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Affichage des articles associés au libellé atelier d'écriture

Mes textes sont si peu lus qu'il n'est pas surperflu de les replacer dans le flux : aujourd'hui, « L’appel de la mi-voie, conference de l’editeur. » Un texte des années 2000.

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Au début des années 2000, peut-être 2003, j'ai fait un remix de l'appel du 18 juin 1940 du Général De Gaulle, et ce, dans mon souvenir, pour passer le temps mais il est possible que ma mémoire me leurre. Le texte s'est appelé l'appel de la mi-juin, de la mi-voie ou de la mi-voix et existe en différentes versions. Pour l'instant nous avons retrouvé celle ci -dessous. Mais nous nous souvenons précisément d'une autre version où en lieu de « Moi, ex-général actuellement en rase campagne, [..] », nous avions écrit « Moi, général sans campagne actuellement en rase campagne, [..] » Je n'ai pas souvenir qu'à l'époque le Général DE GAULLE fût une telle référence cuisinée à toutes les sauces. [ c'est sans doute toi qui a lancé la mode, c'est cela que tu veux nous faire croire? Non, moi j'essaye de lancer des proverbes, des trucs qui durent pendant des siècles et des siècles dans le plus grand anonymat... ] « Les chefs qui, depuis de...

Les années 70, le jour où j'ai eu vingt sur vingt en dictée.

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En l'an 79 du siècle vingt, un vendredi, le soleil brillait, la professeur de français rendait les copies et j'ai reçu la mienne avec un vingt sur vingt en dictée. Mes copines d'internat ont tiqué, « ce n'est pas possible » « il doit y avoir des fautes » « tu ne peux pas avoir vingt en dictée », j'ai ressenti un truc bizarre mais c'était vendredi, et j'ai ensuite pris le bateau reliant Evian à Lausanne, le « métro » reliant Ouchy à la Gare de Lausanne, le train jusqu'à Bex, puis le train à crémaillère jusqu'à Villars-sur-Ollon où m'attendait mon père ou ma mère pour rejoindre ensemble le chalet. Le dimanche soir, sur le bateau, FP m'a ignoré et dès lors qu'à l'internat, j'ai du me rendre à l'évidence que « mes copines » me faisaient « la gueule ». Le hasard avait voulu qu'une ou deux semaines auparavant, une pionne (une surveillante d'internat) qui avait à cœur de casser les noyaux durs de celles qui foutent l...

Théorie littéraire : espace francophone

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La princesse, l'archi-duchesse et la comtesse sortirent de l’hôpital psychiatrique en chaussettes archi-sèches à cinq heures trente-deux en direction des îles Marquise.

EST-CE QUE QUELQU'UN PEUT PRODUIRE UNE SERIE TELEVISEE SUR LA GUERRE EN SYRIE, LES FAMINES EN AFRIQUE, LA POLLUTION EN CHINE, LES CANCERS DES PAYSANS FRANCAIS AYANT UTILISE DES PESTICIDES, ETC . AFIN QUE CES SUJETS AIENT UNE CHANCE d'ATTEINDRE LE DEBAT INTELLECTUEL FRANCAIS ?

Franchement, j'exagère à peine, j'en ai marre d'ouvrir des journaux ou d'allumer la radio et d'y lire ou entendre des crétins et crétines m'expliquer verbeusement que les séries télés c'est hyper important ; ouais, Ok, pas de souci, Balzac a écrit des feuilletons pour les journaux, rien de nouveau sous le soleil, blablabla... ET comment çà va les enfants à Tchernobyl ou à Fukushima ?

Les ateliers d'écriture de la fierté des bas revenus, aujour'd'hui lettre type à son (sa) député(e) :

Madame la députée, Monsieur le Député, Hermaprodite Député, J'ai lu dans le journal que vous disposiez d'une somme de 6000 euros par mois afin de couvrir des frais dus à l'exercice de votre mandat de député représentant le peuple français qui se trouve sur le bout de territoire qui vous a élu, somme qui s'ajoute à votre salaire d'environ 6000 euros brut ou net . Nous voudrions vous proposer un dispositif afin que ces sommes soient utilisées afin d'impacter au mieux le niveau d'activité des petits artisans de votre département et ainsi vous permettre d'être réelu sans souci. Vous trouverez ci-joint trois devis concernant la refection de la façade de ma maison, le changement de la laine de verre du grenier et la réparation de la chaudière au fuel, et le mois prochain je vous mettrai en contact avec un autre membre de la fierté des bas revenus qui comme moi gagne à peu près 418 euros par mois soit 6,9% de votre salaire hors frais et qui a également de...

