la neuvième promenade par manuelleyerly
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Louise et les chics types en stéréos ou le bovarysme sifflera trois fois,
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« Ne crois-tu pas que le fait que notre mère répétait assez souvent « avoir travaillé à la Fille-Dieu » a du modeler nos représentations inconscientes dans une direction inattendue pour des non-baptisées ? » écrivait courriellement Louise à sa sœur Martine. « surtout avec un père vicaire réduit provisoirement à l'état laïc !» répondit courriellement lapidairement Martine placidement. Les procédés épistolaires electroniques ne sont guère propices aux épanchements sentimentaux, constata Louise sobrement. « Du provisoire qui dure ! » écrivirent rapidement les mains de Louise clavièrement afin de donner à leur père le mot de la fin. Provisoirement, s'entend.
Martine et les sages images
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Après avoir fait ses quatre cent cinquante kilomètres journaliers afin de trouver de quoi pour ses chats, Martine savourait le rien, le temps qui passe et la fatigue des corps [oui, au pluriel, car comme tout le monde martine a au moins neuf corps sans compter les corps empathiques, sympathiques, clandestins voire parasites) bref, Martine savourait le tout en sirotant une bière. L'esprit dilaté et vagabondant, Martine regardait une image dessinée sur la canette représentant une femme enceinte un verre à la main. Martine trouvait jolie cette sorte de vierge à la bière quoiqu'elle ne comprenait pas ce que pouvait bien représenter ou signifier cette sorte de trait qui partait de l'épaule de la vierge enceinte du sauveur du monde. Ce n'est qu'en sortant de l'image et reprenant quelque « distance » que martine se souvint qu'une femme enceinte buvant de la bière n'est pas une image désirable et encore moins d'Epinal. Ainsi donc le trait sortant de l...
les aventures de Martine : les ertzaz des trois parques sont en vente au supermarché,
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Martine entendait d'une oreille une émission de radio puisque le kit main libre de son non chic téléphone portable avait une oreillette en panne, Martine écoutait d'une oreille une émission de radio « spéciale eros » où trois écervelées s'appliquaient à se donner publiquement à entendre sexuellement disponible et demandeuse, libérée et libérale, un poil dominatrice magnétique, bref à se montrer conforme à l'idéal chanté en creux à longueur de journée par les marchands et leurs publicitaires, Martine entendait ces trois idiotes se demander quel mot était le plus « bandant » et chacune de s'appliquer consciencieusement et laborieusement afin d'y répondre avec « esprit » et « sexy »sans qu'aucune ne fasse remarquer qu'il s'agit d'un savoir hors de leur portée puisque le sexe de leur corps ne bande pas vraiment, puisque le corps de leur sexe ne se bande pas vraiment [à moins que des cordes]. Sous cet éclairage, les babillages de ces dames ressembl...
Les années 90, un mouton peut en cacher un autre.
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J'ai un souvenir dont je ne sais si je l'ai vécu, s'il m'a été rapporté ou si je l'ai inventé. Nous sommes dans une chambre d'hôtel sans doute après une représentation d'un spectacle, il y a peut-être sept ou huit personnes, ou cinq ou six, nous sommes assis sur un lit ou plus vraisemblablement à côté au sol. Un danseur a raconté que lui et sa femme ont tourné dans l'habillage de fin de programme de la chaine de télévision arte et un autre a dit que sa sœur l'a également fait. Le « clip » dans mon souvenir avait été réalisé par Helène Guetarry, sorte d'ancêtre de David La Chapelle ou de petite fille de Claude Cahun, et consistait en des personnes habillés selon une évocation de mouton jouant précisément à saute-mouton. Nous sommes donc dans la chambre d'hôtel et le jeu consiste à reconnaître soit la sœur d'un tel soit celui-ci ou sa femme passant à l'image où pourtant la première sensation reflétaient des silhouettes toutes identi...
Martine et les droits de son genre.
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Martine entendait portée par des ondes radiophoniques la ministre des droits de son genre parler de la violence faite aux femmes et conjugale. Cette jeune femme avait une telle façon de parler que Martine se surprenait à éprouver le désir de la secouer en hurlant « bordel mais accouche de ce que tu veux dire ! ». Cette jeune femme avait une telle façon de parler lentement, doctement, palissement des violences en général faites aux femmes en particulier que ce qui surgissait dans l'esprit était le désir irrépressible d'exercer une violence sur cette jeune femme dont la telle façon d'évoquer les violences faites aux femmes induisait une sorte de passage à l'acte même chez le plus innocent … STOP THAT LOOP PLEASE!!!!!! Martine ne pouvait s'emp^^echer de trouver suspect l'existence d'un ministère des droits propre à son genre, elle soupçonnait une sorte de ruse pour mieux maintenir l'inégalité des considérations, pour mieux maintenir le statut de femelles ...