lundi 29 juin 2015

Léonard de VINCI lit les journaux.

Pour des raisons non obscures de grève soit un mouvement social de certaines catégories du personnel de l'imprimerie, Léonard de VINCI s'était retrouvé avec le magazine de publicités agrémentées d'articles donné en supplément du journal Le Monde daté du samedi alors que Léonard avait acheté le journal Le Monde daté du dimanche. Léonard De Vinci étant d'une nature curieuse et ayant tout le temps devant lui (quoique beaucoup déjà passé derrière), Léonard de Vinci donc, s'attela à la lecture et contemplation des pages du dit magazine. Celui-ci commençait par une publicité en double page où pouvait se voir la photo d'une femme et d'un enfant, sans doute une mère et sa fille, et se lire la légende « Jamais vous ne posséderez complètement une Patek Philippe. Vous en serez juste le gardien pour les générations futures. » Léonard De VINCI, qui préférait les hommes plutôt jeunes, avaient déjà remarqué que des hétérosexuels ont ce fantasme de la femme qu'ils ne posséderaient pas complètement et qui s'oppose sans doute à un autre cliché celui de la femme qu'ils posséderaient complètement. Fantasme et cliché sur lesquels s'adossait le juste cité texte publicitaire tentant de fourguer une simple marchandise, soit ici une montre. Léonard se demandait si ce fantasme de la femme non possédée complètement faisait référence chez ces hommes hétérosexuels à l'expérience de jouir avant leur femme ou alors à celle de ne pas réussir à faire jouir leur femme jusqu'à l'absence. Léonard pensa ensuite que cette publicité cherchait plutôt à flatter l'ego de femmes puisqu'il s'agissait de modèles de montres pour femmes, le message subliminal pouvant être, soyez cette femme non complètement possédable en achetant cette montre machin . Après avoir tourné la page, Léonard De Vinci vit sur la page de gauche une publicité non ambiguë pour une autre marque de montres et sur la page de droite une photo d' un rectangle noir traversé de deux bandes blanches verticales, le tout sur un fond blanc et à côté d'un petit rectangle rempli de lignes de textes, ce qui permettait de supputer que le grand rectangle noir fût un tableau. La présence d'une ligne grise horizontale dans le bas de la photo tendait à conforter cette hypothèse puisqu'il pouvait s'agir du sol depuis lequel le mur où est accroché le tableau s’élancerait.

Léonard lu le texte placé au dessus de la photo : « carte blanche à Taryn SIMON... » Léonard se souvint avoir lu ce nom dans une rubrique du magazine LUI où l'auteur d'une série de ragots racontait s'être trouvé dans un dîner placé à côté de la demoiselle, par ailleurs nièce ou petite nièce de peut-être David LYNCH (Steven SPIELBERG), et qu'il ne l'avait pas trouvé drôle. Léonard se souvint être allé voir sur le web large et mondial ce qu'il pourrait y voir des travaux de la demoiselle et en ayant vu ce qu'il y avait vu, Léonard avait compris ou cru comprendre que la damoiselle faisait surtout du blablablabla dont elle enrobait ses interlocuteurs afin qu'ils croient ensuite voir quelque chose d'intéressant dans ce qu'elle donnait à voir qui pour Léonard de VINCI ne relevait que d'un banal trivial.
« ...au croisement de la photographie et de l'art conceptuel ...» Léonard commença à ressentir cette sorte de maux de tête qui lui faisait éviter autant que faire se peut toutes lectures de magazines spécialisés dans les arts et leurs artistes : « Le sale néant de certains textes peut s'avérer bien plus dangereux pour l'esprit que la lecture de textes de propagande salafiste ! » lui avait fait remarqué un de ses amis. Léonard de VINCI cependant, puisque curieux, poursuivit sa lecture : « ...Cette artiste américaine donne à voir au-delà des apparences... » Léonard ne comprenait pas pourquoi nos sociétés étaient passées de discours majoritaires raillant les artistes et leurs œuvres à des discours majoritaires les encensant et les figeant dans des expressions formols : « Donner à voir au-delà des apparences », voilà une ambition bien démesurée pour une seule personne ! Surtout si on relie cette ambition à l'image d'un rectangle noir traversé par deux bandes blanches verticales réalisée non pas par un russe au début du XXe siècle mais par une américaine au début du XXIe siècle c'est-à-dire après que les actionnismes viennois aient bouffé leur merde et se soient enQlés dans des performances publiques au milieu de poules et poulets vivants...
Le texte de l'article du magazine continuait  par « ...Chaque semaine, elle ouvre à « M » son œuvre ultradocumentée.... »
Léonard de Vinci ne put poursuivre la lecture au delà du mot « ultradocumentée » qu'il trouva pour le moins pédant. Pour chasser la fatigue et la lassitude qui l'assiégeait devant tant de stupidités truellées, Léonard de VINCI se chatouilla lui-même et rit. Il respira et décida qu'il en avait assez lu.

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