samedi 6 février 2016


SansTitre#60 par manuelle-yerly

PEGIDA, au pas, rentre chez toi, on ne veut pas de toi !

Les succès passés de Donald TRUMP aux élections des primaires de la droite aux Etats-unis d'Amérique du Nord s'expliquent-ils par le prénom de Donald, soit celui du héros populaire dont les aventures sont narrés dans le journal de Mickey et Picsou Magazine ?

En effet, pour ceux et celles qui n'auraient jamais lu le journal de Mickey ou Picsou Magazine, il convient de rappeler que Donald vit dans une ville moyenne d'Amérique du Nord au milieu de la campagne où se trouve encore des paysans. Il élève ses trois neveux et drague Daisy qui elle-même s'occupe de ses trois nièces. Ce qui laisse présupposer une conception sociale patrilinéaire ou matrilinéaire car si Donald fréquente également son oncle Picsou, riche banquier capitaliste et plutôt avare, ou son cousin Gontran Bonheur, plus chanceux que lui en affaire et lui contestant le désir de Daisy, il n'existe dans les aventures de Donald nul parent : ni père, mi mère, ni fils, ni filles. Le statut de la femme est évolué : outre Daisy, femme indépendante et libre de choisir ses partenaires, existe Miss Tic, sorcière dont le principal souci est de voler de l'argent à Picsou, et qui est à Daisy ce que Lilith ou Hécate sont à Eve. Tous ces personnages sont des canards, mais il existe une diversité au sein de la société puisque les Rapetou, voleurs récidivistes, sosies des Dalton, sont, si notre mémoire ne nous abuse, des ratons laveurs, et Géo Trouvetou, savant non fou et inventeur génial, un gallinacée.
Bref, le monde enchanté de Donald a très bien pu influencer en arrière-plan le choix des électeurs des premières primaires de la droite américaine. Inconsciemment, leur vote pour Donald TRUMP traduisait leur désir de retrouver le monde de Donald, où même si Donald galère pour élever ses trois neveux ou rame pour séduire Daisy, tout se finit toujours bien.
Nous ne faisons là que reprendre les termes de l'étude de la professeur FAUSTROLL sur l'influence soutteraine des programmes jeunesse [Cf. l'article "l'impact des aventures de Nicolas et Pimprenelle dans les résultats de l'élection présidentielle française de 2008" dans la revue POUVOIRS de janvier-février-mars 2009.]
[bonne nuit, les petits, le marchand de sable va passer]

Proverbes du XXIe siècle :


s'y prendre comme avec un manche,

être sur le manche, 

La disparition des privilèges est un vecteur puissant de cohésion nationale, 

Il est possible de supprimer les privilèges sans être obligé de guillotiner les privilégiés,

vendredi 5 février 2016

Mon plan alternatif pour la France [murmures à la classe politique] par la professeure FAUSTROLL.


Reporter les élections présidentielles de 2017 à 2020, et à l'instar de la Belgique il y a quelques années, n' avoir ni Gouvernement ni Assemblée Nationale de mai 2017 à mai 2020 : les économies ainsi générées seront utilisées à rembourser la dette. Pendant ces trois années, laisser la technostructure gérer le courant et avoir une politique commerciale agressive afin de louer les locaux de l'Elysée, des Ministères et de l'Assemblée Nationale, leurs appartements et leurs personnels à toutes sortes d'agences événementielles, riches américains, coréens, mexicains, qataris, etc., extraterrrestres compris. L'argent ainsi généré sera également utilisé à rembourser la dette du pays. Garder le Sénat qui fera office de gouvernement des sages à consulter en cas d'imprévus, d'arbitrage, de pépins ou de force majeure.
Outre la classe politique (mais garder le Sénat permettra de rendre l'ensemble des élus locaux et des habituels invisibles de la classe politique favorable au projet), nous n'avons identifié que les chaînes de télé d'information en continue qui pourraient être défavorables au projet. Il sera possible toutefois de les amadouer en leur proposant d'organiser pendant la période concernée des émissions sur le modèle de l'émission « The Voice » afin de palier aux problèmes des nominations de personnes à des postes habituellement réservées au pouvoir du conseil des ministres, de la présidence, des ministères voire de commissions de l'assemblée nationale, etc. Les candidats aux postes (france télé, villa médicis, villa fukujhama, etc..) présenteront ainsi leurs projets aux publics et feront face à une série de coachs, d'experts et de professionnels qui discuteront et critiqueront les projets, ensuite les publics voteront par SMS non surtaxés ou numériquement pour leur candidat préféré. Il est possible que certaines nominations soient ainsi surprenantes mais les dix dernières années ont prouvé que, même en cas de nomination d'incapables, les organisations savent résister, organiser leur travail et poursuivre leur mission.
[et sinon avant d'augmenter le plancher pour l'octroi des allocations chômage, il serait peut-être bien de baisser les plafonds et de supprimer les régimes spéciaux aberrants comme ceux des parlementaires, des élus et des présidents de la République dont il n'y a aucune raison qu'ils soient à part, et puis aussi penser à installer une rampe d'accès pour les handicapés et prévoir une documentation en braille et en langue de signes.]

jeudi 4 février 2016


sans titre #81 [c'est une question de nature] par manuelle-yerly

Les éleveurs sont des entrepreneurs qui ont la vie dure : que fait Emmanuel MACRON ?

un peu d'histoire ne peut pas nous faire de mal : la guerre des paysans

TD « Qu'est-ce que la gauche politique ? » : aujourd'hui étude critique du texte paru dans le journal Libération du mardi 2 février 2016 intitulé « un grand débat devant les Français, chiche ! ».


