mardi 3 mai 2016

Proverbes et expressions du XXIe siècle ( message sponsorisé)


Rien ne sert de courir, il faut manger la côte de porc à point,  
Une côte de porc vaut mieux que deux barres chocolatées,
Prendre une vessie pour une côte de porc,
Faire une côte de porc de tout un cochon,


Les problématiques des êtres humains ont-elles changées depuis le XVIe siècle ?


Lisons un peu des Essais écrit par Michel de MONTAIGNE :
« La gentille inscritption dequoy les Atheniens honorerent la venue de Pompeius en leur ville, se conforme à mon sens :
D'autant es tu Dieu comme
Tu te recoignois homme.
C'est un absolue perfection, et come divine, de sçavoyr jouyr loiallement de son estre. Nous cherchons d'autres conditions, pour n'entendre l'usage des nostres, et sortons hors de nous, pour ne sçavoir quel il y fait. Si avons beau monter sur des eschasses, car sur des eschasses encores faut-il marcher de nos jambes. Et au plus eslevé throne du monde, si ne sommes assis que sur nostre cul. » (fin du troisième livre)
Suite à cette lecture, même si nous restons incapable de répondre à la question posée, nous pourrons toutefois noter que l'orthographe française a évolué depuis le XVIe siècle (ou alors que Michel de Montaigne était nul en orthographe, de toutes les façons à cette époque le français était une langue plus parlée qu'écrite ) et que les français du XVIe siècle (du moins au moins Michel de MONTAIGNE) semblaient plus sage que les français du XXIe siècle en se préoccupant non pas de « jouir sans entraves » mais de « jouir loyalement ». Jouir loyalement : tout un programme (politique) !

Is papy MEUJOT Bernie SANDERS ? Or is Bernie SANDERS Papy MEUJOT ?


un nouveau film avec papy meujot (teaser) par manuelle-yerly

lundi 2 mai 2016

now it's time to pray for alep (yes we can stop that horrifying stupid thing !)

http://www.europe1.fr/international/syrie-nouveaux-raids-sur-alep-malgre-les-efforts-pour-un-cessez-le-feu-2734306
http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/syrie-nouveaux-raids-sur-alep-malgre-les-efforts-pour-un-cessez-le-feu_1788178.html
YES WE CAN STOP BACHAR AL ASSAD AND VLADIMIR POUTINE ! Go on John KERRY !
http://www.letelegramme.fr/monde/syrie-comment-arreter-la-spirale-meurtriere-a-alep-02-05-2016-11051155.php


Forum « parapente et psychologie sont dans un bateau ».


