lundi 20 octobre 2014

INCROYABLE ! l'extreme-droite a été manipulée par COURBET pour un revival place vendôme !


je ne suis pas sure d'avoir fait des progrès en... par manuelleyerly

Josette, l'espionne rousse du réel : la journée de recrutement.




Josette avait reçu un courrier de l'agence Pôle Emploi dire faire suite à sa candidature à un poste de caissière dans un grand magasin de bricolage et la convier à une journée de présentation et de recrutement deux mois plus tard. Josette se méfiait, elle avait déjà reçu des courriers lui disant faire suite à des rendez-vous qui n'avaient pas eu lieu et Josette qui ne souhaitait entrer en connivence de mensonges avec Pôle Emploi le leur avait fait remarquer et avait eu droit à son lot d'emmerdes. Elle avait toutefois renoncé à saisir un tribunal administratif pour faire avouer ses mensonges à l'administration. Pôle Emploi est censé s'occuper des chômeurs mais bien souvent ils occupent les chômeurs avec des trucs et des machins. Josette était ainsi aussi allée suite à une convocation à une réunion d'information pour une formation sur le métier de réceptionniste. Josette avait peu à peu compris que la réunion avait été l'occasion pour une jeune « formatrice » de s'entraîner à parler en public, de tenter de trouver des « clients » pour un organisme de formation en quasi faillite, et pour les conseillers Pôle Emploi de reprendre contact avec des chômeurs dont ils ne s'occupent pas afin de remplir des fiches d'informations à leurs sujets . Mais cela ne dérangeait pas Josette, chacun fait comment il le peut dans ce monde de dingues ; Comme le disent si bien les beaux esprits : «  le problème n'est ni les chômeurs, ni ceux payés pour s'en occuper, le problème c'est le chômage » . A moins que la division du travail. Bref, en dix années de chômage, entre un mois de plonge dans un restaurant et dix heures de cours de mathématiques modernes, il était fort possible que josette eut répondu à une offre de caissière dans un grand magasin de bricolage. Josette se souvenait d'ailleurs avoir discuté plus d'une année auparavant avec le propriétaire de l'ancienne quincaillerie à l'entrée du village jouxtant le sien lorsqu'il avait liquidé son affaire. Il prenait sa retraite et n'avait pas trouvé de repreneur précisément en raison du projet d'installation de ce grand magasin de bricolage, cela lui avait été un peu difficile à accepter puisque la quincaillerie lui venait de son père qui la tenait de son père qui lui-même la tenait peut-être de son père. Depuis, la bâtisse de l'ancienne quincaillerie avait été rasée et s'affichait un panneau vantant un projet de résidence en appartement ciblant de futurs retraités urbains cherchant un point de chute. Josette avait également lu dans les journaux locaux qu'un autre grand moyen magasin de bricolage avait contesté l'attribution du permis de construire du dit grand magasin. Josette qui régulièrement s'y rendait pour acheter de la colle papier peint avait compris que le grand moyen magasin de bricolage avait juste manoeuvré pour gagner du temps, organiser au mieux sa liquidation, le départ des salariés et vendre la marchandise qu'il ne renouvelait plus au meilleur prix.Josette apprendrait d'ailleurs que le grand moyen magasin et le grand magasin s'affrontant relevaient en fait du même grand groupe. « A quoi bon savoir tout cela ?, se disait Josette en lisant le courrier qui lui avait été adressée. Le courrier précisait que l'emploi de caissière se déroulerait sur une plage horaire allant de 9h00 à 21h00 avec un temps de travail hebdomadaire de trente cinq heures annualisés, et devait s'y trouver d'autres conditions pour exercer le poste comme energie, disponibilité et écoute. Bref, si Josette était d'accord avec ses conditions de travail, elle devait renvoyer un coupon comme pour les invitations aux premières de théâtre en cochant la case « Oui, je viendrais » et ce dans la semaine. Josette trouvait cela hautement ridicule mais les dispositifs chargés de faire accepter à chacun son exploitation économique sont de plus en plus sophistiqués quoique de plus en plus grossiers. Et puis Josette cherchait du boulot. Elle remplit le formulaire etle renvoya en écopli.
Deux mois passèrent.