« pour rester dans la logique de la primaire relayée par « Libération », il faut entamer le débat à gauche pour clarifier les positions sur l'Europe, la croissance, la République... »
[Ben, çà commence fort ! Il n'est pas qu'il faut enclencher un débat pour que des personnes confrontent leur point de vue mais pour clarifier des positions. Un peu comme lorsqu'on est dans la brume, si chacun parle fort, les uns et les autres pourront plus ou moins se situer les uns par rapport aux autres : alors lui, il est plutôt sur ma droite, lui sur ma gauche, celle-ci plutôt devant et celle-là doit être dans un trou en dessous... et donc « clarifier » dans la brume des positions sur l'Europe, la croissance, la République et pas du tout sur l'échelle des salaires, la redistribution des richesses, l'éducation nationale, la représentation nationale à l'heure de la technocratie, les logiciels libres, les lobbys, etc..]
« … Et ainsi s'adresser à tous les Français et non plus seulement à nous-mêmes. »
[Alors, là c'est le pompon ! Donc les mecs et les meufs doivent se parler entre eux pour savoir où ils en sont afin ne plus se parler entre eux mais à tous les « français » et le tout étalé dans les médias, bien sûr... question : Les lecteurs de libération sont-ils censés faire partie du « nous-mêmes » de la gauche ou de « tous les Français. » ? ]
« Libération a lancé avec passion, l'idée d'une primaire pour répondre au besoin profond que chacun peut ressentir à gauche de trouver une vision commune, de la clarifier, de la ressourcer. »
[Ben, avant de trouver une « vision commune » peut-être que les auteurs de cette tribune pourrait commencer à présenter leur conception de la gauche politique ! Et à notre avis, les termes « passion » « ressentir » et « ressourcer » sont totalement déplacés pour une discussion de fond sur des conceptions politiques et sociales...]
« Nous ne confondons pas cet appel avec d'autres qui, pétris d'anti-hollandisme primaire, ne parviennent pas même pas à masquer l'absence de projet et de stratégie et n'aboutissent qu'à créer de l'exclusion et de la division. »
[Ouh la ! Cela ressemble à l'idée que je me fais de la prose du PCF époque Georges MARCHAIS ! Il était question de débattre à gauche politiquement et tout à coup on nous parle du « hollandisme » et de l' « anti-hollandisme » ! Euh, c'est quoi le « hollandisme » ? Je connais le marxisme, le léninisme, le troskisme, le capitalisme, le nazisme, le fascisme, l'anarchisme, le libéralisme, le socialisme, l'individualisme, il y a aussi la pensée social démocrate qui ne se dit pas avec un «-isme » à la fin, mais alors le « hollandisme », là, franchement, j'ai un blanc ! C'est quoi ? Et alors l'  « anti-hollandisme », je comprends vaguement que ce serait ceux et celles qui seraient contre le hollandisme mais comme le hollandisme n'est pas définie… Par contre, je sais qu'il y a un mec qui s'appelle François HOLLANDE et qu'il y a des mecs et des meufs qui peuvent ne pas être d'accord avec lui puisque nous vivons dans un régime démocratique. Donc les auteurs du texte pourraient-ils clarifier leur vocabulaire afin (et avant) de s'adresser à tous les Français dont eux-mêmes?]
« Oui, c'est bien de débat et de clarification dont la gauche et le pays ont besoin. Les idées doivent reprendre toute leur place, qui est première dans le champ politique, et reléguer au second rang le théâtre des ego, des petites phrases, des postures, des ressentiments, des règlements de comptes. »
[Ben oui ! Donc donnez l'exemple en écrivant une tribune contenant des idées qui seraient votre façon de concevoir la gauche ! Parce que « les discours de la méthode »... c'est bon ... c'est ce qui est déversé sur chacuns et chacunes à longueur de journée … à croire qu'un René DESCARTES dosé à 30% se serait diffracté dans toute la population mondiale...]