Atelier Pitchs pour production blockbuster.

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[cet article a été initialement publié sur notre blog sur myspace] 1) C’est l’histoire d’une blague qui voudrait être une fiction et d’une fiction qui voudrait être une blague. Se rencontreront-elles ? Se marièrent-elles ? Auront-elles des enfants ? etc…(nota bene : comprendre le « elles » tel le « ils » dans une grammaire où conventionnellement le féminin l’emporte sur le masculin.) 2) Ils étaient toute une bande de poncifs éculés qui ne parvenaient plus à convaincre qui que ce soit et ils rencontrent toute une bande de bonnes copines qui bien que dépourvues de membres essayent de s’enQuler les unes les autres, s’ensuit une intrigue plate et des dialogues de sourd jusqu’à ce qu’un jour croisent dans leur discours leur muet étonnement.

Compétition sociale/ Matrice de dialogue.

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Tu me prêtes une oreille. Ah, non, écoute, je n’en ai que deux ! Quoi ! tu n’as pas trois oreilles comme tout le monde ! Non, par contre j’ai cinq doigts à chaque main. Oui, çà va, fais pas le malin, tu as combien de cheveux exactement ?

Il a été écrit à partir de subterfuge, article écrit par madame Rehberg dans art press 363.

Les œuvres prennent un malin plaisir à nous rappeler l’inanité d’un concept tel « l’expérience tout court » et de la présence esthétique constante dans tous les actes et dimensions de nos vies même si pour des raisons de contingences ou de pudeur chacun et chacune ne s’étale en discours sur cet aspect de leur vie. De façon récurrente, les œuvres créent des sites où art et vie sont, brouillant ainsi les frontières, les catégories ou les distinctions que les faiseurs d’études élaborent savamment afin d’élever leur discours et eux-mêmes du haut d’un socle dont bien souvent même les statues se trouvent mieux sans. La simplicité des objets, des performances et des installations des œuvres n’est pas trompeuse : elles rappellent que la réalité n’est accessible que par le biais de ses réprésentations tandis que le réel protéiforme les contredit sans celle l’une l’autre. Face aux tentatives de saturer progressivement nos mondes mentals ( et non mentaux) de représentations...

exercice de style : courrier des auditeurs exercice de style : courrier des auditeurs

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(suite aux propos de Sieur Thibault diffusés sur les ondes radiophoniques de la radio france culture en la date d'hier dans le Rendez-vous de Sieur laurent Goumarre ) Nous estimons philosophiquement plus fécond pour ..la Cité.. l'usage du vocable emprunté aux constructions juridiques d'"oeuvres de l'esprit". Plus efficient et moins parasité qu' "oeuvre d'art", le vocable d'"oeuvre de l'esprit" permettant une compréhension intuitive plus aisée, l'expérience ordinaire enseignant assez rapidement aux uns et aux autres parmi les esprits libres ou s'exerçant, qu'il se trouve des esprits forts, faibles, subtils, épais, inspirés, laborieux, complexes, simples ou simplifiés, collectif ou singulier, référencées explicitement ou implicitement, construit, déconstruit, dévasté, intermittent, incorporé, révélé, etc...Ainsi  peuvent être évités les "artificiels" débats de qualifications en "oeuvres d'...

Nous avons réécrit « approches critiques », un article de D. BAQUE publié dans art press 358, atelier remix.

C’était une belle idée que d’organiser une exposition de photographies intitulée contreverses. D’isoler tout en replaçant dans la lumière de l’actualité culturelle des photographies présentant des images dont la mise en relation avec l’œil public avait déployé l’energie de la verve publique. Depuis ces présentations controversées, ces images étaient reparties dans les limbes recouvertes du flux quotidien de nouvelles images. Ces images photographiques relèvent de différents statuts : cliché du réel, mise en scène du réel, mise en scène fictionnelle, photo-souvenir d’amateurs, etc. Replacer ces photos dont les images  avaient fait événement conflictuel en leur temps dans le flux actuel des déluges quotidiens  d’images c’est permettre à chacun de se souvenir que l’image ne va pas de soi dans notre rapport culturel bien que nos environnements urbains nous en dégueulent   dessus chaque jour des flots. De plus, mettre en scène en grand format la juxtaposition d’ima...

« Nous nous sommes amusés à réécrire un extrait d’un texte de madame LEVY, (TD rewriting de textes publiés dans le flux de la production des industries culturelles.)