  • L'autre jour à la télé, dans un reportage, à un moment tu voyais une meuf qui était présentée comme une psychiatre spécialiste des traumas dus à des événements type attentats, tuerie, machin, patin couffin, et bon, je ne veux pas juger mais la meuf avait plutôt l'air d'avoir eu son diplôme dans une pochette surprise.
  • C'est quoi une pochette surprise ?
  • Ce sont des trucs de l'ancien temps, tu trouvais cela dans les boulangeries, c'était des grands cônes roses pour les filles, bleus pour les garçons, et dedans t'avais pleins de conneries, des bonbons et des gadgets débiles bijoux pistolets en plastique etc..
  • Et donc avoir eu son diplôme dans une pochette surprise cela voudrait dire avoir trouvé son diplôme dans un de ces grands cônes ?
  • Ouais, enfin c'est une expression, c'est une image, c'est pour dire que la meuf, elle avait l'air de savoir que dalle.
  • Béatrice DALLE ?
  • Non, mais t'es payée pour nous embrouiller, toi ou quoi ?
  • Ben, t'as qu'à nous expliquer, toi qui sais tout.
  • Non, moi, je ne sais rien, c'est la différence et lorsque j'en vois qui prétende savoir alors qu'ils ou elles en savent encore moins que moi, je les siffle.
  • Et alors ?
  • Bon, dans cet exemple, je ne suis pas sûre à 100%, j'émets l'hypothèse parce qu'en matière psychiatrique, j'ai plutôt une expérience identifiée du côté des fous que des soignants, mais bon..
  • OK, accouche ! Nous te remercions de prendre toutes ces précautions quant au degré de scientificité de tes propos mais c'est bon, accouche !
  • Donc la psychiatre est censé accompagner psychologiquement une gamine qui a vu des cadavres suite à une fusillade dans un quartier nord de Marseille. Déjà, la môme a une mère qui n'arrête pas de tchatcher et qui a des explications sur tout. Je ne dis pas que la mère dit des conneries, je dis qu'elle est assez sûre d'elle lorsqu'elle parle et qu'elle parle d'à peu prés tout et pour tous. Donc la mère a déjà dit que sa fille allait mal parce qu'elle avait vu les cadavres blabla devant la gamine. Ensuite t'as la psy machin qui vient les voir, elle se met dans un coin pour parler avec la môme, enfin bon, avant elle parle avec les mères et ensuite elle demande à la môme si elle veut bien lui parler. Blabla, jusque là pas trop de problèmes, quoique je ne pense pas que la môme va l'identifier comme quelqu'un de différent des mères du quartier dont elle est entourée. Ensuite, nous entendons un bout de la conversation entre la psy et la môme (« bon alors qu'est-ce que tu me racontes aujourd'hui blabla » sur un ton dix kilos de sucre et bon la môme finit par dire qu'elle a mal au ventre. Et là la psy se jette sur ce bout de phrase comme sur un steak saignant « ah t'as mal au ventre, et tu sais pourquoi » enfin je ne sais plus trop les exactes paroles mais sur le coup, j'ai trouvé cela débile.
  • Ben ouais, la gamine doit tellement sentir que les bonnes femmes veulent qu'elles disent qu'elle a peur, qu'elle a mal au ventre blabla qu'elle finit par leur dire ce qu'elles veulent entendre pour être bien avec elles, mais dans les faits, elle ne ressent peut-être rien, du moins elle n'a pas l'espace pour trouver ce qu'elle ressent puisque les nanas sont sur elles comme des vautours à traquer n'importe quoi et l'ont déjà recouverte d'un tas de discours censés correspondre à ce qu'elle ressent.
  • Cela me rappelle quand au collège, nous avions chaque année des rencontres avec des conseillers d'orientations pour faire le point sur nos projets d'avenir professionnel. Je n'avais jamais rien à leur dire, et un jour, je me souviens avoir dit à l'un d'entre eux que je voulais devenir conseiller d'orientation, le mec, cela l'avait un peu déstabilisé, quoiqu'à l'époque je n'utilisais jamais le terme "déstabilisé".
  • Et toi, tu préconiserais quoi ?
  • Ben, je n'en sais rien, déjà, je trouverai mieux que la psychiatre rencontre la gamine à l'école. Genre il y a des séances de dessins où tous les enfants sont ensemble et ensuite un par un ils vont voir la psy avec leurs dessins ou ils commentent leurs dessins tous ensemble avec la psy et ceux et celles qui n'ont rien dit ou pas voulu parler, la psy les rencontre après. Les mômes faut qu'ils aient un support pour parler sinon cela va être de la soupe.
  • Ouais, moi je l'ai vu ce reportage et j'y connais que Béatrice DALLE mais bon, je me souviens dans un plan tu vois la psy qui parle à la môme et en fait la mère est à côté et la psy au lieu de parler à la gamine et de vérifier que la môme ne dit pas des trucs pas vrais juste pour avoir la paix, la psy fait de la grosse lèche à la mère.
  • C'est-à-dire ?
  • À un moment, la gamine raconte un rêve et bon, je n'y connais que Béatrice DALLE mais je trouvais que cela sonnait hyper faux. La psy ne vérifie pas, elle ne lui pose pas des questions. La gamine disait avoir fait un rêve où des personnes rentraient dans sa maison et la psy au lieu de lui demander de mieux raconter : ces personnes comment étaient-elles habillés, combien étaient-elles  ? Et elle,  où est-ce qu'elle était, etc... ? La psy va prendre tout pour argent comptant et lui sortir des phrases paquebot sous pavillon panaméen genre « comme je vois ta maman forte, tu sais personne ne pourra rentrer dans ta maison blabla » alors bien sûr la mère est aux anges mais la gamine, on ne sait pas trop si du lard ou du cochon, de la côte de porc ou d'agneau.
  • Ben, peut-être que c'est son boulot à la psy de faire en sorte que les liens entre la mère et la fille soient renforcés. Toi, dès qu'on dit « psy » tu penses à psychanalyse, or bon" psychiatre" pour ce que j'en sais, leur spécialité est plutôt de connaître quels médicaments vont être adéquats pour rendormir telle personne qui semble vouloir courir nu(e) dans la forêt et hululer au clair de lune afin que tout rentre dans l'ordre établi par des crétins.
  • Tu caricatures.
  • Oui, mais la caricature a ses vertus...
  • ...Que la vertu ignore. Je sais, je n'en peux plus de ce proverbe.
  • Tu préfères « se prendre pour la queue de l'ours » ?
  • Moi, ce que vous racontez sur cette gamine qui se sent obligé de raconter des trucs pour faire plaisir à la psy et à sa mère, cela m'évoque les conférences de presse du foot : les joueurs et les entraineurs qui sont obligés de raconter des trucs aux journalistes alors que bon, ils doivent avoir envie de leur dire « ben je sais pas, les mecs et les meufs, mettez vous en short, jouez au foot et après on verra si vous avez toujours les mêmes questions à poser ... »
  • Ah, ouais, ils devraient faire cela, une conf de presse sur le terrain en tenue et les journalistes devraient faire un lancer de but avant de pouvoir poser une question...
  • Pas mal comme idée.
  • C'est bientôt la coupe d'Europe de foot , quels sont tes pronostics ?
  • La France va en finale et ensuite que le meilleur gagne !

samedi 30 avril 2016

now it's time to pray for alep !

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/04/30/a-alep-les-gens-restent-chez-eux-attendant-de-mourir_4911435_3218.html
#prayforalep
http://www.lemonde.fr/international/article/2016/04/30/pour-les-etats-unis-le-bombardement-de-l-hopital-de-msf-en-afghanistan-n-est-pas-un-crime-de-guerre_4911245_3210.html

Louise et les chics types en stéréo, ou le bovarysme sifflera trois fois, suite de l'épisode précédent