« C'est pourquoi, nous représentants du Pôle des réformateurs, souhaitons nous inscrire pleinement dans ce débat. Nous voulons débattre de tout avec tous, respect, écoute, compréhension et tolérance, [blabla] et devant nos concitoyens »
[Pourquoi « devant » ? Ceux et celles qui auraient pu croire que la volonté de lancer un débat à gauche se traduirait par un débat avec les concitoyens, puisque un débat censée être de gauche politique, s'étaient mis leur bras gauche dans l'oeil et leur bras droit dans le Q ! Ben, non, voyons... nous, français pékin moyen, somme invité à assister au spectacle des débats entre apparatchiks qui parlent couramment la novlangue managériale : « écoute » « respect » « compréhension » « tolérance » etc. ! Surtout ne participez pas au débat, regardez ces spécialistes débattre devant nous de ce qu'est la gauche politique ! Quelle belle leçon de conception politique ! Mais pour ce que nous en comprenons, il n'est pas question ici, dans ce cas, de « gauche politique »...]
« Le débat est non seulement légitime, il est nécessaire pour recréer du lien entre tous ceux qui se reconnaissent dans un socle politique commun pour progresser, pour assumer et changer le réel, bref pour gouverner ensemble. »
[A qui s'adresse cette tribune ? Aux lecteurs de Libé ? Aux gens de gauche ? Aux apparatchiks des partis écologistes, centristes, machintruc-bidule ? Aux historiens de 2045 ? Donc débattre avec qui ? Pour recréer du lien avec qui ? En ce qui me concerne, je me reconnais rarement dans un socle mais je peux, quand je suis en forme ou quand j'étais jeune, essayer de discuter avec les uns et les autres pour essayer de comprendre depuis où ils parlent, respirent, agissent et espèrent. Je ne sais pas, pétez, rotez et ensuite essayez de parler français aux français et pas novlangue manager dont le principe est, je le rappelle pour les non-initiés, d'expliquer aux personnes comment elles vont se faire enQler à sec d'une façon politiquement correct et sans qu'elles ne puissent rien dire contre. Et nous avons toujours considéré que cette façon de parler était de droite politique voire d'extrême-droite. Donc « assumer et changer le réel », Ok ! Mais c'est quoi votre définition, votre conception, votre expérience du « réel » ? ]
« […] Ce débat est urgent, la gauche n'avait pas suffisamment travaillé sur ses idées avant 2012, n'avait pas mesuré la gravité de la situation, n'avait pas arrêté de priorités, s'était trop souvent contentée de l'antisarkozysme comme boussole. Nous avons lourdement payé le prix de cette impréparation une fois arrivés aux responsabilités. »
[HAHAHAHAHA ! Donc, si j'ai bien compris le propos, les personnes qui ont obtenu le pouvoir par les urnes en 2012, n'avaient rien glandé depuis 2002 (1982) et n'avaient raconté que des salades pendant la campagne électorale législative et présidentielle. Et malgré tout, ils et elles ont touché leurs salaires et gardé leurs postes pendant que les impôts étaient relevés, le déficit augmenté et que Matthieu GALET refaisait décorer ses différents bureaux et mademoiselle SAAL se promenait dans Paris en taxi... Et là, si j'ai bien compris, le boulot est toujours pas fait, et il s'agirait qu'il y ait un débat pour faire le boulot à leur place, etc.. HAHAHA.. La caricature a ses vertus que la vertu ignore. Et alors, le sarkozysme c'est comme le hollandisme, je ne sais pas ce que c'est. Faut-il comprendre l'expression « antisarkozysme comme boussole » tel un masque langagier à la volonté « d'être calife à la place du calife » ? ]
« […] Nous ne voulons pas fermer le débat, nous voulons l'ouvrir, devant les Français. Vive le débat ! »
[ Oui , c'est cela : vive le débat AVEC les Français. Nous voulons une société d'individus émancipés et non pas une société oligarchique financée par une masse décérébrée condamnée à regarder la télé.]

