jeudi 18 décembre 2014

Papy MEUJOT passe son master II à l'Université : nouvel épisode précédent le précédent.



Papy MEUJOT était encore attablé à la cafétéria de l'Université. Il s'interrogeait de plus en plus sur l'opportunité de passer un master II à son âge et aimait à trainâsser à la cafétéria de l'Université en ingérant un nombre impressionnant de cafés au lait au goût immonde et issus de machines à café. Ainsi, il ne pensait à rien et contemplait la jeunesse de son pays. Il était toutefois parfois troublé par l'absence totale d'innocence qu'il croisait dans les regards de ceux et celles qu''il contemplait. « Ils semblent pour la plupart être déjà mort plusieurs fois, avait tenté de formuler Papy MEUJOT, alors que moi-même à 130 ans, j'ai le sentiment d'être toujours aussi vert, à peine sorti des jupes de ma mère.. »
Ce jour-là, Papy MEUJOT s'était offert le journal LE MONDE, en hommage à son ami Victor, disparu à l'age de 83 ans (« un gamin! »), qu'il avait toujours connu abonné à ce journal. C'était Victor qui lui avait raconté que le journal LE MONDE était d'inspiration protestante, iconoclaste, privilégiant une connaissance du monde par les textes (« le texte, rien que le texte!) Mais les temps allant et le corps d'Hubert BEUVE MERY bien froid dans sa tombe, le journal avait accueilli des dessinateurs satiriques et leurs dessins puis, ô trahison !, des images photographiques  : « Ce n'est d'ailleurs pas ce qu'ils savent faire de mieux, se disait Papy Meujot en contemplant des photographies pseudo artistiques, conceptuelles tartuelle à la crème décoration de toilettes pour dames, dans ce numéro du journal le Monde où le supplément Livres vantait les Beaux- Livres à offrir pour Noël, même les images mal impriméesparaissant dans le journal « aujourd'hui en France » sont plus intéressantes ! J'espère au moins que les photographes de telles piteuses images couchent avec des personnes de la rédaction afin qu'existe une explication à tant de médiocrité et que l'honneur du journal soit sauf ! »
Papy MEUJOT feuilletait le journal et s''arrêta sur un article intitulé « le talon de la discorde » relatant une étude universitaire sur le port des talons hauts chez les femmes, étude menée par un professeur en « processus d'influence » à l'université de Bretagne Sud. Le seul intitulé du champ d'étude de ce professeur fatiguait Papy MEUJOT; il sentait revenir ce sentiment de « fake » qu'il éprouvait lors des cours dispensés dans son Master II  « L'université est devenue kitsch et « faire des études » revient à tenter de se saouler avec du CANADA DRY !, méditait Papy MEUJOT, Ce n'est pas là que se trouve l'arbre de la connaissance … ou alors est- ce simplement que cette façon de regarder le monde ne m'intéresse tout simplement pas, mais alors pas du tout …. » Papy MEUJOT commença a lire une vignette de texte placé dans le coin gauche de l'article intitulée « et pendant ce temps-là, les filles portent du plat. » Papy MEUJOT lisait perplexe des propos qui auraient pu se trouver dans les magazines ELLE, Marie-Claire ou Voici quand il trébucha sur la phrase « Si ces souliers [ les chaussures de sport] foulent plus le bitume que les moquettes de bureaux et ne jouent à priori pas de rôle dans l'ascension sociale de celles qui les portent ... » Papy MEUJOT en faillit cracher son sablé à la confiture : « mais de quoi et de qui nous est parlé, là ? De cocotes ? De semi-mondaines ? De courtisanes ? Dans quel siècle sommes-nous ?, hurlait -il intérieurement »
C'était décidé, Papy Meujot irait dès le lendemain se mettre au vert dans sa campagne.

 

Proverbes du XXIe siècle : ne plus savoir ou se trouve la plaque ;

GOGOL + : FORUm « Quelle est la différence entre un carnet de notes et un carnet de notes ? » .




  • Salut çà va !
    • Bof ; j'ai eu vingt-cinq sur vingt en chimie et moins dix huit sur vingt en composition française ce qui me fait une moyenne de 3,5 sur vingt.
    • Et en sport, t'as eu combien .?l
    • Ben, çà dépend, y a plusieurs sports ...
    • Et en programmation informatique de jeux vidéos?
    • j''ai pris l'option architecture des réseaux pas jeux vidéos,
    • Ah, bon, et en latin . ?
    • En quoi ? En matin ? C'est quoi cette matière ?
    • De toute façon, je ne comprends plus ce qui vous est enseigné par conséquent, tes notes ne me disent rien.
    • Ce n'est pas plutôt le contraire, puisque tu ne comprends pas ce que je suis censé apprendre pour devenir quelqu'un de bien et bon, les notes existent pour t'aider à comprendre où j'en suis.
    • Ouais, mais c'est un peu comme avec l'argent :au départ c'est un truc pour faciliter les échanges et rendre la vie plus facile et puis cela devient un truc délirant pour lequel des personnes s'entretuent et polluent la nature.
    • Et puis, c'est facile de noter des sciences exactes ou expérimentales ou des règles de grammaire ou de l'acquisition de grands récits communautaires mais dès qu'il s'agit de matières plus floues comme composition française ou réflexion philosophique, là je suis d'accord que les notes n'ont pas sens.

