mercredi 9 août 2017

CAHIER de VACANCES, Arithmétique par une réunion de professeurs, classe de sixième, éditions LIGEL, 1958. première leçon : le système métrique.



Les mesures sont des outils servant à exprimer des longueurs, des surfaces et des volumes.
Le premier outil de l'homme fut son corps, aussi les mesures en usage jusqu'à la Révolution française, et même encore employées çà et là et dans les pays anglo-saxons sont des mesures tirées de la longueur d'un membre du corps ou du travail humain. Leur nom même indique assez leur origine.
Ainsi, on trouve au nombre des mesures de longueur la brasse, divisée en coudées et celles-ci en cannes et en doigts. De même on utilisait communément la toise, divisée en six pieds, le pied en douze pouces, et le pouce en douze lignes.
De ces dernières mesures dérivaient d'autres unités. Pour les surfaces, on nommait « verger » un carré de douze coudées de côté. Le cultivateur, autrefois, se servait du « journal » pour évaluer l'étendue de son champ. Le journal était la surface qu'une paire de bœufs pouvait labourer en un jour, l'équivalent actuel d'un tiers d'hectare. Le vigneron utilisait comme mesure l'OEUVRéE, ou OUVRéE, surface qu'il pouvait travailler en un jour.
Au nombre des mesures de volumes et de capacités, on trouvait le pied-cube, vingt septième partie de notre mètre cube, communément employé par les bûcherons ; ces derniers utilisent aujourd'hui encore des mesures anciennes, comme le moule, cube de quatre pieds de côté.
Ce rapide aperçu de quelques mesures parmi les nombreux systèmes d'anciennes unités, permet d'en imaginer la complexité. Toutes ces mesures, suivant les numérotations sexagésimale ou duodécimale, générales alors, ont pu changer de nom pendant les quelques milliers d'années dans l'histoire, mais presque toujours on retrouve leur relation fidèle avec le corps humain ou le travail humain. Variables selon les pays, et les régions d'un même pays, elles rendaient difficiles les transactions à longue distance, mais elles restaient adaptés à travail de l'homme, du cultivateur surtout .
L'adoption du machinisme en agriculture et les nécessités du grand commerce, ont rendu caduques ces mesures « humaines ». Le tracteur , la faucheuse, la moissonneuse-lieuse font plus de travail en une journée que la paire de boeufs, et le « journal » n'est plus la surface cultivée en un jour... Le système métrique, à peu près universel, n'est pas basé sur le travail humain, mais sur le sol lui-même, il s'adapte à tout, à mesure que la machine supplée l'homme.

Exercices et problèmes :
  1. Exprimer en centimètre la longueur représentée par 1 000 globules de sang de 6μ de diamètre, placés les uns à la suite des autres.
  2. Donner le total suivant en kilomètres : 225 dam +197 hm + 18 9595 dm.
  3. Un fil de cuivre s'allonge de 0,018mm quand il s'échauffe de un degré. Exprimer en centimètres puis en microns l'allongement du fil téléphonique qui relie deux localités distinctes distantes de 5 km si la température et montée de 22 à 31 degrés.
  4. Un père et un fils se promènent ensemble. Le père fait des pas de 0,75 m et le fils, des pas de 0,55m. Quelle distance auront-ils parcourue lorsque le fils aura fait 800 pas de plus que son père ?
un peu de musique pour la route : https://soundcloud.com/dbfc/autonomic

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