lundi 26 décembre 2016

Forum « quel Bilan pour l'année 2016 ? »


  • Qu'est-ce que tu as pensé de l'année 2016 ?
  • Ben, tu sais, en ce qui me concerne, je suis plus ou moins restée bloquée en juin 1999 alors c'est un peu difficile pour moi de te répondre. Parfois, j'ai des bouffées de conscience, je suis dans un endroit et tout à coup, je vois toutes les personnes autour de moi et ce qui me paraît totalement effrayant c'est cette sensation que les trois quarts de ces personnes n'ont plus de cerveau et sont téléguidées depuis leurs téléphones portables ! Et puis tout se referme et je retrouve mon monde c'est-à-dire celui qui n'est pas vraiment de ce monde.
  • Mais qu'est-ce que tu peux débiter comme âneries, ce n'est pas possible !
  • Justement, c'est pour garder ouvert les possibles qu'il est nécessaire de dire ce que tu appelles « des âneries ».
  • Moi, je n'arrive pas à me souvenir quand commence l'année 1996, j'veux dire 2016. Je me souviens bien du 07 janvier 2015 avec l'ouverture des soldes et l'attentat à charlie hebdo mais alors en 2016... faudrait que je relise mes notes...
  • ou les retro dans les journaux …
  • Ouais, mais dans les journaux, à 80%, on te cause de l'actualité du commerce mondial et donc on te donnera la rétro des activités commerciales mais ce n'est pas forcément celle qui correspond au vécu, j'veux dire pour les personnes qui ne sont pas contrôlées depuis leurs téléphones portables...
  • Moi, je n'écoute presque plus la télé ou la radio et quand j'entends ou vois une émission dite culturelle ou de divertissement, cela me frappe à quel point les mecs et les meufs sont juste en train de vendre leur camelote, cela n'a aucun intérêt !
  • Ouais, quel bilan carbone pour les industries culturelles ? Je suis assez d'accord avec l'idée de surproduction de biens culturels et l'apparition de personnes obèses culturels qui sont handicapés par toutes les âneries qu'elles ont ingurgités et le gras culturel qui les étouffe...
  • Ben, voilà ! En 2016, il y a eu la COP 21 à Paris !
  • Ce n'était pas plutôt fin 2015 ?
  • Et cela a changé quoi ?
  • Comme d'hab,pas grand chose...
  • Parfois, au supermarché, j'ai le vertige : je passe devant les frigos et je vois tous ces produits (yaourt au truc et machin, crème bidule nappée de chose, carottes, rapées, plat préparés, etc.) et je ne peux m'empêcher de penser que tous ces produits ne servent à rien, qu'ils coûtent trop cher, et au consommateur, et aux collectivités humaines, et que le monde irait mieux s'ils n'existaient pas.
  • Moi, j'évite d'y penser. Si je commence à penser à la meuf qui toute la journée a fait, par exemple, semblant d'accompagner des chômeurs dans la recherche d'un boulot tout en les accompagnant vers des stages et des ateliers de distraction, qui ensuite va aller au supermarché acheter tous ces produits inutiles au motif qu'elle est une femme active et qu'elle doit gagner du temps puis qui bouffera et fera bouffer ces merdres à ses mômes ou mari(s) puis qui regardera la télé et enviera toutes les pouffes qui y font croire qu'elles sont épanouies tout en se faisant intoxiquer par la pub qui impregnera sa personne pour lui dire ce qu'elle doit acheter pour être belle et désirable, etc, blabla, si je commence à penser à tout cela alors j'ai mal à la tête et je commence moi-même à à étouffer …
  • Oh, pas de sexime, la connerie mondialisée est valable pour les mecs aussi !
  • Oui, bien sûr. Ce que j'ai observé, c'est que l'achat de la dite « fausse bouffe » est lié avec l'occupation de « faux boulot ». Parce que, par exemple, les ouvriers du bâtiment quand ils vont au supermarché faire leur courses pour leurs repas de midi, ils achètent des vrais casse dalle : pain, saucisse, merguez, fromage, fruits, pinard, etc.. du solide pour récupérer leurs forces de travail. Le petit minet qui fait de l'accueil dans une boite de coaching, il va acheter des sushis et des crèmes dessert... Enfin bon, je peux me tromper...
  • Non, tu as tendance à généraliser tes observations. Nous sommes maintenant dans une ère scientifique : avec les datas, nous aurions les moyens de vérifier ton hypothèse sur un grand nombre de personnes.
  • Ouais, m'enfin, tu comprends bien que cela va être difficile de définir la notion de « faux boulot » dans un travail académique ...
  • Et comment tu définis les faux boulots ?
  • Ce sont des boulots qui ne servent à rien, si ce n'est de valider et/ou consolider des fictions permettant le maintien de privilèges sociaux ou de hiérarchies sociales... grosso modo et à peu près.
