jeudi 1 juin 2017

Mes textes sont si peu lus qu'il n'est pas surperflu de les replacer dans le flux : aujourd'hui, « L’appel de la mi-voie, conference de l’editeur. » Un texte des années 2000.



Au début des années 2000, peut-être 2003, j'ai fait un remix de l'appel du 18 juin 1940 du Général De Gaulle, et ce, dans mon souvenir, pour passer le temps mais il est possible que ma mémoire me leurre. Le texte s'est appelé l'appel de la mi-juin, de la mi-voie ou de la mi-voix et existe en différentes versions. Pour l'instant nous avons retrouvé celle ci -dessous. Mais nous nous souvenons précisément d'une autre version où en lieu de « Moi, ex-général actuellement en rase campagne, [..] », nous avions écrit « Moi, général sans campagne actuellement en rase campagne, [..] »
Je n'ai pas souvenir qu'à l'époque le Général DE GAULLE fût une telle référence cuisinée à toutes les sauces.
[c'est sans doute toi qui a lancé la mode, c'est cela que tu veux nous faire croire? Non, moi j'essaye de lancer des proverbes, des trucs qui durent pendant des siècles et des siècles dans le plus grand anonymat...]

« Les chefs qui, depuis des années, sont à la tête des armées du texte ont formé une oligarchie. Cette oligarchie, alléguant la défaite de nos esprits, s’est mise en rapports avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force électronique, publicitaire et monétaire de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont leurs moyens, leurs techniques et leurs méthodes qui ont atteint ou surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?

Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour nos esprits européens et humains. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus ne peuvent faire venir un jour la victoire.
Car chacun n’est pas seul ! Nous sommes nombreux à pratiquer la façon. Nous pouvons faire bloc un par un et tous pour tous. Comme ici, vous pouvez préserver l’esprit public joyeux et forger vos particularités, vous cultiver au contact des mondes des textes préservés en complexe simplicité, cheminant. Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de vos corps et âmes déboussolés et flottants. Cette guerre n’est pas tranchée par le fin mot économique logico pratique mesurant l’humain sur l’échelle de qui encule et qui se fait enculer. Cette guerre est une guerre totale, quoique diagonale.

Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent qu’il y a dans le cosmos des écrits tous les moyens nécessaires pour venir à bout un jour de cette idée d’ennemi immortel.
Foudroyés aujourd’hui par la force psychique de la propagande, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force psychique redéployée du bon côté. Le dessein est là à moins que son seing.

Moi, ex-général actuellement en rase campagne, j’invite les officiers et les soldats du texte qui se trouvent en territoire libre ou qui viendraient à s’y trouver avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les techniciens et les ouvriers spécialistes en pratique des industriels détournant les effets du texte à se mettre en rapport avec ma personne.

Quoiqu’il arrive, la flamme de la résistance en littérature ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain comme aujourd’hui, aujourd’hui comme hier. Presque.1
1 D’après « l’appel du 18 juin » du Général De Gaulle, 18 juin 1940.

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