Cinq jours plus tard, Louise lu un article dans Libé ( Grâce au numérique, le mouvement perpétuel) concernant les aspects numériques de la manifestation action Nuit Debout et elle compris peu ou prou que le site Nuit Debout sur le web avait été conçu et crée en partie par une agence de conseil en community manager, que le nom du site leur appartenait et que certains avaient dénoncé « ces gens-là » comme ceux qui auraient laissé entrer les « soraliens » et les crypto-fascistes parmi les manifestants dit Indignés à la Défense en 2011. Louise se souvint que la marque « les bonnets rouges »  avait été déposée à l'INPI par des personnes d'extrême-droite lors des manifestations contre l'éco-taxe en 2013. Les personnes d'extrême-droite essayent toujours de s'approprier les forces en mouvement pour leurs profits et leur conneries. « Sans doute se disait Louise, le site web de Nuit DEBOUT avait été taggé d'une certaine façon renvoyant ensuite par sérendipité dans un tunnel vers des crétins comme SORAL et DIEUDONNE. » L'article de Libé précisait ensuite que l'association de défense des libertés en ligne avait proposé de gérer la propriété du nom de domaine « le temps que le mouvement  dispose d'une structure juridique ad hoc ». «  Il faudrait surtout faire un nettoyage sémantique des couches, se surprenait Louise à penser puisqu'elle ne connaissait quasiment rien en informatique et en HTML. Presque rien. C'est toute la nuance.
Plus tard, Louise pensa que c'était ce qui avait du arriver à des ados en Europe. Ils étaient allés sur des sites trouver des réponses à leur malaise adolescent dans une société malade et certains de ses sites par sérendipité vont les embarquer dans des tunnels les menant vers DAECH et autres crétins. « Il y aurait un gros boulot de nettoyage sémantique à faire sur le web, continuait à dire une voix dans Louise. Cela éviterait un tas de merdres à venir ! » Le lendemain, Louise écrivit dans son cahier « Comment transmettre un message dont on comprend à peine le sens et à qui ? »
Puis Louise récita son chapelet « crève Alain SORAL , crève DIEUDONNé, crève SORAL et DIEUDONNé, crève la haine ! » afin d'être bien immunisée. Puis Louise imagina une théorie du complot où les community manager ont en fait pour mission secrète de transformer les humains en trolls tels les cochons chez Circé. « Il faut bien trouver une façon de critiquer ces metteurs en forme pas du tout neutre », se justifiera plus tard Louise auprès de la police.

Salah ABDELSLAM a t'il vu « Benny's video » (Michael HANNECKE) ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Benny's_Video

Lu dans libé 29 avril 2016 : « mais il y a encore un très gros travail à mener en France sur ce que serait une réelle unité artistique institutionnelle qui prendrait en charge la médiation de la révolte telle que les artistes la mettent en scène. » : Quelle bonne idée vraiment ! Après le zoo où il est possible de voir des animaux dit sauvages, bientôt le zoo de la révolte humaine ! Ouaaaais, c'était une super idée de Paul ARDENNE !


 

KIRILOV par manuelle-yerly

Proverbe du XXI e siècle : Mieux vaut être debout à l'horizontal que couché à la verticale, un message de Cornelius CASTORIADIS :


Quoiqu'il arrive les personnes qui ont participé aux nuits debouts ont connu une expérience collective dont leurs individis, leurs chacuns et leurs chacunes sont enrichies. Même si la manifestation Nuit debout se termine ces jours-ci, quelque chose se sera passé, sera passé dans les corps et les esprits, des paroles se seront libérées et auront circulé et tout cela continuera de se diffuser et de circuler ne serait-ce que par les personnes qui y étaient et leurs comportements. Depuis là où nous sommes, nous croyons plus aux révolutions par capillarité, nous croyons plus que le monde peut changer par les individus et non par des leaders déplaçant des masses imbéciles, nous croyons plus par exemple aux rencontres des nuits debouts marseillais avec les marseillais des quartiers nord (cf article Libé : dans les cités de Marseille on n'a pas attendula loi El KHOMRI pour être debout) qu'à des journées mondiales labellisées nuit debout qui sonneront un peu trop à notre goût à la gloire des GAFA. Même si la manifestation place de la république à Paris cesse, elle continuera à agir par la diffraction de tous les corps qui y étaient.
Par ailleurs, nos démocraties représentatives sont imparfaites mais pour l'instant il n'y a guère mieux, et les temps pour les forces démocratiques sont incertains, il faut être vigilant, ceux et celles qui le veulent peuvent créer un parti politique. Rien ne les en empêche.
Bien sûr, nous pouvons nous tromper

jeudi 28 avril 2016

TD «Esprit critique es-tu là ? » : aujourd'hui l'article de monsieur Philippe BLANCHET « rejeter un accent , c'est toucher à l'identité de l'être », Libération 25 avril 2016


