerlandaise qui avait fait une série de photos d'elle dans une clinique d'insémination qu'elle avait intitulé ironiquement « L'annonciation ». Je me souviens l'avoir entendue parler et elle racontait très bien qu'elle croyait qu'il suffisait de vouloir l'enfant, d'aller à la clinique se faire inséminée puis d'en ressortir avec l'enfant en germe, et qu'elle avait été très frustrée de comprendre que cela ne marchait pas comme cela et que cela pouvait ne pas marcher ainsi. Bref, elle avait compris que l'idéologie du marché n'est pas la vie. Je me souviens avoir été choquée à l'époque par ses propos en me demandant comment une telle « nénette décérébrée » pouvait être considérée telle une artiste, mais en fait cette personne reflétait parfaitement notre époque  et son idéologie triomphante : on désire une robe, on s'achète une robe, on désire voir un film, on s'achète le film, on désire un bébé, on s'achète une insémination ou un bébé. Dire « nous devons réfléchir à cela en tant qu'individu et être humain » n'est pas plus homophobe qu'agoraphobe. Et pour autant que je le sache, les femmes seules, les lesbiennes ou les gays qui voulaient des enfants avant l'existence des inséminations artificielles savaient bien s'accorder pour en faire sans passer par le froid médical mais par les chaudes amitiés. Que les administrations facilitent la vie de ceux et celles qui donnent la vie soit une chose, qu'on oblige les médecins à fournir de la vie en est une autre et il serait vraiment stupide de dire qu'un tel discours soit homophobe ou claustrophobe ou amphibie ou haltérophile.
Par ailleurs, dire «  ce livre doit être brûlé parce que cette personne qui l'a écrit a dit par ailleurs quelque chose qui nous déplaît » relève purement et simplement d'une geste d'intolérants pour ne pas dire d'un rituel fasciste. De LAGASNERIE et LOUIS sont des tartuffes, je vous dis !


Bien, sûr, de là où je suis, je peux me tromper. [la sociologie est un sport de combat]