vendredi 28 avril 2017

Recherche de slogan pour le vote de dimanche 7 mai 2017 :



Tu aimes le projet de société des singes bonobos ? vote Emmanuel MACRON, le chemin sera long, mais il y aura encore un chemin !

Tu aimes te faire fouetter et insulter ? Va dans un bar sado-maso puis ensuite discute avec le patron qui t'expliquera pourquoi, pour son type de business, il est plus intéressant de voter MACRON : « mieux vaut un mec qui veut que l'eau du bocal soit propre qu'une hystéro qui veut dresser les poissons du bocal ! » te dira t'il.

Face à l'urgence écologique et aux désordres climatiques, les frontières ne sont pas un concept pertinent et efficient ou « La LE PEN c'est le genre de meuf qui a cru que le nuage de TCHERNOBYL s'était arrêté à la frontière française tellement elle est bête et bornée. »



Dans le film « la grande illusion » de Jean RENOIR, existe une scène où après s'être enfuis d'une geôle allemande, deux soldats français (nous sommes en pleine guerre de 14-18) sont poursuivis par des soldats allemands qui leur tirent dessus. Dans notre mémoire de la scène, à un moment, un des soldats allemands fait arrêter les tirs parce que les deux soldats français dont Jean GABIN ont passé la frontière et sont en SUISSE. Soit l'un des soldats français soit l'un des soldats allemands demande soit à l'autre soldat français soit Jean GABIN, soit à celui qui a fait arrêter les tirs le pourquoi de cela et l'autre de répondre que c'est parce qu'ils ont passé la frontière, l'autre soldat s'étonne de ce qu'il n'y a aucune différence notable dans le paysage ce à quoi l'autre répond « la nature s'en fout ». Voilà, la nature s'en fout des frontières et étant donné l'urgence écologique, les communautés humaines se doivent d'avancer vers une plus forte collaboration entre elles par le biais d'organisations de discussion et d'élaborations telle l'union européenne purgée de la corruption et ce pour éviter la catastrophe.

Un message de Josette, espionne rousse du réel (Note technique) : « Ceux et celles qui disaient déjà avant le résultat du premier tour de la présidentielle française de 2017 que « marine LE PEN avait de toute façon déjà gagné dans les têtes » se trompent, en fait ce serait précisément l'inverse, depuis le 24 avril 2017, les LE PEN et leurs sbires ont commencé à perdre parce qu'il y a soudain du monde « en marche » en face d'eux pour les chasser. »



« A ma connaissance déjà, dans les années 90 voire 80 du vingtième siècle, existait ce terme de « lepenisation des esprits » ou cette formule débile « le FN pose les bonnes questions tout en apportant de mauvaises réponses » ce qui est un sophisme, bien évidemment. Expression ou formule qui témoignaient à leur manière de la lente conquête des idées du FN dans les opinions françaises, de la lente décomposition des opinions des uns et des autres sous l'acide des discours débilitants et infantilisants du FN. Mais en 2002, alors que LE PEN accède au second tour de l'élection présidentielle, Jacques CHIRAC qui est son adversaire dans la course de chevaux, décide de ne pas débattre avec lui dans une émission de télé. Or, a posteriori, il est possible de comprendre que cela était une erreur. Il faut au contraire démonter presque mot à mot les discours des personnes du FN et ne pas leur laisser le terrain des récits. D'abord pour la simple raison que les personnes du FN détestent le débat et le dialogue, dans leur vision politique, il n'y a pas de discussion, de dialogue socratique : comme disent les fachos de première classe « t'es avec moi ou t'es contre moi », leurs discours sont superficiels, ont une apparence de cohérence, mais leur usage de la parole vise d'abord l'aspect formel de captation et de prédation de l'autre interlocuteur pour les envelopper et les étouffer de haine telles des araignées face à leurs proies. Mais les personnes du FN ne sont pas des araignées, mais des êtres humains et ils sont le plus souvent complétement nuls, leur forme peut faire quelque temps illusion mais pas long feu. Cette année, depuis lundi 27 avril 2017, nous avons entendu des personnes du mouvement d' En Marche d'Emmanuel MACRON débattent avec des personnes du FN de Marine LE PEN sur la radio Europe numéro un plus connu sous le nom d'EUROPE 1 http://www.europe1.fr/emissions/le-club-de-la-presse/europe-soir-le-club-de-la-presse-wallerand-de-saint-just-et-didier-casas-27042017-3313598 (peut-être existent ils d'autres débats de la sorte sur d'autres supports médiatiques) , et tout à coup, moi, électeur lambda, je me sens moins seul à me débattre avec les arguments glus du FN, je peux voir et entendre que c'est aussi compliqué pour des mecs balèzes sur leurs sujets de se retrouver face à ces fourbes, tout à coup il y a du monde sur le terrain de bataille qui peut m'épauler et tirer aussi à vue sur les scuds qu'envoient ces hystériques haineux détestant le langage et le commerce de la parole.
Comme si cela faisait des années que nous étions dans les tranchées, dans la boue, à essayer de les battre et tout à coup arrive du renfort en masse. C'est énorme ! C'est la délepénisation des esprits ! C'est « en marche » ! enfin, nous l'espérons ! Pour de bon. »
C'était un message de Josette, espionne rousse du réel.


Note technique : le baroque est une des périodes les plus excitantes dans l'histoire de l'art.


Le Baroque arrive, si nos souvenirs sont exacts mais faudrait vérifier avec des spécialistes, le baroque arrive avec la tentative pour l'eglise catholique de contrer les progrès dans les têtes et les coeurs de l'église réformée : face aux murs nus et austères où s'élève juste le Verbe lu dans le texte, l'église catholique propose un espace saturé d'anges et angelots, la nature luxuriante et débordante retrouvée du jardin d'eden et les artistes y glissent quelques satyres et références scabreuses. Dans nos souvenirs, mais faudrait vérifier avec des spécialistes, le concept clef de la période baroque est le miroir éclaté qui révèle la diversité des points de vue. C'est vous dire si le baroque est un climat artistique qui convient bien à notre période postmoderne où nos paysages urbains ou mentaux s'apparentent si bien à des tableaux de la période baroque où se cotoient le meilleur et le pire, le bas et le haut, le sacré et le profane, le quotidien et l'extraordinaire. C'est pourquoi nous voudrions contester la désignation faite dans un journal (faudrait bien sûr retrouver la référence de l'article lu sur le web) du « n'importe quoi idéologique » que proposerait la radio Europe numéro un mieux connue sous le nom d'EUROPE 1 qui serait constamment dans le grand écart entre ses différents chroniqueurs et éditorialistes (l'article citait Natacha POLONY et Daniel COHN BENDIT). Ce que cet article nomme « n'importe quoi idéologique » par paresse intellectuelle est en fait un motif baroque, un miroir éclaté qui sied très bien à l'époque. Sauf à s'enfermer dans sa petite bulle et son confort intellectuel pour se rassurer, n'importe qui sait que l' époque prête à une grande labilité et coexistence des récits parce que d'une part, en période de transition et d'un certaine façon, et les uns et les autres n'ont pas encore réussi à parler de ce dont ils devraient parler car comme chacun et chacune sait « la vie postmoderne a perdu le mode d'emploi » et que par ailleurs, en période d'agitation et de modification de la matière sociale et d'évolution de la matière humaine, les systèmes de référence cessent d'être cohérents au sens des sciences physiques. C'est pourquoi en tant qu'auditeur et auditrice de la radio Europe numéro un mieux connue sous le nom d'EUROPE 1, nous défendons le motif baroque de cette radio mais nous voudrions moins de pub.
(Autre considération : à l'heure du numérique, n'est-il pas possible d'avoir les chiffres exacts des écoutes de chaque radio via le big data plutôt que par une estimation sondagière ?)