« l'idéologie (NDLR : de la pureté de la façon de « dire » le français) est tellement prégnante qu'on transpose cette pression sur les langues étrangères. On va par exemple collectivement considérer que bien parler l'anglais, c'est s'exprimer avec l'accent de la bourgeoisie londonienne. Comme si c'était le seul accent valable ! Alors que vous pouvez parler l'anglais à votre façon, les anglophones ne donneront pas d'importance à votre accent. »
Il faut le dire vite ou alors être dupe ! A notre connaissance, au moins jusque dans les années 90, les anglais allaient jusqu'à réapprendre à prononcer les mots lorsqu'étudiant à Oxford afin d'acquérir l'accent d'Oxford qui les distingueraient définitivement comme membre de la upper society  ! Toute la problématique de la perception sociale des accents et des prononciations de la langue anglaise est le sujet de cette comédie musicale dont a été tiré un film avec Audrey Hepburn dont le titre nous échappe pour l'instant [my fair lady]. Ensuite, il est vrai que les anglais peuvent faire preuve de tolérance avec les ânes parlant l'european english surtout dans le cadre de relations commerciales but whatever the english society never consider the non english people living in the same world than their...
«  Mais avec la mise en place de l'école publique, le peuple s'est peu à peu approprié la langue française. »
« Approprié », c'est un peu vite dit. Notre grand-père breton racontait à sa fille que lorsqu'il allait à l'école(peut-être dans les années 20 du vingtième siècle) il devait se laver la bouche avec du savon s'il y parlait breton (ou peut-être gallo). Le français était considéré comme la langue de l'insertion sociale au delà du village voire de l'ascension sociale. Ils n'ont pas parlé breton à leurs enfants rompant la tradition orale de passage des affects en leur langue dont il avait hérité. C'est aussi ce qui se passe, s'est passé pour des enfants d'immigrés. Disons plutôt qu'ils ont laissé le français exproprier leur langue natale dite maternelle.
« au fil du temps , l'usage du français a fini par se généraliser et les accents locaux et sociaux se sont développés. Ce n'est qu'à partir de là, disons dans les années 70, que l'élite de ce pays a cherché un autre moyen de se démarquer. L'accent est alors devenu un marqueur social. L'élite a considéré que la norme était la prononciation standardisée parisienne. La chasse aux accents régionaux s'est développée à ce moment-là. »
Il est aussi possible de rappeler que c'est dans les années 70, que les identités régionales ont connu un regain d'intérêt (par exemple en Bretagne les Alan STIVELL, GLENMOR, le FLB, la création des écoles DIWAN, etc..). Parce que bon il y a quand même un petit souci sur des phrases « l 'élite a considéré que la norme était la prononciation standardisée parisienne. », c'est qui « l'élite » ? et ils ont considéré cela au cours d'une réunion ? est-ce que ce n'est pas plutôt l'effet second d'une surreprésentation de parisiens dans la télévision nationale qui atteint tous les foyers dans les années 70 ? Est-ce qu'il n'y avait pas avant les années 70 un parler dans les médias et spécialement à la radio qui copiait le « parler académique » avec un certain type d'élocution ? Et qu'après les années 70, apparaît le « parler décontracté » ? etc...

« On vit une forme de régression dans la société française, où l'on accepte de moins en moins la diversité. C'est vrai pour les langues, pour les accents, mais aussi pour les rournures de phrases, les expressions. On accepte de moins en moins la différence. »
Est-ce que les allergies aux langages et ses différentes façons n'apparaissent pas plutôt comme un symptôme de l'allergie aux autres et leurs différentes façons ? Les personnes vont critiquer les façons de parler d'unetelle ou d'untel parce que c'est un moyen simple, rapide et poli d'amener quelqu'un à fermer sa gueule sans avoir à écouter ce qu'il ou elle a à dire. ? Nous ne pensons pas cependant que cela soit d'une grande nouveauté. Il est peut-être que cette stratégie a été acquise par un plus grand nombre de groupes et personnes et donc qu'elle se perçoit mieux comme simple stratégie d'évitement. Par ailleurs beaucoup de personnes veulent être écoutées mais juste en monologue, elles ne veulent surtout pas discuter ou entrer en dialogue et d'autres personnes vont être payées pour les écouter, elles-mêmes barricadées dans des protocoles et des procédures pour surtout ne pas entrer en dialogue avec les personnes qu'elles écoutent. La parole est malade certes de ses modalités et toutes les procédures et autres stratégies pour « libérer la parole » ne feraient que l'enliser encore plus dans de faux semblants. Alors surgit la violence et certains retrouvent la parole alors que d'autres vont la perdent, etc... jusqu'à la prochaine fois.


Bref pour résumer (parce que nous avons mal à la tête) : Ce que dit ce monsieur Philippe BLANCHET, présenté comme un sociolinguiste, n'est pas sans intérêt ou pertinence mais nous semble un peu trop construit vite fait et surtout trop rigide sur un sujet éminemment complexe, mouvant et pluriel. 
Cependant, nous pouvons nous tromper.

lundi 25 avril 2016

Forum parapsychologie : « Quelles nouvelles de Gustave FLAUBERT ? »


