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Affichage des articles associés au libellé les années 60

Forum « l'année prochaine, j'aurai cinquante ans ».

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Qu'est-ce que t'en penses, toi, de fêter les cinquante années des événements de mai 1968 ? Ben, je pense que c'est une bonne idée, mais il ne faut pas que cela soit un truc d'Etat, pompier, patrimoine, etc.. Il s'agirait plus de célébrer un état d'esprit, un vent de liberté qui a soufflé sur Paris et ailleurs où les paroles et les actes se sont déliées. C'est le moment où les filles enlèvent leur soutien-gorge, c'est cela ? C'est, pour ce que j'en sais et en ai compris, la sortie du monde social tel qu'édicté par la bourgeoisie catholique, c'est pour cela qu'il se disait de « jouir sans entraves » en réaction au dogme bourgeois catho qui prônait de « serrer les dents ». Et donc cinquante ans après, ce serait la sortie de quoi ? De la bourgeoisie de cinéma ? Ah, pas mal.. Peut-être.. effectivement, un flux de paroles émanant de personnes abusées sexuellement ou socialement semblent se libérer c...

Les mythologiques : mes parents et Samuel Beckett.

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Dans les années 70, était diffusée assez régulièrement à la télévision française la pièce « oh les beaux jours ! » écrite par monsieur Samuel Beckett dans l'interprétation de mademoiselle Madeleine Renaud dans une réalisation télévisuelle assez sobre de monsieur Jean-Christophe Averty. Si ma mémoire ne m'abuse bien sûr. J'ai souvenir dormir allongée sur le canapé, la tête posée sur les cuisses de ma mère qui regarde passionnément ce programme télévisé. Je vois Madeleine Renaud parler enfoncée à mi corps dans le sable, puis juste la tête de Madeleine Renaud sortir du sable tout en continuant à parler. Cela m'évoque le musée de cire du Mont-saint-Michel que nous allions visiter à chaque visite de cousins, musée de cire et d'histoire qui s'ouvrait sur une scénette où une jeune fille est en prise avec les sables mouvants entourant le Mont Saint-Michel où « la mer remonte à la vitesse d'un cheval au galop »... Si ma mémoire ne m'abuse, bien sûr. Mais « ...

Les mythologiques ( suite)

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Dans les années 60, notre père, notre mère et notre sœur sont allées au Liban sans nous puisque nous n'existions pas. Pas encore. Ce voyage se situe donc entre septembre 1965 et avril 1968. Notre père avait parmi une sœur cadette qui avait épousé un homme, chrétien libanais, pilote d'avion, qui avait demandé, la première fois où il va voir sa promise, où se situait le ranch de sa bien-aimée à des villageois qui lui avaient répondu où il pourrait trouver la ferme de ses parents. Ainsi notre père, notre mère, notre sœur mais également la mère de notre père et de sa sœur vont au Liban. De ce séjour, nous n'en savons guère si ce n'est que notre père a plongé avec notre sœur dans un rouleau d'eau, qu'il est ressorti seul de l'eau, que notre mère est restée paralysée sur la plage et que le mari de la sœur de notre père qui voulait savoir où se situait le ranch de sa bien aimée qui habitait dans une ferme a retrouvé notre sœur dans l'eau ce qui a permis à notre...

les mythologiques

Nos parents nous racontèrent que, alors qu’en Tunisie, notre père professeur et notre mère infirmière, nos parent nous racontèrent qu’il y eut une période, peut-être six mois, où l’Etat Tunisien qui était leur employeur n’avait plus d’argent dans les caisses et ainsi ne payait nul de ses fonctionnaires. Cependant, nos parents nous le racontèrent, les activités des uns et des autres ne s’arrêtèrent point, chacun continuait à se nourrir, à se vêtir, à lire les journaux et à fumer du tabac, régnait même une sorte de douce euphorie où chacun et chacune notait les sommes dues et les sommes à payer en disant « tu payeras ou je payerai quand il y aura de l’argent, quand l’argent reviendra ».  ce post a été initialement publié sur myspace.

Victor et Nicole

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Nos parents avaient décidé de s’installer en Tunisie. Ils étaient partis avec la Croix rouge ou les services de l’ambassade suisse, notre mère comme infirmière, notre père comme prof de français et de philo : nos parents n’étaient pas encore mariés. Ils partaient dans l’aventure d’un pays neuf . Notre mère insistait toujours pour bien préciser qu’ils n’avaient pas choisi le statut de coopérant . Ils voulaient commencer leur vie là-bas comme le pays et les tunisiens commençaient la leur. Notre père nous montrait souvent une veste issu d’un costume qu’un tailleur juif de Sfax lui avait fait sur mesure tel que cela se faisait couramment avant l’invention du prêt à porter. De la qualité et du bon travail ! Bref, ils étaient à Sfax et notre père a longtemps cru  a posteriori qu’une de ses collègues était l’ex-femme de Perec qui leur avait parlé si souvent de son mari déprimé. Bref, ils ne sont pas restés longtemps pas plus à Sfax qu’en Tunisie , cela commençait à sentir...