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Extrait de rien de grave, Justine LEVY, 2004. « et c’est ainsi que Pablo, quand il a saisi dans quelle dèche on était, m’a dit : tu connais les pâtes au thon, tu vas voir c’est délicieux, il faut des pâtes et du thon, ou du thon et des pâtes, les riches ne savent pas ce qu’ils perdent. Ensuite, quand il en a gagné, de l’argent, on a fait du risotto aux truffes, invité plein d’amis, acheté du très bon vin. Les pauvres n’ont qu’à être riches, il a dit, je le suis bien, moi. Mais non. Il ne le pensait pas. Ni que les pauvres n’avaient qu’à être riches ni qu’il était devenu riche, et la meilleure preuve c’est que, le mois suivant, il n’avait plus rien et il m’a emmenée à Melun en RER chez des copains. » Rewriting du texte, ambiance années 80 : « et c’est ainsi que Pablo, quand il saisi dans quelle dèche on était, m’a dit : tu sais comment on fait pour voler dans les supermarchés, tu vas voir c’est super rigolo, pas trop compliqué, les riches ne savent pas le foue...

« Nous nous sommes amusées à récrire l’interview de monsieur POIVRE d’ARVOR réalisée par monsieur DARDENNE, parue dans art press 357 (TD débusquer, désherber et refleurir la langue de bois).

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Quel est, pour votre institution subventionnée et sous tutelle du ministère des Affaires Etrangères l’enjeu de la biennale d’art contemporain de Venise, Italie ? La biennale d’art contemporain de Venise, Italie est historiquement la première du genre et elle a d’ailleurs été conçue comme un événement politique puisque chaque pavillon est censée représenter une nation et ce dans l’héritage direct des pensées des états-nations du XIXe siècle. Bien sûr avec la dominance de la pensée du marché qui règne dans les esprits, tout cela paraît obsolète. Que pensez-vous du concept de pavillon laboratoire ? C’est un concept. A un moment donné dans l’histoire triviale des arts, il a existé du côté des réceptionneurs d’œuvres et des organisateurs de manifestations un sérieux doute sur la finalité des œuvres. Cela faisait déjà belle lurette que ce doute existait chez les artistes mais il fallait bien de temps en temps bon gré mal gré finir une œuvre pour l’échanger...

TITANIC, la panique des personnages cherchant l’évacuation (petites annonces).

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Grossier personnage avançant en attente d’une possibilité d’être mieux sculpté. Grossier personnage fréquentant salle de gym afin de se muscler en attendant d’être sculpté. Trop fin personnage en recherche de pâté pour se grossiériser puisque menacé de disparition. Volubile personnage en quête de situation pour déverser trop plein. Volubile personnage en crise aphatique recherche thérapeute du comportement pour traduction littérale des gestes. Muet personnage recherche environnement calme pour possibilité prendre corps à la manière et façon de l’époque prémédiatique. A peine esquisse cherche raison de forcer le trait. Inconscient personnage cherche environnement préfreudien pour se déployer. Personnage mythique cherche environnement prépeople afin d’œuvrer. Personnage pythique cherche environnement compréhensif post freudien afin d’œuvrer. Personnage pathétique recherche environnement non médicalisé afin de ne pas se faire so...

Les aventures de Rosecéunefiction (suite).

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Héritière en langage, il lui restait la fronde contre la généralisation : existence de la pieuse pieuvre à soupirs en passant par la preuve à vamps du pire. Fontaine inlassable, elle avouait en aveugle des crimes non commis, délivrait des modes d’emploi erronés : fausses pistes à Minotaure et des trébuches et trappes pour que les _______ decevants en çà de là où çà fait sonner faux à moins qu’une faux ? RoseCéunefiction séparait le jour de la nuit et savait pertinemment que çà peut faire du bien dès lors qu’elle les choisit ; Et pourtant ne connaît-elle réelle bataille épouvantail épouvantable ? De toutes les grimaces en mal fagotées, les industriels avaient troqués la marque contre le sceau impuissant de leur marque, contrefaçon en masse de savoir perdu et pourtant revenant. Les industriels formats en vamps pire et là crime kitschisé la proclamait bécassine. Chassez le naturel, il revient au galop, étouffez le culturel, il coulera à flots et sous le dél...

J’ai réécrit un article de Laurent GOUMARRE, paru dans art press 355. Une vision théâtrale, le propre du virus est d’être invisible à l’œil nu.

