jeudi 25 mai 2017

Nous avons bien lu la tribune « le gouvernement PHILIPPE ou l'espéranto de l'entreprise » rédigée par monsieur Michel OFFERLé qui est, anecdotiquement, la personne qui avait réussi à nous faire aimer le droit constitutionnel alors qu'il l'enseignait en cours magistral à l'Institut d'études politiques de Lyon et, malgré cette dette ou en raison de cette dette, nous ne pouvons nous empêcher de trouver la citée tribune superficielle : une fois analysée et décrite intelligemment la composition idéologique des membres du gouvernement PHILIPPE sous MACRON, que se passe t'il ? À l'idée selon laquelle « l'entreprise est le lieu de la production de la richesse », quelles sont les autres idées de substitution ?

 Ne faudrait-il pas parler d'entrepriseS plutôt que d'Entreprise (les droits des êtres humains plutôt que les droits de l'Homme) ? Notre expérience est que la plupart des personnes qui se disent haut et forts de gauche politique ont une conception de la richesse qui consiste à récupérer l'argent des impôts pour leur activité et leur gouverne au motif que leurs activités enrichissent les uns et les autres sans s'intéresser à comment ceux qui ont payé leurs impôts ont produit leurs richesses car ce ne sont que des manants et des grossiers personnages : de ce côté-ci non plus, on ne fera pas société et on est surtout très hypocrite. La caricature a ses vertus (que la vertu ignore). Pour ce que nous en savons, c'et François MITTERRAND lui-même qui avait instauré, dans les années 80, cette « religion » de l'entreprise au sein de la société française, avec pour figure de proue (ou idôle à vénérer) l'escroc Bernard TAPIE. Bon, depuis ce souvenir, nous pourrions penser que la société française a évolué et qu'aujourd'hui, la façon d'aborder les entreprises par le nouveau gouvernement de la République française est plus tempérée, pragmatique, et concrète. Bien sûr, nous pouvons nous tromper mais celui qui n'essaie pas ne se trompe qu'une seule fois.

la tribune publiée dans libération : http://www.liberation.fr/debats/2017/05/23/le-gouvernement-philippe-ou-l-esperanto-de-l-entreprise_1571742

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