mercredi 3 février 2016

pour une république numérique : priorité aux logiciels libres (sinon l'expression "république" n'a guère de sens, non ?)

http://www.april.org/marathon-en-faveur-du-logiciel-libre-mais-le-manque-dambition-encore-prevalu

UN PEU DE MUSIQUE POUR LA ROUTE

Forum « Jackadi, Jacquerie et Jokari sont sur un tracteur »




  • Je n'ai pas bien compris pourquoi les personnes de la distribution alimentaire demandent aux éleveurs de vaches laitières et de porcs de baisser leur prix.
  • Pourquoi tu me demandes cela ?
  • Ben, parce que c'est une des raisons pour lesquelles les éleveurs font des actions dans et devant les supermarchés ces jours-ci...
  • Ben, je ne sais pas trop, sans doute pour gagner plus d'argent .
  • Ouais, m'enfin , à un moment donné, faudrait peut-être raison gardée. Si les gens de la distribution alimentaire en France croient que les français veulent du modèle allemand d'usines à lait et à viande dans les campagnes sans paysans et juste des ouvriers, ils se gourrent ! Les français vont soutenir leurs éleveurs et leurs paysans.
  • Espérons !
  • Je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas un élan de solidarité vis-à-vis des paysans. J'ai tellement lu des histoires, de personnes touchées par des personnes en difficulté vues à la télé qui ont lancé des collectes sur internet, etc.. Et pour les paysans, apparemment, il n'y a pas encore eu cet élan, je veux dire Catherine DENEUVE ou Josiane BALASKO ou Michèle LAROQUE n'ont pas encore prcoclamé qu'elles donneraient leur prochain cachet, blabla.
  • Ben, parce que les paysans ne sont pas des séducteurs... Ils sont des paysans !
  • C'est-à-dire ? 
  • ZOLA, après avoir rencontré le capitaine DREYFUS réhabilité notamment par ses actions, a dit une chose glaçante. Il n'avait pas trouvé l'homme sympathique : d'après ce que j'en ai compris, le capitaine DREYFUS était un militaire pur sucre, raide, mutique, au taquet. Et ZOLA a dit plus ou moins « heureusement que je ne l'avais pas rencontré avant, je ne l'aurais peut-être pas défendu avec la même verve. » !
  • Et toi, pourquoi tu les soutiens ?
  • Ce n'est pas moi, ce sont mes ancêtres à travers moi. Le projet industriel n'a que trois siècles grosso modo. Par contre, il existe des paysans depuis des millions d'années. Si tu comptes aussi ceux et celles qui ont été paysans, alors t'auras une masse critique de l'opinion en faveur des paysans.
  • Ce n'est pas un peu mormon comme raisonnement ?
  • J'ai envie de dégueuler.
  • Moi, je crois que les gentilhommes et les gentildames ont une overdose des séducteurs, des séductrices, font une allergie à la séduction et que, par conséquent, ils et elles vont aider et soutenir les paysans et les éleveurs : les habituels cocus de l'Histoire et de sa grande hache vont être solidaire des cocus comme eux et elle, et alors, tout va changer !
  • Espérons !
  • Je ne comprends pas comment on a pu en arriver là.
  • En arriver où ?
  • Cette situation à la Alphonse ALLAIS : des personnes qui, sans rire, veulent faire des usines de la campagne...
  • Ben, comme dirait l'autre : « mon ennemi, c'est la finance !». A partir du moment, où ceux qui ont le pouvoir sont des crétins le cul assis sur une chaise qui réfléchissent depuis des tableaux Excell et des résumés d'analyse sous powerpoint, on est forcément en plein délire. Les capitalistes critiquaient la bureaucratie des pays de l'Est mais la bureaucratie de Wall Street et consorts est aussi délirante et corrompue ! Aussi toxique ! Aussi irréelle !
  • Le truc que je ne comprends pas, c'est pourquoi les paysans en colère par exemple, ou les jeunes banlieusards en colère d'ailleurs, quand ils en ont vraiment marre, ils vont casser des bâtiments publics et pas des banques justement. Ce serait plus efficace, non ?
  • Ben, parce qu'ils sont manipulés. Aller casser des trucs publics, c'est encore fragiliser un peu plus l'Etat et l'intérêt général qui dérangent ces cinglés du tableau Excel !
  • Tu ne peux pas arrêter de dire des âneries, c'est plus fort que toi, hein ?
  • Ben, quoi, trouve-moi, alors une meilleure explication ? Les paysans doivent de l'argent aux banques qui soutiennent la cinglerie de l'industrie alimentaire (la lobbycratie contre la démocratie) et ben, qu'ils aillent casser les banques, pas les bâtiments publiques, ce serait plus logique, non ?
  • Ouais, les rois qui devaient de l'argent aux banquiers juifs avaient tout intérêt à exciter l'antisémitisme pour que les excités des royaumes aillent lyncher leurs créanciers et ainsi annuler leurs dettes !
  • Bon, euh, je pense qu'il y a moyen d'éviter toutes casses et toutes actions violentes, hein, partons sur ce socle de discussion, si vous le voulez bien.
  • Bien sûr.
  • Il me semble qu'il y a un historien qui a bossé sur une période au moyen-âge où déjà, à l'époque, il y avait eu une crise des prix agricoles et où, déjà (l'histoire bégaie et les êtres humains ont le hoquet) les paysans ne comprenaient pas comment le prix de leurs marchandises pouvait ne pas être au moins celui du cout de leur production ! Je l'avais entendu parler avec LE GOFF dans son émission de radio. Le mec s'appelle Mathieu ARNOUX, je crois, et il a écrit un bouquin ambitionnant d'écrire une histoire des laboureurs depuis ce que les laboureurs racontait d'eux-mêmes. Grosso modo, d'après ce que j'en ai compris et depuis ce que je m'en souviens.
  • Et alors ?
  • Ben, je ne sais pas. Peut-être que la clef pour débloquer la crise actuelle peut se trouver dans ce bouquin.
  • Je critique ceux et celles qui dirigent le monde d'après des tableaux de papier et toi, tu me proposes de chercher une clef dans un autre amas de papier !
  • Il y a des mondes de papier et il y a, sur du papier, imprimées, des histoires racontant le monde. Il ne faut pas les confondre...

mardi 2 février 2016

PAPY MEUJOT passe son Master II à l'université.