[...]Des années « contre » en somme, où le plateau devenait un enjeu hystérique, car son aspect réservé à l’activité de la représentation n’allait plus de soi. La perte de la valeur des représentations théâtrales dans le fonctionnement de la polis ayant paradoxalement sacralisé le plateau de théâtre comme simple lieu de moments de présentation souvent limité à de simples exercices de monstrations. Après près d’un siècle de questionnement de la part des artistes sur les représentations artistiques, les modalités et les présupposées des formes, puis de la volonté de certains d’annihiler la représentation, la fosse, de modifier les jeux de forces traditionnel(le)s des espaces représentatifs en interpellant le spectateur, en transgressant le code de son invisibilité, en modifiant les focales des miroirs mis en jeu dans les abymes et les cimes des espaces représentatifs. Le retour de cette agression du spectateur en tant qu’il est assis se retournait alors en une agression de la pa...

hypothèse de travail : La comédie sociale serait devenue un gros navet,

JE ME SUIS AMUSEE à REECRIRE L’INTERVIEW DE NICOLAS BOURRIAUD PARUe DANS ART PRESS 354. (suite)

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-         Vous dîtes que la postmodernité se caractérisait par la question « d’où viens-tu ? », ne croyez-vous pas que cette question est essentiellement moderne induite par les notions de liberté, d’égalité et de fraternité propres aux promesses de la modernité politique entérinée par la Révolution française de 1789. -         Je ne suis pas d’accord avec vous, je pense que nombre d’hommes et de femmes ont posé la question « d’où viens-tu ? » à leur mari, femme, amants, maitresses, enfants, etc.. lors de la période classique, voire antique..... -         Oui, bien sûr, donc, la question « d’où viens-tu ? » n’est pas caractéristique de la période postmoderne, ne croyez-vous pas plutôt que la question « T’es où ? » propre à l’essor des moyens de communication mobile et à l’in...

J’ai resitué l’article d’Elie DURING publié dans art press 354.

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Effets de leurre de vitesse ... Le thème du rétrécissement de l’espace par l’augmentation des moyens de transport, de l’augmentation du temps par l’augmentation de leur vitesse ne doit pas être confondu avec celui de la saturation des espaces et de la perte de temps générée par l’inflation des informations circulant qui loin de densifier l’espace-temps de nos perceptions aboutit à un espace-temps leurré puisque gonflé d’une flotille d’informations destinées à détourner l’attention de ce qui devrait nous importer. En effet, le passage à la limite théorique de l’idée d’une accélération générale à celle d’universel instantané n’a de valeur que dans le passage à une économie de la coopération succédant à celle de l’exploitation. Or nous assistons à l’inverse à une inflation langagière et des guerre de représentation incessantes afin d’écarter la possibilité de la déflation des discours circulant sur les « enjeux » et les « valeurs » et d’appeler un chat un c...

J’ai réécrit un article signé Elie DURING intitulé « à contre-emploi ».

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Opérateur malin et facétieux affairé au détournement ludique des procédures administratives ou des signes de la marchandise : telle était peut-être la figure de l’artiste contemporain du XXe siècle. Son schème aurait pu être celui de l’opérateur travaillant dans les grands laboratoires de recherche, éternel second des grands savants et qui, la nuit venue, hantant un laboratoire mental, se déployait par lui-même mimant et singeant les activités du jour et rejouant telle une Pénélope sans Ulysse le fil du sérieux de ce qu’il avait du faire hors son propre chef afin de le défaire et de se retrouver. Cependant, dans le même temps et dans un autre espace d’activité écosocioculturelle resurgissait dans le langage usuel une autre figure oubliée, celle de l’opérateur en télécommunications, plus connue dans les années 40-50, sous le vocable d’ « opératrice ». Dans les années 40-50, l’opératrice était cette personne qui assurait manuellement les branchements nécessaire...

J’AI REECRIT UNE CHANSON SIGNE ALEX BEAUPAIN.

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As-tu déjà aimé pour la beauté de la geste As-tu déjà dansé Les corps en plein levant, Pour la suave et les flux Des sueurs et des humeurs T’es-tu mêlé souvent ? .. .. Oui, j’ai déjà aimé pour la beauté de la geste mais les corps étaient prudes Je m’y suis cassé les flancs, Ces passions immatures Ces amours malagestes M’ont levé l’entendement., .. .. Les amours qui furent Font les amants exsangues Et leurs baisers trop sûrs Nous saisissent les membres .. .. Les amours passagères Ont de subtiles fièvres Et leurs baisers trop sus Se mélangent sur nos lèvres, .. .. Car à vouloir aimer Pour la beauté de la geste Les âmes dans nos corps Nous glissent entre les mains Elles nous échappent du ventre, Du cerveau et du reste Et s’envolent lentement, .. .. Mais lorsqu’on ose aimer Pour la beauté de la geste Cette âme dans le ventre Qui glisse entre nos mains Nous enflamme le cœur L...