(à suivre)

mardi 16 décembre 2014

Les questions qui se posent :Pourquoi les plus pauvres n'auraient-ils pas eux aussi envie de rigoler (malgré tout) ? Pourquoi les plus pauvres n'auraient-ils pas eux aussi envie de rigoler (avec tout) ?


la main invisible peut-elle être orange ? par manuelleyerly

Lu dans le journal Libération daté du 15 décembre 2014 : « ce qui reste le plus surprenant, c'est la figure du Suisse révolté. »


Ce qui reste surprenant c'est l 'épaisseur des préjugés ! Donc DURRENMÄTT, WALSER, GODARD, TINGUELY, GIGER, WITZ, RAMUZ, etc... ne sont bien sûr que des hologrammes ! Il nous avait semblé qu'historiquement, le suisse est un révolté, paysan ou bourgeois des cités, ne voulant plus payer d’impôts aux nobles austro-hongrois et allemands mais n'ayant pas, dès lors son indépendance acquise, le goût d'en faire une religion lyrique puisqu'il s'agit d'abord d'aller s’entraîner au stand de tir afin de pouvoir se battre concrètement en cas de tentative de subordination. Cependant il se peut que nous nous trompions. (ou, pour lutter contre les clichés, sommes-nous obligés d'en créer d'autres. ?..)

Vente aux enchères de masques Hopis et Navajos : soutien aux revendications des indiens Hopis.


les questions qui se posent special dedicace par manuelleyerly
Dans les épisodes précédents.
 

samedi 13 décembre 2014

Mon témoignage en faveur de la loi MACRON (quoique je ne l'ai pas lu et ne sais pas vraiment de quoi elle parle) :



Le prix des produits antipuces pour chats (pipettes ou fogger) ont baissé de trente-trois pour cent dès lors qu'il a été possible de les trouver en supermarché et non plus exclusivement chez les vétérinaires et les pharmaciens.
[séquence délation : concernant la pétition que les pharmaciens ont eu proposé à leurs clients de signer afin de défendre leur monopole à vendre de l'aspirine, il conviendrait de tenter d'avoir l'âge de chaque signataire afin d'être sûr que cela ne soit pas une signature acquise auprès d'une personne âgée dite vulnérable, nous en profitons pour signaler une piste de réflexion pour un prochain rapport théodule : les vieux et les vieilles qui consomment beaucoup de médicaments ont-ils des relations avec leurs pharmaciens analogues à celles des junkies avec leurs dealers ?.]

Objet trouvé : Mon livret de sciences appliquées, l'homme dans son milieu (ce cahier de travail du jeune observateur scientifique a pour objet la préparation au CEP et répond aux programmes et aux instructions de 1947 et de 1953.) EXTRAITS VII:




LES VENTS DOMINANTS DE LA REGION

LE VENT EST UN COURANT D'AIR.
LE jour, la terre se réchauffe plus vite que l'eau de mer. L'air qu touche à la terre se dilate, devient plus léger et monte comme le duvet au-dessus du poêle (Montgolfière) ? La pression de l'air diminuant au-dessus de la terre, il y a appel d'air : un courant d'air s'établit de la mer vers la terre analogue au tirage de la cheminée : c'est la brise de mer.
La nuit, c'est le contraire qui se produit : l'eau de la mer se refroidit pluls lentement que la terre : au-dessus de la mer, l'air dilaté monte, la pression diminue : il y a appel d'air de la terre vers la mer, c'est la brise de terre.
La brise de mer et la brise de terre sont des vents réguliers périodiques.