Papy MEUJOT s'émerveillait d'être toujours en vie. Il avait complétement laissé tomber son master II qu'il jugeait profondément morbide de suivre à cent trente deux ans et s'était inscrit à un MOOC(massive open on line course) de cuisine gratuit dispensé parl'AFPA. « Tant qu'à étudier à mon âge, autant étudier quelque chose qui va m'intéresser et m'être utile  ! s'était-il dit.
Papy MEUJOT avait revu Josette qui lui avait raconté s'être engueulé avec Georges au sujet de l'idylle qu'ils auraient vécu au bord de la mer. Josette avait raconté à Papy MEUJOT que Georges avait découvert dans un dictionnaire que le mot idylle désignait une relation chaste : Georges en avait été bouleversé, avait dit ne pas vouloir de cela mais d'une vraie relation. Josette lui avait répliqué que, dans le dictionnaire de sa copine LAROUSSE, la dimension sexuelle du mot idylle n'est pas précisée et qu'ainsi il n'y avait pas lieu de se soucier à se laisser vivre une idylle avec elle au bord de la mer. Ce à quoi Georges avait répondu que le dictionnaire LAROUSSE n'a pas été rédigé par une femme mais par Pierre LAROUSSE. Josette n'avait pas revu Georges depuis et elle était très inquiète.
Papy MEUJOT avait beaucoup de mal à comprendre les problèmes de ce couple. « A mon époque, on ne parlait guère de ces choses-là, mais quand on les faisait, on savait bien qu'on les faisait, qu'elles soient nommées ou pas ! » s'était-il dit. Papy MEUJOT soupçonnait ne plus du tout appartenir à l'époque. Il ne lui venait pas à l'idée qu'il était possible que ce soit Josette ou Georges qui n'aient en fait jamais vraiment existé. Il se souvint d'un souvenir rapporté par un critique de cinéma, peut-être LABARTHE : Quelqu'un avait fait croire à Anna KARINA qu'un autre cinéaste venait la nuit dans son lit remplacer GODARD pour lui faire l'amour. Et Anna KARINA l'avait cru ! Cette histoire avait toujours frappé Papy MEUJOT puisqu'elle en disait long sur les conditions de production des ébats de ces messieurs-dames de la nouvelle vague ! Cette histoire était peut-être fausse après tout ! Et quel était le cinéaste remplaçant déjà ? RIVETTE ?
Josette semblant vraiment affectée par l'absence de Georges, Papy MEUJOT s'en était sorti par une pirouette : « Mais, Josette, avait-il dit d'une voix grave, es-tu sûre qu'une espionne rousse du réel peut s'engager dans une relation conjugale ? » Il avait tout de suite senti que Josette connaissait mal le mot conjugal et ses conjugalités et qu'ainsi il l'avait aiguillé quelque temps vers de nouvelles fréquentations langagières qui pourraient peut-être l'aider à s'en sortir.
Papy MEUJOT respira et bu un café tout en survolant le journal. Il du toutefois se forcer pour lire des articles. « Tout cela m'intéresse de moins en moins »
Papy MEUJOT commença la lecture de l'article écrit par Camille LAURENS intitulé « De l'archaïque mysoginie ordinaire ». :
«  Je pense aux événements de Cologne, la nuit de la saint-Sylvestre, les paroles des victimes me reviennent : « je parle pour toutes les femmes », dit l'une d'elles. Peut-être est-ce une définition a minima du féminisme : souffrir des violences faites aux femmes parce que femmes, partout dans le monde. Ne pas les supporter [...] »
Pour sa part, Papy MEUJOT pensait que la base du féminisme, soit le socle sur laquelle s'appuie cette revendication est le sentiment de l'égalité. C'est parce que les femmes et les hommes sont pour les chacuns et chacunes des êtres humains que les femmes revendiquent à sortir de l’œil de l'homme qui en fait les objets de son désir sexuel, et à exister aussi par ailleurs au même titre que lui. Soit dit sous une autre forme et dans une perspective féministe, il serait que les hommes demandent à exister comme autre chose qu'un pénis sur pattes. « Bien sûr, il faudrait alors aborder toutes les problématiques liés à la sexualité des sujets parlants... »
Papy MEUJOT reprit la lecture de l'article : « […] Il ne s'agit pas pour autant d'occulter le problème posé par ces événements, encore moins de les excuser au nom du relativisme culturel. Mais j'en fais une lecture plus basique, qu'on pourrait résumer ainsi : des hommes se sont sentis autorisés à attaquer des femmes. [...] »
« J'avais cru comprendre que ces hommes avaient voulu s'amuser avec des femmes et qu'en l'absence de connaissances et de connaissance, ils s'en étaient tenus à des mœurs d'un autre âge où ces messieurs avaient encore le droit de se servir. » Papy MEUJOT se souvenait de conversations avec Josette où celle-ci lui racontait à quel point, les femmes inconsciemment s'inculquaient entre elles et par les générations l'idée qu'elles étaient des proies potentielles transformant ainsi de mauvaises habitudes culturelles en destin et empêchant par là-même l'émancipation. « Je le répète, c'est par la revendication de l'égalité que les femmes s'émanciperont. L'agression sexuelle est un crime d'une nature particulière.  Donc, d'après ce que j'en comprends, il n'est pas que ces hommes se sont sentis autoriser à « attaquer » des femmes, il est que ces hommes se sont sentis autorisés à les baiser. Ce qui n'est pas la même chose. Leur crime n'est pas l'attaque mais le viol ou la tentative de viol. »
Papy MEUJOT se souvint alors d'un récit que lui avait fait Josette. Un an ou deux voire trois après l'occupation de l'église Saint-Bernard dans le XVIIIe arrondissement de Paris (et de son évacuation par la force), les maliens avaient fait une sorte de fête devant l'Eglise sur la place. Tout le monde était en cercle et tapait dans les mains marquant un rythme de base. Il y avait deux ou trois tam-tams en lisière du cercle où se tenaient deux jeunes mecs, lunettes miroirs, jean et jambes demi-pliés : ils haranguaient silencieusement la foule, ils glissaient, ils étaient souples, ils « appelaient» les femmes. Une femme sortait du cercle et se présentait alors en faisant un pas et les deux jeunes demi-dieux l'accueillaient et rejoignaient le rythme de la foule du cercle en tapant dans leurs mains, la femme alors s'accordait avec les musiciens et dansait. Des occidentaux auraient pu dire qu'elle faisait un solo, mais pour Josette, il était que chaque femme déployait d'abord et ainsi son energie et sa violence dont elle se libérait tout en l'offrant au groupe qui la recevait. Josette n'avait pas vu de jeunes filles se livrer dans le cercle mais elle n'était pas restée jusqu'au bout. Elle avait été émerveillée par le haut degré de codage et de beauté de ce qu'elle avait vu et resenti. Papy MEUJOT était persuadé qu'il y avait dans les cercles de ces jeunes syriens et irakiens entourant des femmes la trace ou la recherche inconsciente de ces sortes de rituels, forme codifiée d'échange de violence et d’énergies sexuelles qui permettaient aux hommes et aux femmes de s'harmoniser, de s'égaliser. Les Hommes veulent recevoir la puissance des femmes, ils ne les violent que lorsqu'ils ne savent pas ou plus comment la recevoir. Et/Ou que les femmes ne savent plus comment la leur donner.
Une fois ce récit remémoré, Papy MEUJOT eut beaucoup de peine à poursuivre la lecture de l'article rédigé par mademoiselle LAURENS tant il s'était éloigné des mondes mentaux où les propos de la damoiselle seraient intelligibles.