  • J'ai repéré dans l'interview qu'a donné Patti SMITH au journal Libération, enfin à des journalistes qui bossent au journal Libération, des nouvelles du fantôme de Gustave FLAUBERT.
  • Ah, bon !
  • Ouais, à un moment Patti SMITH dit « […] L'envie m'est donc venue d'écrire « sur rien », comme me le suggérait un cow-boy dans un rêve que j'ai fait et que je raconte dans le livre. Je me suis dit que j'allais suivre un « train mental » et voir où cela me menait. J'allais écrire tous les jours, et rester au temps présent. »
  • Et alors ?
  • Ben, tu ne l'as pas reconnu, le cow-boy qui l'invite à écrire sur rien …
  • J'ai de la peine à imaginer Gustave FLAUBERT en garçon vacher.
  • Ben, au XXIe siècle, si ! Réfléchis, c'est une position idéale pour critiquer la société actuelle.
  • Ouais, m'enfin votre raisonnement est un peu faux parce que c'est dans un rêve de Patti SMITH que Gustave FLAUBERT lui apparaît en garçon vacher donc c'est peut-être un code propre à Patti SMITH et ce n'est peut-être pas FLAUBERT.
  • T'es sûre que ce n'est pas ton grand-père ? Réfléchis un garçon vacher, c'est un armailli !
  • C'est çà, Patti Smith rêve à son grand-père ! Et moi, je suis la Comtesse de Ségur !
  • Vous avez tort de vouloir désigner le bon génie de l'écriture par tel ou tel nom, qu'il se nomme FLAUBERT, Joseph YERLY ou Henri POINCARÉ, là n'est pas là l'important. Mais le voir apparaître en garçon vacher me semble un bon signe !
  • En garçon-boucher ?
  • Pourquoi « le » bon génie, ils sont peut-être plusieurs génies de l'écriture, non ?
  • Vous savez, cela fait un moment que je m'interroge sur le sens profond de ce proverbe que j'essaye de lancer dans le langage courant soit « Se prendre pour Patti SMITH à Conforama » avec une variante « prendre Patti Smith à Conforama » et l'idée que ce soit en fait juste un fantôme qui avait envie de connaître Patti Smith qui me l'a fait écrire pour avoir un chemin n'est pas complément idiot...
  • Tu peux répéter, j'ai du rater des virages dans le raisonnement.
  • L'autre jour, j'ai pensé à ce proverbe. J'étais à Conforama et juste avant de passer à la caisse, il y a eu un changement de caissière et la nouvelle caissière.. je t'assure... c'était le sosie de Patti SMITH.
  • T'exagères, j'y étais avec toi et bon, c'est vrai que la nana avait la coupe de cheveux de Patti SMITH période EASTER, mais bon, physiquement, elle ressemblait plus au comique anglais qui ressemble à CHEVENEMENT et dont le nom m'échappe.
  • Mais ce serait quoi le sens d'un tel proverbe « se prendre pour Patti SMITH à Conforama » ou « prendre Patti SMITH à Conforama » ?
  • Ben, justement, je m'interroge !
  • Vous êtes dingues.
  • Non, c'est le forum parapsychologie, il nous est enfin possible d'aborder les vrais problèmes et les véritables questions que se posent les êtres humains au sujet de leurs relations avec les spectres et les extra-terrestres.
  • De toutes les façons, Patti SMITH, j'aime plus. J'ai adoré l'album EASTER mais dans les années 2000, j'ai entendu à la radio une lecture d'extraits de son bouquin de souvenirs quand elle est avec MAPPLETHORPE blabla et je n'ai pas pu écouté jusqu'au bout : tout ce qu'elle racontait de ce qu'ils pensaient, faisaient et voulaient était à peu près tout ce que je déteste, des branleurs qui se la racontent, qui écoutent leur grosse connerie en se prenant vachement au sérieux, blabla. Alors, bon, je ne leur en veux pas, ils sont d'une autre génération, je ne peux pas les juger mais ils ne m'intéressent plus...
  • Moi, ce qui fait que je ne la supporte plus c'est en fait ce qu'en disent les journalistes et les médias. A l'époque où j'écoutais Easter, je n'ai pas souvenir entendre qui que ce soit parler d'elle, or là, t'entends des grosses platitudes et clichés à propos des artistes, de la femme qui créée, blabla, et encore une couche de cirage, blabla c'est ridicule et du coup, t'as pas envie de lire ou de regarder les expos, çà pue la complaisance, l'industrie du people et du spectacle, le kitsch, le fake, tout ce que je déteste...
  • Ouais, mais c'est pas de la faute de Patti SMITH, elle serait plutôt prisonnière de tout cela, non ?
  • Je ne sais pas, cela ne m'interresse pas.
  • Dans l'article de Libé, il est raconté que, dans son nouveau bouquin, Patti SMITH parle de la dérive des continents, d'un cercle « le continental Drift Club » et je me suis rappelé avoir écrit un conte intitulé « la dérive des continents » dans les années 2000.
  • Et il parlait de quoi ?
  • Ben, je vais vous le lire, ce sera plus simple.
  • Ah, non ! Pitié.
  • Alors, le titre exact est « la dérive des continents ou les mites de nos histoires, tentative d'épuisement des contes à coucher dehors. » et cela commence par une phrase qu'aurait dit Nietzsche « J'aime celui qui a honte de voir le dé tomber en sa faveur et qui se demande alors : ai-je triché ? »
  • OOOOOH ! Comme c'est bOOOOOOH !
  • Bon, tu ne vas pas nous le lire, cela parle de quoi ?
  • Ben, cela commence avec un personnage qui s'appelle Josette et qui reçoit un message de Dieu qui lui demande d'éclairer les humains qui se trompent en s'interrogeant sur les masochistes alors qu'ils devraient s'interroger sur les sadiques. Josette râle parce qu'elle n'a pas de boulot, pas de logement et que c'est une mission compliquée et que sans doute c'est Dieu lui même qui est un sadique. Bon enfin, je résume, pour trouver de l'aide, Josette se rend à une réunion des Jesus-Christ anonymes où comme aux alcooliques anonymes chacun raconte un peu ses difficicultés à décrocher de sa croyance et de son addiction à Jésus-Christ. Josette les perturbe un peu parce qu'elle va à rebours de leur travail en leur disant apporter un message de Dieu au sujet d'une mission à réaliser. Bon, là elle rencontre Georges et il y aussi un autre personnage, Maurice, qui ensuite se rend à une réunion des individus d'extrême gauche anonymes. Bien sûr, raconter cela en 2016 sonne diféremment... au début des années 2000, il s'agissait vraiment de causes perdues...
  • Et alors ?
  • Je vous en lis un bout : «  Maurice était décidé, il voulait guérir, il cherchait des solutions, toutes les solutions. Les réunions des extrêmes gauches individuels anonymes étaient plus intéressantes, politiquement s'entend. Il n'y régnait cette sorte de culpabilité propre aux « jésus christs anonymes ». Les extrêmes gauches individuels anonymes reconnaissaient l'impossibilité du terrorisme comme moyen mais conservaient leur entière révolte. Les réunions étaient au moins l'occasion de l'exprimer, la recherche d'une formulation, de l'impossible rivage d'un pays nouveau, la création de nouvelles cartes d'Etat-Major. »
  • et qu'est-ce qui se passe après ?
  • Il y a plusieurs versions et possibilités et le texte est inachevé. J'avais essayé de l'achever dans tous les sens du terme par la grosse conclusion que voici « Dieu est homme et femme réconciliés, débarassé du poids du monde à gérer. Peut-être. Le saurons-nous jamais ? Et à quoi bon cela nous serait-il utile puisque nous ne sommes qu'ici, dans ce monde-ci qui n'est que guerre, misère, lutte de propriétaires, discours de pouvoir et d'endoctrinement, place et déplacement. Où voudriez-vous donc que nous puissions vivre si ce n'est dans les Livres ? »
  • C'est un peu caricatural...
  • Et quel rapport avec Flaubert ?
  • Mon grand-père ?
  • Dans le conte, t'as aussi un personnage qui lit un bouquin qui existe dans le réel « Le marché de l'art » écrit par un mec nommé Karel TEIGE en 1936 et le personnage lit notamment ce passage «  Le siècle de l'industrialisation capitalistique a déterminé progressivement une disparition quasi totale de la création artistique populaire. A l'heure actuelle, dans les pays civilisés, il n'y a même plus un petit coin où l'ancien art populaire puisse vivre une vie active et pleine de fraîcheur, sans être envahi par les images colorés et les produits industriels importés de la ville. Dans le passé, le paysan était le créateur et le destinataire de l'art populaire. »
  • Ah, ouais... d'où l'importance du garçon vacher !
  • Du garçon -boucher ?
  • Quoi ? Quelle côte de porc ?