  1. LE VENT EST UN DÉPLACEMENT D'AIR, dû à une différence de pression atmosphérique entre deux régions.
  2. LA VITESSE DU VENT et par suite sa force est d'autant plus considérable que la différence de pression est plus grande entre la région chaude et la région froide. La vitesse du vent se mesure en mètres-secondes avec un anémomètre, moulinet relié un compteur. Le vent est faible ( 1 à 5 m à la seconde), modéré (10m), fort (20m), en tempête (30m).
  3. LA GIROUETTE indique LA DIRECTION DU VENT. Les vents varient en direction selon les régions, et pour la même région, selon les saisons, et parfois pour le même lieu selon les moments du jour (brise e mer, brise de terre). Il y a des vents réguliers, des vents saisonniers, des vents locaux.
  4. ON APPELLE VENTS DOMINANTS d'une région, ceux qui soufflent plus souvent que les autres au cours de l'année. Si l'on considère la France en général, les vents dominants sont ceux du Nord-Ouest en été, ceux du Sud-Ouest en hiver, sauf pour la région méditerranéenne : là souffle en été le vent de mer, en hiver, le vent des montagnes froides vers la mer chaude : mistral en Provence, tramontane en Languedoc, cers en Roussillon.
  5. LE RÔLE DU VENT. a) le vent purifie l'atmosphère : il disperse l'air vicié, les gaz malsains, nauséabonds des villes. b) le vent répartit l'humidité dans l'atmosphère : il pousse vers la terre les nuages formés au-dessus de la mer. Certains vents amènent un temps doux et humide ; certains autres un temps sec et froid . L'observation du vent est très importante pour la prévision du temps probable. c) Le vent aide à la fécondation des fleurs comme à la dissémination des fruits. d) Le vent est utilisé encore comme force motrice (éolienne).e) Le vent a malheureusement des effets néfastes pour les maisons et les récoltes lorsqu'il est violent (trombes, cyclones).
L'HOMME DANS SON MILIEU
  1. Construire une girouette comportant un flèche mobile et ue croix horizontale portant indications : N, S, O, E. Mettre le girouette en lace en orientant la rose des vents avec la boussole, le soleil ou l'étoile polaire.
  2. Observer la direction (girouette) et la vitesse (anémomètre) du vent deux fois par jour ; les noter (tableau modèle, page 5). A défaut d'anémomètre, la force du vent peut-être notée approximativement selon les effets sur les végétaux.
  3. Dresser la rose des vents du terroir. Totaliser les résultats annuels des observations ci-dessus quant à la direction. Sur chaque branche, porter longueur proportionnelle au total des observations. La rose des vents indique le vent dominant ; il vient d...... Chez nous, les arbres inclinent la tête vers l..........
  4. Les vents particuliers au terroir sont : ….......................................................................
  5. Les paysans nomment ainsi les vents : le vent de galerne vent du N-O ….................................................................................................................................
  6. Dictons du terroir relatifs au vent : ….....................................................................................................................................

Notre contribution au schmilblick : un communiqué de la fierté des bas-revenus :



Pour information, d'après nos enquêteurs terrains,

  1. Cela fait plusieurs années que se trouvent dans les grands magasins et les hypermarchés des produits frais à date limite de consommation courte proposés avec une baisse de prix de 25% et de 50% pour les produits à consommer le jour-même. (ce qui est intéressant notamment pour la viande).
  1. Les produits alimentaires premier prix sont peu ou prou vendus au même prix dans les hypermarchés x ou y , toutefois la qualité peut varier d'un magasin à l'autre voire d'un lot à un autre.
  2. L'Intermarché à côté de chez nous a proposé à la vente pendant une semaine des légumes moches soit des carottes moches à 0,20 euros le kg, des pommes moches à 0,30 euros le kilo et des poivrons moches à 0,50 euros le kilos.

La fierté des bas-revenus tient à préciser que de son point de vue ,les magasins de grande distribution qui sont bien centrés sur leur cœur de métier, constituent plutôt un allié des bas-revenus, leur permettant entre autres d'échapper au moins provisoirement aux distributions gracieuses de colis alimentaires, à leurs ambiances, peut-être jugées un peu trop vite, infantilisantes et à leurs conserves dégueu distribuées.

jeudi 11 décembre 2014

Papy MEUJOT passe son master II à l'Université, nouvel épisode.