Et pour 2017, pourquoi pas un ni-ni-ni (x2) ?


Ni MONTEBOURG, ni HAMON, ni DUFLOT,
ni FILLIPETTI, ni TAUBIRA, ni ATTALI,

[moi, je propose un ni 2017!]

Louise et les chics types en stéréo, ou le bovarysme sifflera trois fois


Alors que les médias en français parlaient et dissertaient sur le feuilleton concernant le projet d'inscrire dans la constitution française la possibilité de « la déchéance de la nationalité » pour certains français qui ne le seraient qu'à moitié, Louise ressentait un malaise : « Sommes-nous revenu à une époque glorifiant le travail, la famille et la patrie ? », se demandait-elle avec angoisse. Elle se souvenait de sa mère lui racontant chanter à tue-tête « Maréchal, nous voilà » à l'école alors qu'une enfant. Louise chercha sur internet les paroles de la chanson :
« Une flamme sacrée
Monte du sol natal
Et la France enivrée
Te salue Maréchal !
Tous tes enfants qui t'aiment
Et vénèrent tes ans
A ton appel suprême
Ont répondu "Présent"

(Refrain)
Maréchal nous voilà !
Devant toi, le sauveur de la France
Nous jurons, nous, tes gars
De servir et de suivre tes pas
Maréchal nous voilà !
Tu nous as redonné l'espérance
La Patrie renaîtra !
Maréchal, Maréchal, nous voilà !

Tu as lutté sans cesse
Pour le salut commun
On parle avec tendresse
Du héros de Verdun
En nous donnant ta vie
Ton génie et ta foi
Tu sauves la Patrie
Une seconde fois :

(Refrain)
Maréchal nous voilà !
Devant toi, le sauveur de la France
Nous jurons, nous, tes gars
De servir et de suivre tes pas
Maréchal nous voilà !
Tu nous as redonné l'espérance
La Patrie renaîtra !
Maréchal, Maréchal, nous voilà !


Quand ta voix nous répète
Afin de nous unir :
"Français levons la tête,
Regardons l'avenir !"
Nous, brandissant la toile
Du drapeau immortel,
Dans l'or de tes étoiles,
Nous voyons luire un ciel :

(Refrain)
Maréchal nous voilà !
Devant toi, le sauveur de la France
Nous jurons, nous, tes gars
De servir et de suivre tes pas
Maréchal nous voilà !
Tu nous as redonné l'espérance
La Patrie renaîtra !
Maréchal, Maréchal, nous voilà !

La guerre est inhumaine
Quel triste épouvantail !
N'écoutons plus la haine
Exaltons le travail
Et gardons confiance
Dans un nouveau destin
Car Pétain, c'est la France,
La France, c'est Pétain !

(Refrain)
Maréchal nous voilà !
Devant toi, le sauveur de la France
Nous jurons, nous, tes gars
De servir et de suivre tes pas
Maréchal nous voilà !
Tu nous as redonné l'espérance
La Patrie renaîtra !
Maréchal, Maréchal, nous voilà ! »

« Cette chanson ne véhicule qu'une mystique d'homme providentiel où l'horizon de la mère Patrie s'est substitué à l'horizon de Dieu le Père !, se dit Louise. En fait, Vichy n'était peut-être que cela : un « brave homme » mis en scène par des idéologues « divinement surpris » de pouvoir enfin avoir les coudées franches pour mettre en œuvre leurs idées et supprimer la République ... »