LU dans Ouest-France daté du 23-24 avril 2016 : « […] ainsi une étude effectuée sur des rats a montré qu'entre boire de l'eau sucrée ou s'injecter de la cocaïne, 90% des animaux choisissaient du sucre. […] » Ils se l'injectent ou alors ils la sniffent ? Cela a du être un gros boulot d'apprendre à des rats à s'injecter de la cocaïne, non ? Et est-ce qu'il est sûr que les rats avaient juste soif et besoin d'eau qui se trouvait être sucrée et qu'après avoir bu, ils se seraient bien fait un rail ? Au XXIe siècle, avons-nous vraiment besoin de recourir à des études scientifiques pour affirmer que manger trop de sucre, ce n'est pas bon pour la santé et que les industriels de l'agro-alimentaire ne sont pas des gentils mais des business-men qui veulent juste gagner de l'argent et toujours plus si possible ?

http://www.ouest-france.fr/sante/moins-de-sucre-jai-tout-y-gagner-4181909

LU dans le journal Libération du 23 et 24 avril 2016 : « […] Elle évoquait « un ministre qui, nous voyant penchée pour ramasser un stylo ne peut retenir sa main en murmurant « Ah, mais qu'est-ce que vous me montrez là ? » Il n'y avait là ni culotte, ni string, ni élastique. [...] » Nous n'avons pas compris la scène : le diable fait tomber un stylo, une meuf le ramasse, un gros lourd passe et y met les mains et il n'y a là pas de culotte, pas de string ou d'élastique ? La meuf est habillée comment ? en jegging ?

« […] Notre collectif composé de journalistes a fait le choix de dénoncer ces pratiques inacceptables sans divulguer le nom de leurs auteurs. Cette décision nous semblait le meilleur moyen pour que notre démarche – un combat de principes - ait plus d'impact. [...] » Pourquoi est-ce que ces phrases résonnent dans ma tête avec des phrases telles « Il ne s'agit pas de dénoncer les pédophiles mais de réfléchir ensemble au problème de la pédophilie et de la combattre par des principes » ?
« Nous invitons nos confrères et consoeurs qui souhaitent s'emparer du sujet grave que constitue le harcèlement sexuel à le faire via des enquêtes fondées sur des faits recoupés. » Donc bien que non journaliste, considérons les faits comme des choses, dixit Gaston BACHELARD, et reprenons la scène : le diable fait tomber un stylo, une meuf le ramasse, un gros lourd y met les mains et ensuite, quoi ? la meuf lui met une tarte dans la gueule ou l'insulte « Petite bite, tu finiras comme DSK ! » ou « C'est pas parce que tu pelotes mal que je ne vais pas porter plainte, minable, va! » ou « tu me dois quatre cents euros, tas de merdre ! » ou  [toi aussi par ta créativité imagine ici des insultes que la dame aurait pu dire au monsieur] ou rien, juste sidérée et ensuite elle va porter plainte, non ? Hommage, respect et soutien à Nafissatou DIALLO, celle qui, à notre connaissance, a fait avancer le schmilblick... ( ce que nous avions appris par l'affaire DSK).

une question de Papy MEUJOT : " Le gros lourd, ministre ou aux affaires, était-il de culture arabo-andalouse ? " (cf. forum http://manuelleyerly.blogspot.fr/2016/03/forum-gauche-toujours-tu-minteresses.html )

Louise et les chics types en stéréo ou le bovarysme sifflera trois fois.