jeudi 27 avril 2017

Lu dans le carnard Enchainé au sujet des batailles entre DELAHOUSSE (de canapé) et PUJADAS (en pyjama) pour donner sur France 2 à vingt heures le résultat des estimations sondagières quant aux résultats de la présidentielle : « Explication : c'est la séquence archivée par l'INA, qui repasse à la télé pendant des décennnies et peut entrer dans l'histoire, comme celle d'ELKABBACH et MOUGEOTTE dévoilant MITTERRAND en 1981. »



Peut-être l'INA afin de lutter contre ces luttes de vanités pourrait modifier ses critères et soit tirer aléatoirement chaque jour quel journal de quel chaîne sera archivé, soit étant donné l'incroyable décroissance exponentielle de la taille des supports numériques envisager d'archiver deux à trois Journaux télévisés ou émissions spéciales.
Il revient peut-être  à France 2 de travailler la question et afin d'échapper à ces batailles d'ego et préserver la concentration de ses journalistes sur les bonnes questions soit Qui ? quoi ? comment ? où ? et quand ?, il devrait être possible d'envisager que France 2 décide de faire annoncer à 20H00 les résultats des estimations sondagières du résultat de la présidentielle par MISS FRANCE voire MISS UNIVERS quand elle est française ou par un mannequin de DIOR HOMME ou par une personne trisomique ou par une personne ayant un handicap ou par un robot expérimental ou par un téléspectateur/trice tiré au sort ou alors mettre aux enchères la place de celui ou celle qui annoncera ces résultats afin de faire rentrer un peu d'argent dans les caisses, etc.. Un peu d'imagination, que diable !

Forum : un individu parti en mouvement est-il forcément une personne en marche ?



  • je ne comprends pas ce psychodrame autour de MELENCHON et son incapacité ou son refus à dire ce que lui, en tant qu'individu, il fera au prochain tour des présidentielles françaises 2017.
  • Le mec MELENCHON doit décompresser, cela fait des mois qu'il remue dans tous les sens tout en ayant le nez dans le guidon et après le sprint final, il ne se retrouve même pas sur le podium. A mon avis, sans s'en rendre compte il continue à pédaler dans le vide et à remuer dans tous les sens. Il doit juste décompresser pour retrouver le réel et la réalité hors course.
  • Franchement, j'ai failli voter pour eux, je m'étais presque laissé convaincre par les chants de sirène me susurrant que ce serait bien que « la vraie gauche gagne » et que cela était possible en votant MELENCHON et puis par deux fois je suis passée devant des affiches de « la france insoumise » (franchement c'est naze comme titre de mouvement, on dirait le titre d'un ouvrage de Delphine BATHO), par deux fois je suis passée devant des affiches du mouvement de MELENCHON avec son logo qui peut ressembler à une paire de couilles pour des personnes comme moi dont la vue baisse, bref, je suis passée par deux fois devant des affiches de MELENCHON et compagnie clamant grosso modo « l'OTAN çà suffit, sortons en blabla » et là je me suis dit « mais qu'est-ce qu'on en a à foutre ? Et dans le contexte international, ce n'est vraiment pas le moment de sortir d'une coalition ! Donc, si je suis MELENCHON, la France sort de l'Europe, sort de l'OTAN et comme cela elle peut se faire manger toute crue par POUTINE. » A partir de là, je me suis dit que je ne voterais pas pour lui et tant qu'à faire de voter pour des gens de gauche politique, j'ai voté pour Nathalie ARTHAUD, là, j'ai confiance : ce sont des gens de gauche.
  • J'ai cru comprendre que le mec Alexis DE CORBIERES qui soutient MELENCHON s'était plaint auprès des médias en leur imputant la « défaite » de MELENCHON. Je trouve cela nul comme attitude ! C'est trop facile !
  • Ben, c'est un peu le problème du discours de MELENCHON : il trouve toujours des méchants à désigner pour que la foule s'agrège autour de lui mais cela ne fait pas une politique.
  • Moi, je ne veux pas les enfoncer. Je pars du principe que les mecs et les meufs du mouvement de MELENCHON sont sincères, mais chacun et chacune sait que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le psychodrame autour des consignes de vote est caractéristique d'une sorte de connerie technocratique et je pèse mon adjectif. Si j'ai bien compris, les arguments sont « notre programme est issu d'un travail collectif autour d'une plateforme réunissant pleins de personnes et par conséquent nous devons reconsulter cette plateforme pour savoir quelles attitudes adoptées pour le vote au second tour» C'est un sophisme : qu'un programme politique qui sera appliqué peu ou prou soit l'élaboration d'un travail collectif soit, mais pour le choix du vote au second tour, si je suis pour la liberté de l'individu, alors chacun vote comme il l'entend et chacun et chacune des parmis dans le mouvement peut dire et expliquer son choix. C'est technocratique de vouloir faire une usine à gaz pour établir une consigne de vote et ensuite quoi ? Tous ceux et toutes celles qui ont voté MELENCHON au premier tour voteraient automatiquement selon la consigne de vote ? C'est ridicule ! C'est une vision organique d'un groupe et surtout liberticide et non démocratique. La démocratie articule la liberté et l'égalité des individus dans le collectif par la fraternité. Point barre.
  • Ben, excuse-moi, mais les socialistes avaient le même problème de conception erronée lorsqu'ils parlaient du résultat de la primaire de la gauche en 2017. Certains voulaient qu'automatiquement les uns et les autres qui avaient participé et/ou concouru à la primaire votent pour le candidat qui avait reçu la majorité des voix des votants à la primaire. C'est ridicule. C'est une conception organique d'un groupe, c'est refuser la liberté des minorités ! Je ne vais pas vous refaire les cours de Michel FOUCAULT sur les biopouvoirs que d'ailleurs je n'ai toujours pas lu, mais bon, ce n'est pas de la démocratie. Les uns et les autres quant à leur chacun doivent garder leur liberté et voter pour qui ils veulent ! C'est important ! Et tous ceux et celles qui concourent doivent savoir qu'ils ou elles peuvent perdre !
  • Ce que MELENCHON avait complétement oublié …
  • Peut-être ... ne le juge pas !
  • Oui, je sais, qui suis-je moi, simple pêcheur, etc...
  • En tout cas, moi, c'est bon, je me suis décidé, non seulement je vais voter contre le LE PEN qui me révulse à jouer les meufs proche du peuple mais je vais voter pour MACRON : ce qui s'est passé sur le parking de WHIRPOOL à AMIENS m'a convaincu ( cf. là : http://www.europe1.fr/politique/presidentielle-le-film-de-la-bataille-damiens-3312779) et là http://www.europe1.fr/politique/apres-lepisode-whirlpool-macron-cogne-contre-le-pen-en-meeting-3312674 ) Le mec MACRON n'est pas un hologramme, n'est pas acteur de série B propulsé par des intérêts financiers, le mec MACRON a quelque chose et dans le pantalon et dans la tête, il sait ce qu'il veut faire, il a un plan, il ne veut pas le boulot de président pour parader à la télé, raconter sa vie et faire des photos dans les journaux. Et vu la merdre dans laquelle les trois quarts du pays de France et de navarre sont, je me dis qu'il faut tenter le truc.
  • Comment tu parles ! Je dirais en essayant d'élever le débat au dessus de la ceinture que le type MACRON n'est pas un démagogue, n'est pas un séducteur de court terme. Par ailleurs, il connait les grands mécanos et de l'Etat français inséré dans la communauté européenne et de la finance privée internationale, il est inspiré politiquement et sait ce qu'il veut faire : c'est pour cela qu'il ne veut pas s'embarrasser de discours et de débat sans fin sur droite et gauche, parce qu'il sait ce qu'il veut faire.
  • Bah, c'est ce que disent les mecs de droite !
  • Excuse – moi mais qui à part POUTOU ou ARTHAUD sont vraiment de gauche politique ?
  • Ben, les maires des communes de la périphérie, peut-être.
  • Voilà, mais eux non plus ne discutent pas sans fin telles des précieuses ridicules de qu'est-ce qui est de gauche et qu'est-ce qui est de droite, il essayent juste de sauver les meubles, stopper l'hémorragie et éviter la disparition...
  • De toutes les façons, pour moi, le problème ce n'est pas L'Europe ou La Finance ou l'OTAN, ou ma Grand-mère, le problème dans nos sociétés occidentales c'est La Corruption et Le Népotisme.
  • Je suis assez d'accord. Dans la série de débats organisés sur la radio Europe numéro un entre des gens d'en marche et des gens du FN (idée de série de débats que je trouve tout à fait géniale), j'ai notamment entendu un bout du débat entre Richard FERRAND d'en marche et un mec du FN http://www.europe1.fr/emissions/le-club-de-la-presse/europe-soir-le-club-de-la-presse-nicolas-bay-et-richard-ferrand-26042017-3312581 et le Richard FERRAND a raconté comment MACRON lorsqu'il était ministre de l'économie s'était battu pour un truc, je ne sais plus trop quoi, qui protège soit les agriculteurs soit les entrepreneurs soit les deux,
  • C'est précis !
  • Fous-toi de ma gueule ! Ce que j'ai compris, c'est que dans un monde technocratique, c'est bien d'avoir des mecs et des meufs qui connaissent la mécanique et qui savent comment faire pour faire évoluer les trucs et les machins plutôt que des grosses morues qui ne racontent que de gentilles fables où il y a des gros méchants BOUBOU BLABLA, aie peur de moi, BOUBOU BLABLA. Ce que je veux dire, c'est que la LE PEN quand elle est députée au Parlement Européen, elle en glande pas une, elle ne fait avancer aucun schmilblick en discutant dans des commissions machin truc, elle ne fait aucun boulot pour les agriculteurs français par exemple. Non, que dalle ! Elle fait juste du cinéma lorsque le parlement européen siège et par ailleurs, elle prend le pognon pour payer des gens qui lui faciliteront sa vie à Paris. Alors tu vois, je préfère MACRON, le mec bosse vraiment. Après il peut bien se payer des bouffes où il veut ou s'envoyer en l'air avec qui il veut ou … L'important c'est de faire le boulot pour lequel t'es payé.
  • Cela me rappelle, dans une toute autre échelle et une moindre mesure, la différence en la PELLERIN qui faisait avancer les dossiers techniques au ministère de la culture et la FILIPPETTI qui publiait des communiqués de presse au sujet des livres primés qu'elle avait lu...
  • .. Ou la différence entre une TAUBIRA qui tweete des bouts de poèmes impressionnant jusqu'à ce metteur en scène qu'était maqué avec la fille de LANG et dont le nom m'échappe pour l'instant pendant qu'URVOAS communique sur le problème des conditions dans les prisons et de la nécessité d'en construire d'autres pour éviter les rats …
  • Est-ce que ce n'est pas précisément la même différence que celle entre John WAINE et James STEWARD dans le western « l'homme qui a tué liberty valance » ?
  • C'est un film sorti dans quel siècle ?
  • De toutes les façons, avec les élections législatives, on pourra donner une nuance à notre vote pour MACRON, c'est cela, ton raisonnement ?
  • Voilà.
  • Comme dans un tableau impressionniste ?
  • Euh ...

