Dans les années 70, depuis le balcon du chalet où nous habitions, nous pouvions voir des montagnes et des glaciers dont l'une était la dent du Midi. Du moins, depuis le village où nous habitions, soit Villars-sur-Ollon, station de ski créée par des anglais, il était possible de voir cette fameuse dent du Midi. C'est pourquoi, dans mon esprit, il ne faisait pas de doute que, d'une certaine façon, nous habitions dans la machoire d'un géant qui avait quelque chose à voir avec ce démon de midi qui frappait des hommes vers cinquante ans qui partaient dès lors avec des filles de vingt ans et dont parlaient nos parents. Et je crois me souvenir interroger ma mère sur le lien entre les douze coups de midi et le démon de midi alors qu'elle passait peut-être l'aspirateur. C'est là qu'elle a du me parler du « midi de la vie » dont parle aussi l'enigme posée par la Sphinx à Oedipe devant Thèbes empestée. L'année prochaine, si tout va bien, j'aurais cinquante ans.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tata YOYO et les contrats aidés : une nouvelle communication.

Lu sur le site web du journal le monde : « A cet instant, l’Etat est attaqué dans sa prérogative : celle de définir la réalité, de dire ce qu’il en est de ce qui est. » EUH … vous êtes sûr que vous ne confondez pas avec les conceptions de l'Etat dans les pays totalitaires ? Parce que bon, en ce qui me concerne, ce n'est pas du tout ma conception d'un état démocratique ...