Louise se sentait trop fatiguée et trop déconnectée pour penser plus loin. Elle n'était d'ailleurs pas sûre que cela soit ce qu'elle devait faire. « J'ai pensé ma part, se disait-elle, j'ai fait ma part, je dois maintenant respirer. »
Louise se souvint alors avoir écrit un poème intitulé « l'échéance de la déchéance » dix années auparavant, poème qu'elle retrouva imprimé sur des feuilles de papier reliées et sentant l'urine de chat :
Un jour, quatre garçons pas encore dans le sens du vent, décidèrent d'un commun désaccord qu'ils rédigeraient des partitions de sirènes. De cette quête musicale, ils en manqueraient le thème, la requête surgissant, conduiraient à l'enquête de leurs quarante mille mugissants.
Ce pourtant en faisant, ils découvraient les hypothèques que laissaient, malgré eux, les psychés en chemin. De ces entr'aperçu naufrages, actualisant les rivages et traduisant en familier les familiers abords, ils masquaient les récifs de lieux sans précipices d'où leur souvenirs d'enfants les réduisaient abondamment.
De ces récits formellement non épiques, programme d’œuvres pour la Saint-Maurice destinées à l'assourdissement des Marins afin que nul ne se déporte et qu'Ulysse reste prisonnier de ses cordes, nos quatre garçons en méconnaissaient les clefs de sous-sol. Entraînés par un désir dont ils cherchaient à capter l'héritage, ils en devenaient alors les esclaves, subtile modernité d'une vanité sans âge.
Et les sirènes se vengeaient, fredonnant des non musiques, les enchaînant définitivement à ce qu'ils désiraient achopper. « Qu'Ulysse nous défie et qu'unisse vous défie », murmuraient les lèvres des chœurs aux cœurs artificiellement vieillis.
Indéfinis devenus tels, ces garçons se virent naufragés sans mer, que nulle tempête ne soulagerait.
A-Fini, ils laissèrent l'abandonné ouvrage, Catimini, rédigèrent des testaments, vrai faux serment ; diamants, rubis, rébus, aventures suspendues, sarcasmes et négligeant.
Et les Sirènes, sans crier gare, décidèrent, nulle bagarre, que les Marins ne les intéressaient plus. Elles plongèrent dès lors dans un puits dont nul ne sait où il finit.
Des pluies d'orages décimèrent les embarquées, survient alors le mot fin d'une faustienne épopée.
De cette présente conférence dont le refus en consista longtemps le principal sujet, ne vous est livré ici que le tendre début, vous êtes épargné d'éventuels énoncés, quelconques, absconques conclusions, reste cependant la question : « alors dîtes-moi, êtes -vous en fin devenus des Hommes ? » »


Louise se souvenait bien avoir écrit ce poème mais il lui semblait aujourd'hui totalement étranger. Elle se rappela avoir entendu à la radio, un jour, un musicien raconter avoir questionné Pierre BOULEZ sur ses écrits et que celui-ci lui aurait répondu être bien incapable de lui répondre, qu'il avait écrit ces textes mais qu'il était un musicien. Louise en avait déduit qu'il devrait être possible d'interroger un musicien sur sa musique ou sur la musique mais pas sur des propos ou des écrits qui ne seraient qu'une traduction à un instant t de sa conception ou de son idée de la musique ou de sa musique.
« Mes poèmes n'étant pas publiés, je n'ai pas à faire face à ce genre de soucis ou de problèmes ! » se dit-elle. Louise éclata alors de rire et partit faire un jogging.

jeudi 28 janvier 2016

La république potagère, épisode 36.




Les grenouilles, les crapauds et les salamandres organisèrent une réunion extraordinaire : ils et elles avaient entendu parler des humains paysans d'un jugement d'un tribunal les expulsant avant la construction d'un aéroport. Le grand crapaud avait pris la parole : « L'heure est grave, les humains qui ont oublié leur passé amphibie veulent bétonner nos habitations et nos espaces de jeux et d'ébats sexuels, les humains qui se souviennent de leur continuité animale jusqu'à nous auraient plus ou moins épuisé leur recours, il s'agit alors pour nous de prendre le relais. Je propose une coalition animale afin d'empêcher le béton de couler sur nos lieux de vivre, se battre et mourir ensemble. Je propose de commencer par une délégation de crapauds auprès des grands moustiques et des guêpes afin de démarrer une action groupée. »
  • Quelqu'un a t'il prévenu notre Dame des Landes ?, demanda une salamandre dans l'assemblée.
  • Elle avait prévenu de son refus dans un communiqué avant la décision du tribunal, je crois, et ce avant de rejoindre les étangs et les marais dans lesquels elle dort et rêve de nous et des autres. À ma connaissance, personne ne l'a encore prévenu.
  • J'irais moi-même le lui dire, dit une voix.
  • Ah ! La licorne !, dirent les salamandres, les grenouilles et les crapauds, émerveillés par cette apparition.
(à suivre).

Forum « BELIEVE, BE LEAVE, BE LIVING. »