mercredi 26 avril 2017

Note technique (bis repetitae) : l'abstention n'est ni une position du Kama SOUTRA, ni une position politique mais participe à la désertification et à la résignation.



Nous voudrions rappeler ici qu'en l'an 2011 des individus syriens et des personnes syriennes se sont levées et ont commencé tous les vendredis à manifester pacifiquement leur désir de participer à l'organisation politique et économique de leur pays par l'instauration d'un régime démocratique. Ces personnes dansaient et chantaient leurs joies d'exprimer ce désir commun. Certains et certaines se racontaient et la chute de Ben Ali et la Révolution française de 1789. Ces personnes ont été assassinées lâchement par des milices et autres individus armés sous ordre d'un régime politique dictatorial. Les survivants ont du résister et se battre, s'organiser et continuer à se battre, fuir. Ils et elles ne se sont toujours pas résignées. Ne serait-ce que par respect de ces êtres humains, nous nous devons d'utiliser notre droit de vote même s'il s'agit de voter blanc. Le système de la démocratie représentative n'est pas parfait mais il a le mérite d'exister et de pouvoir évoluer et d' être réformé. Des personnes meurent encore au XXI e siècle pour accéder au droit de vote, nous nous devons de les respecter et de voter. S'abstenir ne fait que le jeu des autocrates, des dictateurs et autres ennemis méprisants de la démocratie c'est-à-dire de la possibilité d'existence de quelqu'un qui ne pense pas comme moi.
 « Vous demandez le droit de vote ? Mais regardez ceux et celles qui l'ont ne s'en servent même pas. Cela ne sert à rien ! » Tant que nous utiliserons notre droit de vote même pour voter blanc, les ennemis de la démocratie reculeront. Dimanche 7 mai 2017, je vote pour le deuxième tour de la présidentielle même s'il s'agit de voter blanc.

le chiffre des courses, dixième épisode



dans les épisodes précédents

mardi 25 avril 2017

Forum « marketing, facing, consulting, enQling, échapping and go on combatting ».