Louise ne sut que penser lorsque son compte dailymotion lui suggéra de regarder des vidéos d'Alain SORAL, son compte youtube des vidéos de DIEUDONNÉ pendant que le système d'exploitation de son ordinateur Windows 10 lui proposait de télécharger l'appli « Rire et chansons ». Louise n'essaya pas de comprendre. Elle respira puis dit « Qu'ils crèvent Alain SORAL, DIEUDONNÉ, Alain SORAL et DIEUDONNÉ ! Crève la haine ! » Elle répéta cette phrase plusieurs fois jusqu'à ce que fût assez. Puis elle respira, libérée d'un poids.
 Elle pensa ensuite aux Nuits Debouts que certains et certaines essayaient de faire basculer vers la violence gratuite. Peut-être comme pour la pâte à pain à l'ancienne, s'agissait-il pour les uns et les autres, les chacuns et les chacunes de laisser reposer tout cela un certain temps. « Les graines que j'ai semé ce mois-ci donneront leurs fruits cet été et cet automne », se disait Louise. Puis elle pensa à des garçons qui lui plaisaient sexuellement afin de respirer plus joyeusement.
Elle lut ensuite deux chroniques dans le journal Libération qu'elle trouva bonnes et pas mauvaises, l'une de Camille LAURENS et l'autrede Marcella IACUB

suite de l'épisode 

samedi 23 avril 2016

et puis ce fût le jour (debout)


et puis ce fût le jour par manuelle-yerly

Forum « Deux qui la tiennent ».