Papy MEUJOT se détendait à la campagne. Tant de questions assaillait son simple esprit (son esprit dans sa simplicité) : Etait-il bien sérieux de passer un master II à l'âge de 130 ans ? Que pouvait-il attendre d'un diplôme universitaire visant à la professionnalisation et l'insertion dans le monde du travail ? Pourrait-il démarrer une nouvelle carrière professionnelle à l'âge de 130 ans ? Il ne parvenait plus à se souvenir comment il s'était embarqué dans cette histoire, peut-être avait -il juste désiréparfaire ses connaissances et une stagiaire-vacataire de l'éducation nationale  l'avait mal orienté puis quelqu'un d'une autre administration lui avait collé une bourse d'argent public afin d'augmenter les statistiques de fonds employé à l'aide à la réinsertion professionnelle des seniors ? Papy MEUJOT avait besoin de prendre un peu de distance et de respirer. C'était, de toutes les façons, le mois de décembre, bientôt les fêtes de noël, tout le monde avait commencé « à lever le pied ». Papy MEUJOT, qui n'avait pas le permis de conduire, avait mis plusieurs années à comprendre que l'expression « lever le pied » ne faisait pas référence au chien qui lève la patte pour uriner ou à la danseuse des folies Bergères qui lève le pied et tourne du mollet en soulevant ses jupes pour faire baver mais correspond au conducteur de véhicule motorisé qui appuie sur la pédale situé au sol des véhicules pour accélérer et lève le pied pour décélérer. « Ouais, enfin, faut quand même qu'il appuie avec l'autre pied pour freiner !, avait dit papy MEUJOT qui n'aimait guère que les expressions imagées se réfèrent à l'imaginaire technique.
Après trois jours à dormir, se promener, se nourrir, le tout sans presqu'aucune parole entendue ou prononcée, Papy MEUJOT se sentit mieux et recommença à s'intéresser au monde contemporain. Il écouta un journal diffusé sur des ondes radiophoniques qu'il captait sur son téléphone portable sans trop savoir comment cela était possible et de temps en temps, ce non savoir l'empêchait d'entendre ce que les journalistes disaient depuis leurs studios de radio, assis sur des fauteuils et lisant leurs notes. Mais ce jour-là, Papy MEUJOT se sentait arbre et aimait entendre le bruit du vent et de la rumeur des humains. Un incendie avait dévasté des entrepôts et des locaux des Restaurants du Coeur dans une ville du Nord de la France et des journalistes avaient interviewé des bénévoles. La première expliquait que c'était une catastrophe parce que la ville se situait dans une région économiquement faible et que beaucoup de familles avaient besoin d'aide alimentaire. Une seconde interviewée tint un discours pour le moins bizarre qui dérangea Papy MEUJOT : cette seconde bénévole interviewée expliquait que l'incendie était une catastrophe car « ils (les bénévoles) n'avaient plus d'outil de travail »  Outil de travail ?. Papy MEUJOT oublia ce détail jusqu'à ce que, trois jours plus tard, il entende à nouveau un reportage sur cette histoire d'incendie d'entrepôts et de locaux de Restaurants du Coeur dans une ville du Nord de la France : la solidarité des commerces, de la grande distribution, des institutions publiques avait bien fonctionné et les stocks avaient été peu ou prou reconstitués dans de nouveaux locaux mis à disposition. Un journaliste interviewait à nouveau une bénévole qui tint à nouveau un discours des plus étranges : en lieu et place de citer toutes les entreprises et institutions qui les avaient soutenus et de saluer leur générosité envers les plus pauvres de notre société française, la femme dit « qu'ils s'étaient tous mis à notre service, qu'ils avaient répondu très vite à toutes nos demandes afin que nous puissions continuer notre travail ». Papy MEUJOT , qui avait passé quelques années à raconter sa vie allongé sur un divan à un psychanalyste assis sur une chaise, ne pouvait s'empêcher d'entendre dans de tels propos, parfaitement déplacés quant à ce dont ils étaient censé évoquer, le délire de puissance de la dite bénévole. Papy MEUJOT se l'imaginait à grand trait : parée dans sa noble cause, la névrosée travaille à son délire de puissance jusqu'au bout grâce aux pauvres. Pauvres, exploités jusqu'au bout du bout.
Trois jours plus tard, Papy MEUJOT passa en vélo devant la « maison du partage » qui avait été construite ,dans le village d'à côté sa campagne, pour accueillir les remises gracieuses de colis alimentaires. La construction avait nécessité de raser une petite cabane en bois abritant un atelier informatique pour les jeunes du quartier ; Papy MEUJOT n'y avait pas vu un signe de grande santé sociale mais il avait voulu croire que l'atelier n'avait été que déplacé. Devant la « maison du partage », plusieurs femmes, leur cabas à la main, attendaient l'ouverture. Toutes avaient des clops au bec. « Combien coûte un paquet de tabac de nos jours ? Comment font-elle pour se payer des cigarettes ? », se demanda Papy MEUJOT » « Faut bien qu'elles fument pour supporter les dames patronnesses ! », lui cria une voix. 
Papy MEUJOT se demanda alors sérieusement s'il n'allait pas retourner à Paris. Peut-être y avait il encore quelque chose à y faire . « Passer ce Master II n'est peut-être pas une si grande idiotie ? », se disait Papy MEUJOT.
Cependant, Papy MEUJOT avait déjà 130 ans.