  • P'tain, j'ai entendu à la radio europe numéro un http://www.europe1.fr/emissions/le-club-de-la-presse/europe-soir-le-club-de-la-presse-speciale-presidentielle-24042017-3310541 une meuf du mouvement de MELENCHON intitulé sobrement « la France insoumise » à la radio et elle craignait à donf !!! genre la meuf qui se dit à gauche politiquement mais qui parle de « diriger » un mouvement sans que cela ne lui pose de problème, dont le langage sue le marketing électoral, « que dire pour garder la main sur les électeurs ? » , elle faisait des bons mots slogans mais cela puait le vide, l'absence de pratique, d'arrière boutique, c'est quoi la gauche politique au quotidien, etc.. Bref, je me suis dit : heureusement que cette bande pignoufs ne sont pas au deuxième tour de l’élection présidentielle française et grâce à dieu, je n'ai pas voté pour eux mais pour Nathalie ARTHAUD.
  • Je te trouve un peu dur, moi je dirais qu'ils et elles ont de la peine à se présenter comme des individus parmi d'autres individus, se croire responsable des autres, c'est le début de l'enfer, c'est déjà tellement compliqué d'être soi-même, si en plus il faudrait se la jouer « moi, berger du troupeau », laisse tomber !
  • J'ai écris un texte là-dessus, (cf là /manuelleyerly.blogspot.fr/2009/10/gardons-nous-bien-de-nominaliser-la.html genre c'est lorsque le berger retrouve les autres êtres humains berger ou non que le politique qui le concerne commence ou alors lorsqu'il décide de devenir et vivre tel un mouton ou une vache ...
  • C'est sûr que lorsqu'on est de gauche, il faut d'abord accepter d'être minoritaire : la liberté, l'égalité, la fraternité, si tu veux les mettre en œuvre, ce n'est pas une sinécure …
  • Ouais, enfin ce n'est pas un supplice de Tantale, non plus ! Faut pas exagérer !
  • T'es sûre de l'expression « supplice de Tantale » ?
  • Non.
  • Moi ce que je sais, c'est que dans mon village, si j'en crois Ouest France du 25 avril 2017, Benoit HAMON a fait un score de 6, 66 % ?
  • Tu crois que cela a un rapport avec le fait que ce chiffre est quasiment le code de ma carte bancaire ?
  • Dans tous les cas, cet « être minoritaire » qu'est l' être humain de gauche politique, Benoît HAMON, s'il est sincère, va commencer à le comprendre. J'ai bien aimé son discours du 23 avril 2017 au soir.[ note de bas de page :  Cambadélis a aussi fait un bon joli discours mais dans l'autre sens soit la vocation du PS est d'être un parti d'une gauche de gouvernement http://www.parti-socialiste.fr/jean-christophe-cambadelis-il-est-hors-de-question-de-laisser-la-france-perdre-son-ame/ alors que les militants et les sympathisants lors de la primaire de 2017 avaient choisi une  gauche dite alternative, ce parti doit se restructurer et se remailler. comme dirait Pierre Mauroy dans un documentaire sur la chute de Jospin "on ne sait plus du tout ce que pensent les ouvriers" ]
  • Ouais, je trouve que tu es bien gentille avec ce garçon, HAMON.
  • Bah, çà va, il est au fond du trou ! Je suis de gauche, je n'aime pas la haine, je ne vais pas lui en mettre encore sur la tête pour l'enfoncer plus bas.
  • Au fond du trou ! Hahaha ! Tu me fais bien rire ! Rien qu'avec le salaire de sa femme, il dispose déjà de revenus largement au dessus de celui d'un couple payé au SMIC l'un et l'autre ! Je te parie que ce mec retombera toujours sur ses pieds …
  • C'est normal, c'est un mammifère bipède comme nous tous. Nous ne marchons pas sur la tête.
  • Moi, je crois que le HAMON, s'il est sincère et cherche une voie de gauche, va devoir se prendre sur la gueule que sa femme exerce un métier de tepu.
  • Elle est lobbyiste !
  • Ben, quoi, c'est bien ce que je dis !
  • De toutes les façons, dans nos sociétés, les trois quarts de boulots sont des boulots de tepu, faut pas se leurrer ! « La société de la prostitution généralisée et du mensonge érigé en norme » (cf. manuelleyerly.blogspot.fr/2015/09/la-suspension-des-accords-des-brettons.html) n'est pas une expression que j'ai inventé : elle est de KLOSSOWSKIi ou de SADE ou de quelqu'un d'autre.
  • Euh .. l'oeuvre de KLOSSOWSKi est ironique... donc euh …
  • L'oeuvre de Sade aussi, je te ferais remarquer …
  • Euh .. « encore un effort pour être républicain » le texte inséré dans « la philosophie du boudoir » n'est pas exactement ce que j'appelle un texte ironique …
  • L'oeuvre de Sade est écrite, ce sont des écrits, de l'encre sur du papier, du vent, cela s'envole. Même pas de trou dans la couche d'ozone, même pas de destruction des barrières de corail …
  • Non, rien qu'un trou dans ton cerveau !
  • Rien qu'une bourrasque sur ton conditionnement !
  • Bon, pourrions-nous rester coller aux faits et aux actualités ?, Histoire de ne pas trop se perdre en chemin ou de s'évaporer totalement.
  • Trés bien, Docteur FAUSTROUL, donc euh...
  • Alors, l'actualité c'est le deuxième tour des élections présidentielles françaises où les uns et les autres étant nés sur le territoire français ou ayant un parent français doivent choisir qui exercera prochainement la Présidence de la République française et de Navarre. .
  • Ouais, alors, bon, y a le gros jeu de mots des branchés Q sur « la présidente » à leurs œuvres qui peut jouer inconsciemment pour la LE PEN.
  • C'est quoi ce délire sur « la présidente » ?
  • Je ne sais pas trop, c'est un truc de mec, genre revival leur môman qui leur disait ce qu'ils devaient faire quand ils étaient petits.
  • Ouais, çà va, nous sommes au XXIe siècle, « la révolution sexuelle » c'était au XXe siècle, les uns et les autres sont beaucoup plus éveillés sur leurs motifs.
  • Pas si simple ! « la révolution sexuelle » n'est jamais terminée ( n'est pas terminable) et il y a aussi des contre-révolutions et des grosses récupérations pour exploitation... par exemple, l'autre jour, j'entendais une meuf, TCHAKALOFF, à la radio europe numéro un, http://www.europe1.fr/emissions/le-club-de-la-presse/europe-soir-le-club-de-la-presse-frederic-dabi-et-gael-tchakaloff-20042017-3306479 genre grosse allumeuse sympa qui raconte comment elle a branché des mecs et des meufs candidats à la présidentielle française pour les faire parler d'eux (pour qu'ils lui racontent leurs gros délires secrets qui n'ont aucune importance) bref, blabla, je me disais, tiens cette meuf hérite du rôle de la tenancière de bordel du XIXe siècle qui connaissait tout le monde politique par le derrière et tout à coup, dans le fil de l'émission et des questions qui lui étaient posées, la meuf dit sur un air de grande révélation cosmique qu'elle a compris que les mecs et les meufs qui font de la politique puissent dans le sexuel le motif de leur quête. Et là, je me suis rendu compte à quel point la meuf était complétement aveugle, ne serait-ce qu' à elle-même. Ou alors qu'elle n'avait toujours pas lu les œuvre de Sigmund FREUD paru au début du XX e siècle. Soit il y a plus de cent ans !
  • Moi, ce qui me fait un peu peur pour ce deuxième tour, c'est qu'il me semble précisément que les jeunes fervents réunis autour d'Emmanuel MACRON n'ont pas encore subi l'épreuve du feu et qu'il ne faudrait pas qu'ils se fassent manger tout cru par les hordes décomplexées et débraguettées de la« présidente » du FN aspirant à présider plus… J'ai entendu un débat sur europe numéro un http://www.europe1.fr/emissions/le-club-de-la-presse/europe-soir-le-club-de-la-presse-speciale-presidentielle-24042017-3310541 entre un jeune « en marche » et un jeune du FN, et le jeune du FN parlait comme une mitraillette en disant n'importe quoi et son contraire, en utilisant des lieux communs qu'il déforme légérement et qui n'ont plus de sens mais agissent sur les interlocuteurs comme des leurres à chiens de pavlov, etc.. un véritable serpent à sornettes ! Et le mec de « en marche » me semblait un peu blanc-bleu, Adam qui n'a pas encore lu la bible ou pas encore baisé Eve, et qui croit encore que le mec en face de lui est « raisonnable »...
  • Un peu comme lorsqu'une meuf spécialiste de la philosophie thomiste discute avec un mec qui veut juste la convaincre de lui sucer la bite. C'est un véritable choc culturel !
  • D'où la nécessité de prôner un monde multiculturel ...
  • Pour moi, tout cela, ce ne sont que des conneries ! Comme dirait JARRY : l'acte sexuel n'a pas d'importance puisqu'il est possible de le faire indéfiniment … [ cf. Là : fr.wikipedia.org/wiki/Le_Surmâle  ou là http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1139650 ]
  • sauf si la haine l'emporte. Les mecs et les meufs du FN carbure avec la haine, ils en ont besoin or c'est de l’énergie non renouvelable, il faut détruire, enfermer, rendre dingue les autres pour se nourrir, c'est pire que de la drogue dure. Et la baise haineuse, c'est naze... c'est pas drôle...
  • Mais est-ce que nos société de consommation irresponsable n'utilise pas le même carburant ?
  • En théorie, c'est la connerie qui est utilisée comme carburant, mais avec la rationalisation de l'exploitation, les opérations peuvent virer du mauvais côté, exemple type : l'invention des subprimes qui entraine de la haine et dont tout le monde cherche ensuite à se débarrasser l'air de rien.
  • Tu vas trop vite dans tes raisonnements.
  • Bon, ben, faut compter sur Brigitte et Line pour électrifier toute cette jeunesse sans la bousiller. Je crois qu'il est possible d'y croire.
  • Ben, t'oublies Emmanuel déjà ! « Dieu est avec nous » ce n'est pas un prénom anodin, ce n'est pas rien ..
  • C'est parce que je suis plus manuel(le), j'aborde les faits sous un angle plus pratique.
  • N'est-ce précisément la façon de la philosophie thomiste, d'être plus concrète ?
  • Ahahahaha !