  • J'ai entendu un rabbin à la radio et je l'ai trouvé suffisant.
  • Ben, tu sais, rabbin c'est comme pour les autres métiers, tu auras des bons rabbins, des rabbins, et des mauvais rabbins. Pareil pour les curés, pareil pour les imams, pareil pour les présidents, pareil pour les parents, etc... Et puis c'est comme pour tout un chacun, tu peux être bon une fois, mauvais un autre jour, etc.. Ce n'est jamais gagné.
  • Moi, je croyais que lorsque tu es rabbin, la base, c'est d'être généreux envers l'autre, pas de faire le malin et de dire plus ou moins n'importe quoi pour ridiculiser ses interlocuteurs pour plaire à l'auditoire.
  • Franchement, je n'en sais rien. Mais faire le malin pour ridiculiser ses interlocuteurs afin de plaire à l'auditoire c'est une mode sociale, cela n'a rien de religieux.
  • Ouais mais c'est nulle comme mode sociale ! C'est hyper antisocial !
  • Tu perds ton sang froid. Les personnes ne sont peut-être pas conscientes de jouer au Malin. Elles sont peut-être juste dans un comportement mimétique.
  • Ce qui m'étonne toujours lorsqu'il est parlé du fait religieux est qu'il n'est jamais évoqué que le fait religieux fait peur dans les entreprises en raison du statut de la vérité et du mensonge dans les religions.
  • C'est-à-dire ?
  • Ben, pour ce que j'en sais, une personne qui croit en un Dieu ne voudra pas mentir à son prochain même au nom de l'esprit corporate !
  • Ouais, c'est sûr, çà va créer des problèmes de fluidité dans le business...
  • Vous voulez dire que le mensonge est devenu la norme ?
  • Disons : les petits arrangements avec les faits et les omissions quant aux actes ou leurs conséquences …
  • Cela me rappelle la commissaire qui s'est occupée de KERVIEL et de son affaire à la Société générale. Je l'ai entendu à la télé raconter qu'elle avait la sensation d'avoir été instrumentalisée par la banque lorsqu'elle avait mené son enquête. Comme elle ne connaissait pas les opérations sophistiquées auxquelles s'était livrées KERVIEL, la banque lui avait mis à disposition des « sachants » pour les lui expliquer. Plus tard, elle a compris qu'ainsi la banque lui avait montré que ce qu'elle voulait bien lui montrer....
  • Mais c'est dingue, elle n'a jamais lu de polars, la commissaire ? C'est quand même le B.A.BA de la méthode, non ? « On en peut pas être juge et partie », c'est un proverbe qui date de quel siècle ?
  • Je ne sais pas. Ce n'est pas forcément évident de comprendre d'une part que le réel ne se laisse pas complétement saisir et d'autre part que l'argent est à notre époque une fiction.
  • D'où l'instabilité des faits eux-mêmes !
  • L'autre jour, en marchant, j'ai eu un éclair, j'ai compris que les mecs et les meufs qui avaient inventé le trading haute fréquence l'avaient fait de bonne foi. Comme la commissaire, ils ne comprenaient pas que les opérations de bourse c'est 99% bullshit et qu'en rationalisant le fait de gagner de l'argent par de simples asymétries d'informations, cela allait rendre évident que c'est se foutre de la gueule du monde !
  • Je te trouve un peu radicale dans tes propos.
  • Je la comprends, dans le même reportage télé, tu avais des traders indépendants qui étaient interrogés. Pendant l'interview, un des mecs faisait son boulot : il suivait sur quatre ou six écrans des infos qui défilaient et parfois il cliquait, il achetait, il vendait. C'est exactement le type d'actions qui avaient été automatisées dans le trading haute fréquence. Ben, je suis désolé mais les mecs sont dans le même état d'esprit que lorsqu'ils jouent au jeu vidéo et à mon avis, ils doivent avoir les mêmes compétences...
  • Je l'ai vu ce reportage, j'ai trouvé ces types complétement effrayants mais effrayants de bêtise. En, fait, ils passent leurs journées devant des écrans, ils ne font rien et gagnent des sommes monstrueuses en faisant des actions qui bien considérées sont complétement ridicules.
  • Ouais, mais bon, ce n'est pas leur faute, c'est ce monde qui est dingue !
  • Ouais, mais si tu mets cela en parallèle avec des éleveurs ou des agriculteurs qui s'occupent des animaux, des plantes, fabriquent de la bouffe pour tout le monde et ne peuvent pas vivre de leur travail, il y a une indécence.
  • Une contradiction.
  • Ben, pas trop si tu considères que l'espèce humaine est une des rares espèces à vouloir se détruire elle-même
  • Ne romantisez pas le travail des agriculteurs et des éleveurs. Certains, aussi, avaient perdu le contact avec le réel des animaux et des plantes, il y a quelques années. Aujourd'hui cela irait mieux, mais …
  • Cette conversation m'épuise. J'ai trop mal à la tête.
  • T'as trop rationalisé les actions dans ton cerveau ?
  • Dans mon quoi ?
(à suivre)

Poésie : Nous, c'est une illusion qui meure, d'un éclat de rire en plein cœur. (Hervé VILARD)


En attendant notre prochain forum « l'expression « icône de gauche » provient-elle du théâtre de l'absurde ? », voir des vidéos de poésie.

écoutez hervé vilard

vendredi 22 janvier 2016

Hommage à CHAVAL : chômeuse nue s'enduisant d'huile de bouleau

[dessin en cours]
un peu de musique pour la route

SOUTIEN à JEAN-LOUIS BIANCO

http://www.europe1.fr/emissions/le-club-de-la-presse/le-club-de-la-presse-2653339

Note technique en direction d'Emmanuel MACRON :


Suite aux reproches qui vous ont été adressé suite à l'expression de votre opinion sur la vie d'un entrepreneur souvent plus dur que celle d'un salarié, nous vous indiquons le développement suivant : 
« les emmerdements et les soucis d'un entrepreneur sont différents et d'un autre ordre que ceux rencontrés par un salarié. La prise de risque crée un flip plus grand, une chute plus rude mais bien sûr lorsque çà marche une plus grande jouissance. Ce qui fausse le jeu à notre époque sont ces patrons salariés qui cumulent le fric, le flip, le trip, la jouissance mais aussi la sécurité et les putes gratuites. Mais c'est une tendance lourde qui touche beaucoup de secteur de la société où la rationalisation de l'exploitation a créé de trop fortes disparités entre les catégories sociales. »
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