mercredi 21 septembre 2016

Nous n'avons pas bien compris une phrase lue dans Libé du 20 septembre 2016 dans le portrait de mademoiselle Charlotte LE BON : « L'univers des hôpitaux psychiatrique l'intéresse », c'est-à-dire ?


article : http://next.liberation.fr/culture-next/2016/09/19/charlotte-le-bon-quebecoise-libre_1502923
C'est-à-dire elle veut embrasser une carrière d'infirmière-psychiatrique ou de psychiatre des hôpitaux ? Parce que sinon, qu'elle ne se gène pas, elle peut y aller, dans le jargon, cela s'appelle des « hospitalisés libres » qui apparaissent pour les hospitalisés sous contrainte  d'un tiers ou de la police tels les vrais fous, outre le personnel soignant, bien sûr. Enfin que la minette ne se gène pas pour s'y organiser avec l'aide d'un médecin un petit séjour afin de découvrir cet « univers » qui l'intéresse. Nous ne sommes pas au courant des dernières tendances dans les HP mais en 99, à Maison-Blanche, à peut-être Neuilly sur Marne ou Plaisance, il était possible de participer à un atelier gâteau le samedi après-midi, il y avait une grand parc dont on avait cependant vite fait le tour, une bibliothèque fermé dès le mois de juin et pour tout l'été, un bar associatif où il est possible de boire des cafés et d'acheter des cigarettes, une coopérative d'achat où trouver des cadenas pour les armoires, des cahiers et des crayons, mais peut-être aussi des sodas et des boites de biscuits, un atelier peinture. Le dimanche, il est possible de communier dans l'eucharistie pour les baptisés catholiques, les non baptisés n'ayant pas accès à l'hostie. Dans les films américains, on voit toujours des séances où les malades d'HP sont assis en cercle et discutent avec des médecins de leur état et de leur progrès, DESPLECHIN a montré aussi une telle scène dans le film Rois et Reines mais dans notre expérience, il n'y a rien de tout cela, pour parler seule avec un psychiatre et une infirmière dans une petite pièce exiguë et avoir un suivi afin d'espérer une sortie, il faut quasi se battre et faire le siège du bureau voire du psychiatre. Après côté drogues, il est possible d'expérimenter des trucs qui vous paralyse le corps et vous place une enclume à la place du cerveau, j'imagine qu'en statut d' hospitalisé libre, il doit être possible de négocier son ordonnance de médicaments et d'obtenir plus d'informations sur les produits qui vous sont injectés en piqûres. Voilà, sinon, dans le cadre de ce séjour de découverte d'univers d'hôpitaux psychiatriques, nous déconseillons à mademoiselle Charlotte LE BON d'utiliser des phrases telles « tu me prends où tu veux » parce même les fous qui ne sont pas obsédés sexuels à se toucher la teub explicitement en vous regardant ( Les HPS sont mixtes depuis les années 70 nous avait expliqué un infirmier en nous conduisant à un examen neurologique) parce que même les fous non officiellement obsédés sexuels sont quand même assez au pied de la lettre et pas très distance chic ironique complice mais en fait que dalle quant à ce qui se dit par le langage.
Nous profitons de la présente pour induire une réflexion sur la prise de médicaments en HP et dans le cadre de recherche de solutions pour boucher le trou noir de la Sécurité sociale : beaucoup de malades recrachent les médicaments qui leur sont donnés le matin afin de ne pas finir légume vivant en HP mais espérant avoir une chance d'en sortir, il y aurait peut-être des réflexions à avoir en créant des salles de sport pour que ceux qui ne veulent pas prendre de médicaments et être sous camisole chimique puissent se fatiguer physiquement,ou en organisant des ateliers jardins potagers. Nous avions aussi réfléchi au fait qu'il serait important de faire participer les malades à la vie de l'HP (ménage de leur chambre, confection de leur repas, vaisselle) afin que les malades ne restent pas sans rien faire de leurs journées. Tout l'argent qui est claqué dans les médicaments pourrait être économisé et/ou redéployé d'une façon plus intéressante pour les malades et les personnels soignants. Si nous avions écouté les médecins, nous prendrions un anti-psychotique qui coûte ultra cher le matin, le midi, le soir, le tout remboursé à 100%. .

Voilà, et donc une autre piste pour réinjecter un peu de flouze dans les HP serait donc d'organiser des séjours-découvertes d'univers payé plein pot pour les damoiselles et damoiseux en quête de sensations et d'expérience telle mademoiselle Charlotte LE BON. Peut-être réfléchir à des animations vintage : electro-choc, bain d'eau froide, etc...

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