    un peu de musique obsolète cacahouète pour la route : Gilbert MONTAGNE - viens danser sous les tropiques


    [Je n'ai pas bien compris, Alfred JARRY, c'est le mec qui a inventé le VIAGRA ou quoi ? 

jeudi 20 avril 2017

C'est mon anniversaire, je suis content(e)

www.centrepompidou.fr/cpv/resource/c5jpXM/rjAx4A

Je suis très fière d'être un vingt avril qui comme chacun et chacune sait est aussi la date anniversaire de MICHEL LEIRIS (cf. L'âge d'homme). Bien sûr, comme pour chaque date, d'autres personnes, célèbres ou pas célèbres, sympa ou pas sympa, voire carrément siphonné, ont pu naitre ce jour-là.

[c'est aussi le jour du suicide de Paul Celanfr.wikipedia.org/wiki/Paul_Celan&~~~]~~~~~~~~~~~~~~

Pourquoi aller voter dimanche ? : Argumentaire et Elements de langage afin de convaincre machin et truc much d'aller voter dimanche 23 avril 2017 (concerne la République Française).



Voter décuple la puissance sexuelle : en allant voter dimanche 23 avril, j'accèderai à la sexualité de la panthère (lion, ours, taureau, girafe, cigale, fourmi, araignée, mouche, etc.. l'animal est à adapter selon vos connaissances des fantasmes de votre interlocuteur).

Voter fait disparaître la cellulite : en effet, une étude anglo-canadienne menée sur douze années sur quatre panels de femmes représentatives des différentes formes du corps humain féminin a démontré que les femmes qui votent régulièrement et à toutes les élections ont moins de cellulite que les autres.

Voter permet de freiner la chute des cheveux : en effet, une étude anglo-canadienne menée sur douze années sur quatre panels d'hommes représentatifs de toutes les possibilités capillaires existantes a démontré que les hommes qui votent régulièrement à toutes les élections démocratiques organisées perdent moins leurs cheveux que les autres (si l'on en tient pas compte des chauves, bien évidemment).

Voter permet de retarder les phénomènes de vieillissement, de démence sénile ou d'Alzheimer : En effet, une étude néerlando-hélvètique menée pendant cinquante années sur six groupes d'hommes et de femmes représentatifs de l'être humain dans ses différentes acceptions a remarqué que les personnes qui sont allées voter régulièrement à chaque élection démocratique organisée restent dynamiques et en pleine possession de leur moyens plus longtemps que les autres. Par ailleurs, la corrélation entre position abstentionniste aux élections démocratiques et basculement précoce dans l'Alzheimer a été clairement démontrée par le Docteur FAUSTROUL bien que le Docteur FAUSTROUL ne soit ni néerlandais ni helvétique.

Voter permet d'être en paix intimement avec ses convictions politiques et ainsi d'avoir accès à un sommeil profond et réparateur ainsi que de faire des rêves agréables pendant la période paradoxale. Cette perspective peut être remise en cause par la pratique du vote utile qui fausserait l'intimité politique du sujet humain et pourrait induire des nuits agitées et de cauchemars.

Voter permet de visiter des lieux publics où l'on ne va jamais et de rencontrer des personnes que l'on ne rencontre jamais ailleurs.

Voter permet d'utiliser sa carte électorale et ainsi de lutter contre le gaspillage et la fabrication d'objets inutiles.

Voter donne l'occasion de se faire prendre en photo dans l'isoloir.

Voter donne l'occasion de participer à la vie politique de son pays et d'exprimer son choix ou son non-choix des options politiques proposées par des hommes et Nathalie ARTHAUD pour les cinq prochaines années du pays de France et de Navarre. 

Voter permet de signer le registre électoral à côté de son nom inscrit.

Voter permet de glisser une enveloppe avec imprimée dessus « liberté, égalité, fraternité » dans une urne transparente.

Voter donne l'occasion de faire une ballade dominicale et ensuite d'aller à la brocante.

Etc, liste non exhaustive (toi aussi, tu peux partager tes arguments pour convaincre tes amis et ennemis d'aller voter  dimanche 23 avril 2017 en République française ! )

Note technique : ne jetez pas les primaires ou les clivages politiques avec le délabrement des vieux partis politiques qui avaient oublié de porter une analyse politique sur les évolutions sociales et économiques depuis plus de vingt ans.



Lu dans le Canard Enchaîné : François HOLLANDE aurait dit « Il ne doit plus y avoir de primaires dans les partis de gouvernement. Sinon, il n'y aura bientôt plus de parti de gouvernement dans ce pays. » Erreur de formulation à notre avis, la bonne formulation est « il ne doit pas y avoir de primaires dans le parti au gouvernement dans l'hypothèse d'une réelection » Ce n'est pas parce que le PS ou l'UMP, pardon les Républicains, étaient surtout devenus des entreprises politiques franchisant des candidats qui faisaient de la scène et des shows que les clivages entre une vision politique de gauche pour l'organisation sociale et économique d'un pays et une vision politique de droite n'existent plus ou que l'organisation de primaires pour désigner un candidat ou un président de parti soit une mauvaise chose. Que l'organisation des primaires aient permis de révéler au sens photographique les confréries de pirates qu'étaient devenus ces vieux partis se partageant les places et les magots, vieux partis concurrencés sérieusement récemment par un parti de barbares contestant leurs parts de marché et réclamant sa part du magot blabla est, que l'organisation des primaires ait permis de révéler cela est plutôt une bonne chose pour la démocratie et le renouvellement de ses forces politiques. [séquence parano : Ils ont pris leurs disposition à l'UMP pardon les Républicains afin d'être sûr que FILLON ne parte pas aux BAHAMAS avec le fric des primaires après son élimination au premier tour des présidentielles ? ]

cut up under the sea par manuelle-yerly

mercredi 19 avril 2017

EXCLUSIF « AU BLOG les fous littéraires et les dingodossiers ! » : le passage ce jour de l'astéroïde très près de la planète terre va modifier les intentions de vote des électeurs français. En effet, d'après nos informations, les français vont se déplacer en masse voter dimanche 23 avril 2017 et le second tour verra s'affronter Emmanuel MACRON face à Benoît HAMON. Jacques CHEMINADE criera à la manipulation mentale.


à rebours par manuelle-yerly

Forum « le système narratif et la crise des « élites » ».