  • L'autre jour, j'ai eu un flash de compréhension intellectuelle. Cela m'a semblé énorme sur le coup. Aujourd'hui, j'imagine que beaucoup de personnes ont du comprendre ce truc-là depuis longtemps...
  • Quel truc ?
  • Ben, parfois lorsque j'entends des personnes parler, je n'arrive pas à savoir si c'est du lard ou du cochon, de la côte de porc ou d'agneau, si les personnes se foutent ouvertement de la gueule du monde ou ne se rendent pas compte qu'elles disent des grosses âneries.
  • Par exemple ?
  • Ben, l'autre jour à la télé, j'ai regardé Complément d'Enquête présenté par Nicolas POINCARé sur France 2, et t'avais un reportage sur les frères ABDESLAM, et bon les mecs ABDESLAM, ils ne sont pas méchants, ils sont juste mal barrés, ils aiment bien faire la fête, flamber, ce sont des branleurs mais leurs parents ne sont pas à leur arrondir les angles ou leur trouver des points de chute puisqu'ils n'en n'ont ni les moyens ni la volonté. Bon, bref, c'est hors sujet par rapport à ce que je veux raconter. A un moment, dans le reportage, tu vois une vidéo datant de peut-être trois semaines avant les attentats du 13 novembre 2015 où les deux frangins vont quand même assassiner plein de gens et se faire sauter, du moins pour l'un d'entre eux, blabla, bref, tu vois une vidéo où les deux frangins dansent et fument des clops dans une boite de nuit sordide où des espèces d'hôtesses entraineuses font boire aux clients de la vodka au goulot sur la piste, genre le degré zéro de l'industrie du divertissement. Dans le reportage, le journaliste t'explique que l'entrée de la boite est de quarante euros par personne soit environ 280 francs français. Tu comprends plus ou moins que les frères ABDESLAM ont le fric pour préparer la logistique de l'attentat et ils se permettent quelques petites fantaisies avec. Comme le reporter fait remarquer à une journaliste du journal Le Monde que ce n'est pas très islamique comme comportement de la part de futurs martyrs, la meuf parvient quand même sans rire à évoquer « la dissimulation » en donnant même le mot arabe ! Genre les mecs pour pas qu'on voit qu'ils sont islamiques, ils vont se murger dans une boite de nuit où des meufs en pantalon moulant leur font boire de la vodka au goulot ! T'es obligé de rire ! Et là, j'ai eu un flash tellement c'était énorme.
  • C'est-à-dire ?
  • Je me suis mise dans la peau de la meuf journaliste au journal le Monde et j'ai compris que la meuf parle depuis ce qu'elle croit être le saint des saints, « le journal de référence » blabla, la meuf pense parler depuis le haut de l'échelle sociale qui n'existe pas. Et, je spécule bien sûr, il n'est pas concevable pour elle que cette société dont elle croit peu ou prou appartenir à l'élite, est complétement pourrie et en état de déliquescence. La boite dans laquelle vont danser les deux abrutis paye des taxes, fournit de l'emploi et génère des flux et des échanges de marchandises et d'argent. C'est l'industrie du divertissement,c'est-à-dire une des rares industries qui a connu un fort taux de croissance à la fin du vingtième siècle dans les sociétés occidentales à la population vieillissante.
  • Tu veux dire qu'intellectuellement pour elle, il est plus rassurant de penser que les personnes qui cherchent à détruire cette société sont fortement engagées dans une stratégie intellectuelle, blabla et que la société à laquelle elle appartient s'appuie sur un appareil de productions de richesses solides et pertinentes tels le charbon, le raffinage du pétrole, l' agriculture, l’énergie nucléaire, l'industrie textile et non pas que les mecs qui ont tué plus de deux cent personnes à Paris le 13 novembre 2015 sont juste des branleurs qui n'avaient rien trouvé de mieux à faire et que la société à laquelle elle appartient s'appuie sur la vente de contrats d'assurance bidons, la vente de licence d'exploitation de propriétés intellectuelles indues, la vente de droits télévisées d'événements sportifs corrompus, la vente d'avions de chasse à des dictateurs, l'exploitation du travail des pauvres du quart et du tiers monde, etc …
  • On a tous en nous quelque chose comme la nausée...
  • Et donc quoi ? Je ne comprends pas.
  • Ben, le discours de la meuf est biaisé, elle parle du comportement des frères ABDESLAM comme pouvant appartenir à la stratégie de dissimulation parce qu'elle ne veut pas admettre que les mecs ABDESLAM auraient très pu réussir comme comiques belges, comme gérant d'un boite de nettoyage ou d'hôtesses, comme agents de groupe de rap ou animateurs télé … ils ne sont pas construits, ils sont justes labiles.
  • Ouais, enfin il faudrait tout de même différencier les théoriciens de l'état islamique, les « cadres » pour parler techno, des fantassins qui font le sale boulot en se sacrifiant.
  • Ouais comme il faut différencier Bachar Al ASSAD de son armée corrompue, comme il fallait différencier les nazis des soldats de la Wechmacht...
  • Vous dîtes n'importe quoi !. Les mecs qui se font sauter sont exploités par DAECH comme ils auraient pu se faire exploiter par un taulier qui les auraient fait bosser soixante par semaine parce que l'entreprise a un gros contrat et que c'est bon pour l'entreprise, blabla.
  • ...être disponible le 29 février même les années non bissextiles ...
  • Dans le même reportage télé, tu voyais un mec genre adjoint du maire de MOLENBECK chargé de la jeunesse et de l'emploi, et je délirais sans doute, mais le mec me semblait puer la malfaisance.
  • Tu dis cela juste parce que le mec a un physique pas facile, il ressemble vraiment à gros rat ! Vous êtes vraiment des imbéciles ! 
    • Ben, justement, les frères ABDESLAM sont plutôt de beaux mecs !
    • N'importe quoi !
  • Ouais, enfin, dans les services sociaux, tu croises souvent des gros(ses) taré(e)s et des gros(ses) vicieux(ses) : genre « j'écoute et j'aide les autres mais en fait ce n'est pas vrai, j'appuie sur leurs têtes pour qu'ils et elles restent bien sous l'eau»
  • Tu te rends compte de ce que tu dis ?
  • Les personnes qui sont payées pour aider les autres, je n'y crois pas trop. Ou alors comme des avocats, dans une sorte de théâtre et de mise en scène de la justice...
  • « Si je suis tombé par terre , c'est la faute à Voltaire, si je suis tombé dans l'eau c'est la faute à Rousseau. »
  • Vous ne devriez pas tenir ce genre de propos trop lâches, sans tenue, ni rigueur.
  • Non, mais çà fait du bien en le disant, çà sort et çà évite de pourrir en actes. J'ai vu ce programme télé et moi ce qui m'a fait le plus rire, c'est la séquence où tu vois un des frangins MERAH parler devant un amphi d'étudiants en psychologie. Alors le frangin MERAH, qui n'est ni Mohammed, ni Abder, il est cool, respect, il dit des trucs simples, il a trouvé son chemin dans un tas de ronces, respect. Mais alors les plans où tu vois les étudiants dans l'amphi … t'es obligé de rire ! Que des meufs ! Et elles ont toutes l'air plus à côté de la plaque les unes que les autres...
  • Vaut mieux en rire qu'en pleurer.
  • Vous ferez mieux de regarder la poutre que vous avez dans l’œil plutôt que la paille de celui de votre voisin.
  • La quoi ? La poutre qu'on a entre les jambes ?
  • Moi, ce que vous racontez me rappelle ce bouquin tordant écrit par Jean ROLIN au sujet de son engagement dans la gauche prolétarienne. Le bouquin s'appelle « l'Organisation ». A un moment, il est établi dans une usine avec d'autres camarades et ils discutent avec un vieil ouvrier pour voir quelles actions celui-ci voudrait faire contre « les patrons » ou pour la « Cause ». Le mec est en fait une taupe auprès des services de renseignements français qui ont mieux compris son profil psychologique que les militants d'extrême gauche et lui payent des soirées dans des bars de nuit avec hôtesses pour qu'il leur raconte ce que les établis d'extrême gauche lui racontent et veulent faire. Donc le mec pour continuer à fréquenter les bars de nuit est obligé de demander aux militants d'extrême gauche de faire sauter ceci ou cela pour ensuite avoir quelque chose à raconter aux policiers ! Et dans le bouquin, c'est assez clair, qu'ils sont tous des branquignols, flics compris !
  • Et alors ?
  • Ben rien, mais faudrait peut-être passer à l'âge adulte !
  • À quarante-huit ans ? Est-ce que ce n'est pas trop tard ?
  • Bah, le problème est général et collectif : l'autre jour, j'ai entendu parler un militaire au club de la presse d'Europe numéro 1 et je me suis dit « tiens, un adulte ! ». C'est tellement rare d'en entendre !