  • Ouais, enfin c'est un peu plus compliqué que cela, si tu qualifies certains boulots de « faux boulots », tu abordes forcément des problématiques politiques. Par exemple, dès lors que les trois quarts des données administratives peuvent être gérées par de l'informatique, le « conseiller emploi » de pôle emploi aura un rôle essentiellement relationnel donc psychologique, or si tu es une personne d'extrême gauche politique, tu penses qu' hors sphère médicale, les boulots psychologiques sont forcément des faux boulots, des boulots d'instrumentalisation sociale, voire des boulots carrément toxiques socialement...
  • Si tu es écologiste, tu vas aussi dénoncer les faux boulots car ils ne font qu'accroitre inutilement les dépenses d'énergie et la destruction de la nature.
  • Les faux boulots créent aussi des problèmes sanitaires ! Ceux et celles qui les occupent sont à terme minés consciemment et inconsciemment et deviennent déprimés, dingues ou fascistes !
  • Je ne comprends pas.
  • Ok, je vais essayer de t'expliquer. Un petit paysan dans le temps, il avait un bout de terre, deux trois vaches, quelques poules, etc.. Il produisait sa bouffe dans toute sa diversité et vendait les surplus sur les marchés au prix du marché. Ensuite t'avais quelques grands paysans qui produisaient pour nourrir les gens des villes, et en fait ceux-là produisaient surtout du blé pour faire du pain qui était l'aliment de base. Donc, dans les villes, tu ne pouvais qu'avoir des gens qui avaient un boulot qui servaient à quelque chose pour la ville et pour les populations. T'avais aussi les voleurs. Après la guerre, il a été demandé aux paysans de nourrir toute la population et non plus de continuer à produire à partir de la réalité de leur vie quotidienne et de leur exploitation, c'est à partir de ce moment-là que les choses se dérèglent parce qu'elles ne sont plus réglées par rapport à la nature.
  • Tu dis n'importe quoi ! Je ne vois pas le rapport avec les faux boulots !
  • Ben si !. Je réfléchis à l'échelle de l'individu, de l'être humain car c'est la bonne échelle. Je lis ici ou là des théories économiques, mais tout est faux car tous ces messieurs dames théorisent à partir des échanges de richesses. Pour eux, c'est l'échange et l'innovation qui créent de la richesse. Or c'est faux ! Je suis comme LAVOISIER, rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme !
  • Et donc, selon toi, cet accroissement artificiel de richesses se traduit maintenant par une perte naturelle de richesses entrainée par la pollution, c'est cela ? Comme en Chine de nos jours, par exemple ?
  • Voilà : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
  • Ce que je crois moi, c'est que ces messieurs dames qui théorisent l'économique font des jolis discours mais ils négligent d'incorporer dans les motifs et les défauts des êtres humains et de leurs communautés la dimension sexuelle des êtres humains et des communautés humaines. C'est pourquoi leur discours sur les richesses économiques sont faux.
  • Ben, c'est bien ce que je dis, ces messieurs dames oublient toujours la nature quand ils parlent de richesses !
  • Bon, ben nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge !
  • Laquelle ? La rouge ?
  • Oui, précisément la rouge ! les uns sans les autres parlent de monde post politique où il n'y aurait plus ni droite ni gauche politique, blabla, machin, patin, couffin, or si j'introduis la dimension sexuelle dans le champ politique, alors il y a bien une gauche et une droite.
  • Euh ..
  • Grosso modo, la question serait : Suis-je obligé(e) de vivre dans l'ordre sexuel sado-maso qui est de droite voire d'extrême droite ou est-ce que je peux vivre dans une anarchie d'individus sexués qui est plutôt de gauche ?
  • Ton anarchie sexuelle, c'est un bordel, non ?
  • Je parle d'anarchie d'individus sexués.
  • Le problème des théoriciens, c'est leur manque de travaux pratiques !
  • Einstein a bien théorisé tout seul dans son coin à Berlin pour décrire un monde et des réalités qui étaient masqués...
  • Pour ce que j'en ai compris, le problème de l'ordre sado-maso c'est qu'il se nourrit de la haine et de la peur et donc qu'à terme, il doit en créer pour perdurer.
  • Bon, Ok, alors, pour ma part, je propose un désordre sado-maso.
  • Ah, enfin, des comiques ! Je commençais à désespérer...

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