  • Je suis vachement étonnée, j'ai encore entendu dire à la radio ( Europe numéro un) que la campagne présidentielle française de 2017 n'avait pas de thème qui la structurait et la définissait, or pour moi il est assez clair que le sujet de cette présidentielle c'est l'argent public, son usage et le gâchis qui peut en être fait par des professionnels de la politique qui n'ont jamais eu à gagner de l'argent mais à ramasser des taxes !!!
  • T'as vu çà , toi ?
  • Ben, ouais. Regarde quelqu'un comme FILLON François : à un moment, ce mec comprend quel type de personne les français de droite veulent comme président, il joue ce mec-là, il gagne la primaire de son camp. On peut lui reconnaître ce talent mais bon, les français de droite ne voulait pas un mec qui joue bien ce rôle-là, les français de droite voulaient un mec qui soit comme cela, parce que beaucoup de français de droite comme de gauche sont fatigués de la société du spectacle et de ses comédiens professionnels grassement payés.
  • Je ne comprends pas.
  • Si tu veux un type pas corrompu qui se bat pour l'intérêt général et la mise au pas de l'administration au service des administrés, tu auras de la peine à voter pour un mec qui a passé toute sa carrière à trouver des moyens de payer sa femme et ses enfants sur des fonds publics !!! Les gens veulent que çà change. Le 11 janvier 2015, ceux et celles qui manifestent veulent montrer et défendre quelque chose d'une communauté à laquelle ils estiment appartenir et participer et ils veulent un mec (ou une meuf) qui appartienne et participe également à cette communauté, pas un mec (ou une meuf) qui se fait élire pour ensuite leur piquer leur pognon tout en leur disant ce qu'ils doivent faire et penser !!
  • Donc si je comprends bien FILLON avait trouvé le bon récit mais il n'a pas réussi à l'incarner !
  • C'est un peu le problème qu'avait rencontré HOLLANDE : HOLLANDE avait réussi à se faire élire sur la base et d'un personnage qu'il n'était pas du tout et de volontés politiques qu'il n'avait pas. FILLON aura été démasqué avant ...
  • Faut arrêter vos conneries ! Je ne supporte pas le vocabulaire que vous utilisez pour parler de cela : nous ne sommes pas en train de regarder une pièce de Shakespeare dévoilant la comédie du pouvoir, nous devons élire un président de la République qui peu ou prou donnera un cadre et des grandes lignes pour le pays et ses habitants actuels et futurs. Ce ne sont pas des sornettes et des serpents à sornettes ! Ce sont des points de perspectives dans le réel.
  • Or les mecs et les meufs de la politique professionnelle s'emploie plus à faire le rideau de scène pour que le public ne voit pas ce qu'y se passe sur scène. C'est cela ?
  • Je suis assez d'accord : y a une grosse crise du système narratif !
  • Parce que ce qui nous est raconté est complétement déconnecté du réel ! L'autre jour, j'entendais un mec du FN, peut être RACHLINE, et à un moment, j'ai compris que le mec ne raconte que du vent, leur discours n'est construit qu'à partir de ce qui est raconté dans les journaux et la presse, pas du tout à partir d'une connaissance de terrain. Le terrain, ils s'en branlent, ils veulent juste avoir le pouvoir pour avoir le pognon. Ils sont encore pire que les autres !!!
  • Alors que ceux et celles des autres partis produiraient de la même façon des discours séduisant et cohérent avec ce qui se dit dans les médias pour arriver au pouvoir et avoir le pognon mais feront quand même le boulot une fois élus ? Ce serait cela la différence ?
  • Le fait que les élites et les dites contre-élites ne parlent pas du réel mais de récits cache-sexe n'est-ce pas ce qui a coutume d'être énoncé par l'expression « crise des réprésentations » ?
  • De quoi tu parles ? Quel rapport avec le sexe ?
  • Moi ce que je sais, c'est que lorsqu'un conteur a du talent, quand il te raconte une histoire, tu vois tout ce qu'il raconte et tu le vis également. Lorsqu'il n'a pas de talent, tu le vois lui et tu te demandes comment il est payé, ce qu'il a mangé, etc..
  • Oui, mais au moins c'est clair, le conteur raconte des histoires, il ne prélève pas des impôts sur la richesse produite par les autres ! S'il est nul, il sera moins bien payé.
  • Ben, pas dans un système de subventions publiques ! Le conteur n'aura qu'à séduire untel ou une telle qui gère la bourse chargée de payer les artistes et constituée d'une taxe obligatoire et si le public s'ennuie, il devra se plaindre auprès d'unetelle ou d'untel qui pourra prétendre qu'ils n'y comprennent rien !
  • Moi, le truc dont j'ai toujours de la peine à comprendre c'est pourquoi si tu subventionnes les théâtres, les compagnies et presque les journaux qui font les critiques, pourquoi le public qui a payé des impôts qui ont déjà financé tout cela doit en plus payer sa place ?
  • Ben, ils vont la payer moins cher que dans un système de production théâtrale purement privé.
  • Oui, mais pourquoi ne pas faire comme dans l'URSS où disait-on, à 19H00, les théâtres étaient pleins et les représentations gratuites. Les artistes qui jouent préfèrent les salles pleines.
  • On parle beaucoup des inégalités de salaire, mais il devrait être fait l'étude des inégalités de salaire dans le domaine du spectacle suventionné mais aussi de l'évolution des salaires depuis 1981. On devrait arriver à des trucs totalement délirant.
  • Et révoltant !
  • Et pas du tout culturel !
  • Tu veux dire pas du tout socio-cul ? Parce que bon, dans un monde fasciste, le culturel prétend bien que la répartition de l'argent reflète l'inégalité profonde qui existe entre les être humains : pour les fascistes, il est normal qu'un être humain dit supérieur gagne 10 000 fois plus qu'un être humain dit inférieur puisqu'il vaut 10 000 fois plus que lui.
  • C'est quoi un être humain dit supérieur.
  • Cela n'existe pas, c'est une chimère. Les êtres humains sont égaux et différents. Celui là aura reçu un patrimoine naturel lambda dans un contexte historico-culturel delta alors que celle-ci aura reçu un patrimoine naturel volta dans un patrimoine historico-culturel alpha, etc..
  • Et quid d'omega ?
  • Quel omega ? De quoi tu me parles ? Des montres ?
  • Bref, les humains sont égaux et différents, ils sont labiles et évolutifs et interagissent et interfèrent les uns avec les autres. Dans un monde coopératif, les êtres humains devraient vivre dans un monde magnifique, beau et laid à la fois, mouvant et changeant quoique stable et régulier mais le problème provient souvent que certains et certaines estiment qu'ils n'ont pas à nettoyer le caca même le leur et cherchent donc des moyens pour que d'autres nettoient leur caca sans se rendre compte qu'ils sont abusés par ceux-là et celles-ci qui s'estiment supérieurs à eux et ne pas avoir à nettoyer le caca.
  • Je viens de comprendre ce dont vous parlez : nous vivons une crise du système narratif produisant la société, narration qui a dérivé lentement mais sûrement vers un récit social fasciste tout en produisant des dirigeants politiques de plus en plus incompétents, inconsistants et inconstants. Or attaquer un système narratif c'est de la grosse artillerie !
  • Ou de la guerilla.
  • Che GUEVARA !
  • Non, mais vous aussi, vous dîtes des âneries !
  • Je coûte 470 euros par mois à la société et j'utilise cet argent pour acheter des produits localement, si possible locaux et pas trop loco. Je veux bien me remettre en question mais à la condition que ceux et celles qui reçoivent plus de huit mille euros mensuels d'argent public le fassent avant moi. Sont-ils si sûrs que cela de ne pas être beaucoup plus parasite que moi ? Je n'organise pas toute une société pour assurer ma survie sociale, moi !
  • Ouais, je comprends ce qu'elle dit. Parce qu'exemple, moi, en tant que chômeur longue durée, je n'ai pas du tout envie de cautionner des formations bidons financées par la Région machin bidule, je préfèrerais être pris en apprentissage dans une boite et que le fric de la Région aille dans une entreprise.
  • Ben, une boite qui fait de la formation, c'est une entreprise !
  • Ouais, mais les dés sont pipés, c'est comme dans la culture subventionnée ! Bon, t'auras toujours des exceptions, mais je ne crois pas à ces boites de formations. Elles ont tendance à puer de l'idéologie sur ce qu'est un individu et cette idéologie pue. Pour moi, ce sont les entreprises qui créent la richesse.
  • Tu crois au marché alors.
  • Oui, je crois au marché et au secteur public dans un long face à face amoureux, je crois surtout aux possiblités des organisations produites par des êtres humains, je combats la corruption, la prédation et le fascisme des mafias quelles qu'elles soient.
  • Yagala !
  • Je prèfère « Yougoulou » comme cri de ralliement !
  • Ce que c'est quand même que la démocratie ...
(à suivre)

vendredi 14 avril 2017

Josette, espionne rousse du réel : La lecture de « marxisme et sciences humaines » de Lucien GOLDMANN.



Josette lisait l'introduction d'un recueil d'articles et de conférences réalisés par lucien GOLDMANN et publié en 1970 dans la collection « idées » des éditions GALLIMARD :

«  Le lecteur ne s'étonnera pas si à la lumière des quinze dernières années et notamment l'expérience des mouvements contestataires qui s'est développé depuis trois ou quatre ans, ma pensée s'est précisée et concrétisée par rapport aux articles réunis dans le présent volume.
Dans cette évolution, un point surtout m'apparait important : un certain nombre de ces articles sont rédigés dans le contexte intellectuel antérieur à 1968 où d'importants théoriciens de la droite comme Raymond ARON, du centre humaniste et libéral comme David RIESMAN ou même de l'extrême gauche comme MARCUSE et l'Ecole de Francfort affirmaient la stabilisation sinon définitive tout au moins durable de la nouvelle société technocratique et la tendance à la disparition de tout esprit contestataire - « fin des idéologies », « disparition du Radar intérieur », « homme unidimensionnel » _ où les structuralistes non génétiques ou, si l'on préfère, formalistes et d'inspiration linguistique, développaient une idéologie qui reléguait l'histoire, l'homme et la signification au rebut des vieux préjugés et nus proposaient une culture centrée uniquement sur la combinatoire des moyens, sans aucun intérêt pour les fins et les valeurs, alors que les socialistes yougoslaves lançaient l'idée d'autogestion et que des théoriciens marxistes italiens comme Victor FOA et Bruno TRENTIN suivis bientôt en France par Serge MALLET et André GORZ lançaient la théorie de la nouvelle classe ouvrière et du réformisme révolutionnaire. .
C'est par rapport à cette discussion et à cette problématique que je prends position dans un certain nombre de mes articles en soulignant la nécessité d'abandonner la théorie marxienne de la paupérisation et du caractère révolutionnaire de la classe ouvrière, de reconnaître qu'il n'y a jamais eu de révolution proprement prolétarienne et que dans les pays industriels avancés le prolétariat s'est, depuis le début du siècle, déjà intégré à l'ordre social existant ; Enfin, de concevoir la lutte pour le socialisme comme une lutte pour les consciences fondée sur les possibilités ouvertes par le développement des nouvelles couches moyennes salariée ou , si l'on préfère, de la nouvelle classe ouvrière que les mutations techniques développent progressivement et tendent à subsituer non seulement aux anciennes couches moyennes indépendantes, aux notables, mais aussi à la classe ouvrière traditionnelle. Je partais notamment de l'idée que tant la perspective de Raymond ARON, Daniel BELL, RIESMAN et de mARCUSE que celle de TRENTIN, FOA, MALLET et GORZ représentaient deux possibilités de l'évolution parmi lesquelles le devoir des penseurs et des militants socialistes était de lutter pour la réalisation de la seconde. Aujourd'hui ces analyses me paraissent à la fois justes- en grande partie tout au moins – et unilatérales et cela veut dire qu'elles ont besoin d'une précision et d'une mise au point dont j'essaierai d'esquisser ici les éléments les plus importants.
En ce qui concerne la classe ouvrière traditionnelle, s'il est vrai qu'elle a été intégrée dans les sociétés occidentales à l'orre capitalistique et n'a jamais joué le rôle que lui attribuaient les analyses marxiennes, il n'en reste pas moins vrai que cette intégration a eu un caractère spécifique différent de l'intégration de toutes les autres couches sociales : celui de s'effectuer sur le plan epistémologique et culturel sous forme d'une contre-culture authentique et fortement oppositionnelle qui s'est manifestée par la création des partis ouvriers politiquement intégrés, réformistes et conservateurs mais culturellement et idéologiquement oppositionnels et contestataires, depuis la social-démocratie allemande d'avant-guerre jusqu'aux partis communistes contemporains.
Cela eut pour conséquence que, bien que n'yant jamais déclenché de son propre chef une crise révolutionnaire, la classe ouvrière est néanmoins intervenue – sauf lorsque les intérêts immédiats de ses organisations, comme en 1914 en Allemagne par rapport aux intérêts stratégiques de l'Empire ou en 1933 et en 1939 par rapport aux intérêts de politique extérieure de l'U.R.S.S., ont réussi à empêcher toute action – depuis juin 1848 jusqu'à mai 1968, de manière active en tant que force oppositionnelle et contestataire, chaque fois, qu'une pareille crise était née à partir de circonstances extérieures.
Le caractère spécifique de cette intégration et ses conséquences particulièrement importantes doivent bien entendu être analysés et fondés sur le plan théorique. Sur ce point, je voudrais formuler une hypothèse:l'intégration me paraît être le résultat non seulement de l'amélioration du niveau de vie et d'un certain nombre de conquêtes syndicales, mais aussi de la participation active et quotidienne au processus de production et, implicitement, au fonctionnement de la société capitaliste. Le caractère oppositionnel -culturellement et idéologiquement contestataire – de cette intégration- et ici l'analyse géniale de MARX reste entièrement valable – par le fait que des ouvriers n'ayant rien d'autre à vendre que leur force de travail – et cela veut dire en dernière instance eux-mêmes – devaient nécessairement rester, bien qu'à des degrés divers, rebelles à la réification, à l'adaptation au marché et à la transformation des biens en marchandises ; en d'autres termes, intégration fondée sur la participation à la production, les avantages matériels et les conquêtes syndicales, tendance à un refus existentiel de la quantification généralisée sur le marché et de la transformation des biens et des hommes en marchandises caractérisées, en premier lieu et même uniquement par leur prix.
En ce qui concerne les perspectives de transformation sociale, je crois aujourd'hui que s'il s'agit toujours dans une grande mesure d'une lutte pour la conscience et notamment pour la conscience des ouvriers qualifiés et des techniciens, bref pour la conscience de la nouvelle classe ouvrière, les probabilités qu'une pareille transformation se produise effectivement sont beaucoup plus grande que je ne le pensais au moment de la rédaction de certains articles du présent volume.
En dehors de la lutte pour la prise de conscience des salariés, il se trouve que dans les pays industriellement avancés les classes dominantes elles-mêmes, et notamment les technocrates, seront probablement amenées à s'orienter également dans cette même direction. On ne saurait imaginer en effet une société de classes dans laquelle les couches dirigeantes ne s'appuient pas sur une couche sociale plus large que leur permet de dominer idéologiquement la majeure partie de la vie sociale. Dans le capitalisme libéral, et même dans le capitalisme monopoliste en crise des années 1914- 1945, cette base sociale était constituée par les couches moyennes indépendantes et par certaines couches supérieures de la classe ouvrière traditionnelle. Or l'évolution technique et les transformations sociales et économiques qu'elle entraine sont précisément en train d'amenuiser et de réduire considérablement ces deux catégories sociales.
A moins de s'opposer à cette transformation _ et, implicitement, de rester en arrière _, ce qui n'est bien entendu pas exclu pour un certain nombre de pays, la bourgeoisie sociale parmi les techniciens, et cela veut dire d'essayer de les gagner et de les intégrer par un certain nombre de concessions et de compromis.
Sa première réaction sera, bien entendu, de leur accorder des avantages matériels, mais à la longue cela ne saurait suffire, ne serait-ce que parce qu'en vertu d'une loi bien connue de l'accumulation des avantages matériels doit, à partir d'un certain moment, diminuer leur poids et leur importance. Il est donc probable que les pays qui resteront à la pointe du progrès technique seront ceux dans lesquels les classes dirigeantes accepteront des modifications de structure, orientées vers la participation d'une couche plus ou moins large de salariés à la gestion des entreprises, pour pouvoir s'assurer un appui décisif parmi un large secteur de techniciens et de spécialistes salariés.
Il se dessine dans cette perspective, comme cela a été le cas pour a prise de pouvoir de la bourgeoisie en Europe occidentale, la possibilité de plusieurs chemins différents d'une évolution extrêmement probable. En nous limitant aux deux cas extrêmes : exactement comme la bourgeoisie a pu prendre le pouvoir en France à travers une révolution et une alliance avec les couches populaires, alors qu'elle a pris le pouvoir par une voie purement réformiste, plein de soumissions et de compromis en Allemagne ; exactement comme il y a eu d'une part la révolution française et d'autre part l'Allemagne de Bismarck et de Guillaume II, il peut y avoir – pour employer une terminologie proposée par H. LEFEBVRE – une voie minimaliste et une voie maximaliste pour la modernisation de la vie sociale et de la production. Or, du point de vue de la dignité humaine et de la culture, et aussi, à moyen terme, du point de vue politique et social, la différence entre les deux voies est considérable et, étant donné le poids économique, social et politique des pays industriels avancés, engage l'avenir de l'humanité.
C'est à l'intérieur de ce champ de possibilités que se situe la crise des dernières années, et les jugements que nous devons porter sur elle. Comme La Fronde d'abord, comme la révolution française elle-même par la suite, elle est née de la conjonction des mécontentements que la transformation économique et sociale a suscités parmi les couches anciennes frappés par elle – classes moyennes indépendantes, ouvriers traditionnels, minorités ethniques ou raciales – et de ceux qui se développent dans des groupes contestataires modenres nés précisément de cette transformation – étudiants dont l'université ne saurait plus satisfaire les besoins scientifiques et culturels, couches pauvres nés dans certains centres urbains à partir de la concentration et de la modernisation de l'industrie, aile radicale, des techniciens et des intellectuels. Or l'action culturelle, sociale, et politique de ces couches – cela devient de plus en plus probable, même si c'est encore loin d'être une certitude – peut avoir une influence salutaire sur l'orientation de l'évolution.
C'est ici que se situe l'appréciation historique et sociologique du gauchisme, des courants radicaux et même de ce phénomène social non négligeable qu'est le développement dans la jeunesse d'une contestation passive à caractère d'évasion, ce qu'on appelle couramment les hippies. Pour ce qui concerne les gauchistes et les radicaux, il ne s'agit pas de fermer les yeux devant l'insuffisance de leurs analyses sociales et politiques, le caractère utopique, à la fois naïf et généreux de leurs idéologies ; mais SOREL disait déjà, et toute l'expérience historique nous le confirme, que s'ils trouvent une base sociale, les mythes peuvent avoir une fonction positive et salutaire, même si leur contenu explicite n'est jamais réalisé. En ce sens, les mouvements radicaux sont à la fois un des facteurs qui permettent d'espérer que ces transformations pourront prendre les formes progressistes et valables pour la culture, la dignité de l'homme et le socialisme. Il ne faut jamais oublier que si il n'y a pas eu de fascisme En france et en Angleterre, alors qu'il y a eu un fascisme italien t et allemand, c'est, entre autres, parce que le sociétés bourgeoises anglaise et française se sont constituées à travers une action révolutionnaire, alors que c'est par en haut que ce sont constituées les sociétés bourgeoises allemandes et italienne.
En ce qui concerne le mouvement d'évasion qui se développe dans la jeunesse, il est évidemment facile de voir ce qu'il peut avoir d'insuffisant, de négatif, et même de hautement dangereux pour ceux qui y participent, notamment la drogue, le refus de la culture assez répandu parmi les hippies, etc. Mais il ne faut pas non plus oublier que ce mouvement, qui a pris une ampleur non négligeable, constitue l'expression sociale vague, imparfaite et contestable sans doute, d'une réaction saine de refus de la société moderne technocratique de consommation et aussi que dans leur refus pacifique et non politique de cette société, ces jeunes gens et ces jeunes filles y ont découvert une arme extrêmement puissante : la réduction extrême de leurs besoins, les possibilités de vivre en communauté de manière très pauvre et avec très peu d'argent.
Le même problème se pose bien entendu aussi bien pour les jeunes radicaux que pour les jeunes hippies seront-ils, oui ou non, finalement récupérés (et si oui, dans quelle proportion?) par l'establishment et la société de consommation ?
Pour les gauchistes, la réponse dépend en très grande mesure de la formation des mouvements socialistes non intégrés à la société existante et non inféodés à aucune sorte d'institution étatique, auxquels ils pourraient s'intégrer.
Pour les jeunes hippies, le problème est plus complexe. Il est évident que seule une toute petite minorité pourra vivre de manière durable en marge de la société de consommation, ou bien – et c'est le seul espoir positif que comporte leur courant – le mouvement des petites collectivités, de communes, qui est en train de se développer parmi eux, prendra de l'ampleur et réussira, étant donné le peu de besoins matériels de leurs membres, à s'insérer dans la production à travers des professions marginales demandant un travail irrégulier ou à temps partiel, créant ainsi des premiers îlots de vie humaine, communautaire et – pourquoi pas ? - socialiste, dans une société basée sur l'intérêt individuel et sur l'efficacité. Je n'oserai pas dire que les chances d'une telle évolution sont dès maintenant grandes, mais elles existant et il fallait les mentionner.
Un dernier mot pour terminer. La même expérience historique qui nous amène à voir l'importance des mouvements radicaux et du rôle qu'ils peuvent jouer dans l'histoire doit nous rendre attentifs aussi aux dangers qu'ils recèlent. Si la bourgeoisie française a pris le pouvoir en s'alliant au peuple et en s'appuyant sur lui, elle s'en est aussi débarrassé de manière aussi barbare que sanglante en juin 1848 et en 1871 après la chute de la Commune. Il n'est pas exclu qu'une évolution radicale vers la modernisation n'entraine par la suite un conflit entre une minorité privilégiée de producteurs et les masses sur lesquelles cette minorité s'est appuyée pour réaliser ses aspirations mais qu'elle essaiera par la suite d'éliminer de la production et de la gestion, et dont elle voudra surtout éliminer l'influence. Je crois que c'est une des fonctions les plus importantes des penseurs socialistes contemporains que de contribuer, dans la mesure de leur pouvoir, à ce que de pareils affrontements soient réduits au minimum et que les conquêtes socialistes et humanistes soient non seulement un élément essentiel de l'évolution à venir mais gardent aussi un caractère durable.
Aujourd'hui encore, et malgré toutes les transformations et les modifications qu'il est extremement important d'analyser de manière positive et scientifique, l'alternative formulée par MARX et par Rosa LUXEMBURG reste toujours valable ; aux deux pôles extrêmes de la barbarie et du socialisme.
Quant à l'évolution historique, qui n'est rien d'autre que le résultat global des actions humaines, je crois qu'on peut raisonnablement espérer qu'elle évitera la première, même si nous devons accepter comme réel le risque qu'elle ne réalise pas entièrement le second. L'essentiel étant de faire tout notre possible pour que cette évolution nous mène assez près du socialisme pour réduire la barbarie au minimum.

Paris, septembre 1970. »
Josette se gratta la tête et éternua.

(à suivre).