Le jour J, Josette se rendit au rendez-vous. Après une heure et demi de marche (en hiver, Josette n'utilise pas son vélo) Josette arriva au théâtre d'un village voisin où, entre l'accueil de maxime le forestier et les représentations de l'école de danse du coin, se situait la première journée de recrutement du grand magasin de bricolage. A l'entrée, se trouvait deux groupes de deux personnes, l'un à droite, l'un à gauche, et Josette, peut-être paranoîaque après une heure et demie de marche seule dans la nuit d'un matin de février, flaira le dispositif « psychologique » (pour rester poli). Elle s'arrêta net avec une tête interrogative et une des minettes tenant les listes de noms dit « cela n'a pas d'importance, c'est par ordre alphabétique » mais comme Josette ne bougeait pas, une autre reprit « aller à l'un ou l'autre groupe n'a pas d'importance » une autre personne arrivant et se dirigeant vers un groupe, Josette alla vers l'autre . Josette remarqua qu'elle était non pas en bas de la liste alphabétique mais en bas d'une liste située sous la liste. Puis Josette s'aventura dans l'entrée du théâtre et commença à sentir les intrusions psychiques. A l'entrée de la salle, se trouvaient trois personnes qu'elle salua et jugea être du staff du grand magasin. Entrée dans la salle, elle s'assit à cour à mi hauteur. L'allée centrale était presque pleine. Il devait y avoir environ deux cent personnes. Une des trois personnes vint dire aux personnes qui ne s'étaient pas assises dans les rangs du centre de se déplacer et comme chacun se regardait en se demandant pourquoi, la personne répondit qu'ainsi nous entendrons mieux. Josette était prête à répondre que ce style de théâtre a été conçu contre les théâtres à l'italienne pour que depuis chaque place l'acoustique soit bonne ; mais Josette savait bien qu'il ne s'agissait que d'affirmer une autorité. Josette et les autres s’exécutèrent en râlant et s'installèrent ici et là et tout en haut où se trouvaient certaines nénettes à qui il ne manquait que le fouet pour compléter la panoplie de la wannabeamistress. Josette était déjà épuisée par la connerie ambiante mais elle continuait à croire qu'il devrait être possible de trouver un travail et gagner un peu d'argent dans ce cadre.
Puis la réunion démarra, un type brancha un ordinateur qui projetait son écran sur le grand écran de la salle. Il parla de lui dans un micro et commença à expliquer qu'il était célibataire et sans enfant : toute la salle a commencé à rire et le mec a commencé à paniquer. Quelqu'un dans la salle lui a demandé s'il lançait un appel. Le mec dans une grimace de peur a dit que « non pas du tout, qu'il était très bien avec qui il était »mais il a ensuite continué son speech dans le même registre soit celui de la séduction ; le capitalisme avancé n'en connaîtrait pas d'autres pour fonctionner. Le type avait commencé comme vendeur dans cette même chaîne de grand magasin de bricolage à peut-être Laval puis avait grimpé dans la hiérarchie, puis avait déménagé dans une autre ville où « il s'était éloigné de papa et maman » puis avait continué à grimper et là il était devenu chef ou sous-chef des ressources humaines. Josette écoutait d'une oreille, et pour ne pas s'endormir avait sorti son carnet de croquis et dessinait la scène et les gens du public. Il s'y trouvait surtout des femmes jeunes entre vingt et trente-cinq ans, pour la plupart blondes et maquillées. Josette avait déjà eu l'occasion de remarquer que le réel est souvent beaucoup plus stéréotypé que les clichés s'y rapportant. Le type montrait des écrans présentant le groupe dans lequel s'inscrivait le futur magasin, la philosophie du groupe, le poids du groupe, blabla. Une jeune femme traversa la salle pour sortir puis revint quelques minutes plus tard. Elle fit cela trois fois quasiment de suite et Josette se disait que c'est assez rare d'aller trois fois aux toilettes de façon aussi rapprochée. Les personnes de Pôle Emploi observaient la scène et la salle depuis le bas coté de la salle. Puis une minette prit la parole, elle avait travaillé dix ans chez Séphora en région parisienne comme caissière puis peut-être chef caissière, elle serait notre chef si nous étions embauchés , et elle voulait « une équipe motivée, des filles pimpantes et maquillées » puis elle se rattrapa en précisant qu'elle ne demanderait pas aux hommes de se maquiller. Sur l'écran de la salle s'affichait la description du poste non pas de caissière mais « d'hôtesse de caisse » qui « veille à la satisfaction du client » et Josette fût alors à deux doigts de demander quelle était dans leur esprit la différence entre « une hôtesse de caisse » et « une hôtesse de bar à cocktails », mais Josette se censura, continuant à penser qu'elle pourrait avoir le job. La nana expliquait les différentes étapes du recrutement et quelqu'un demanda combien de personnes seraient embauchées. La nana dit avec un sourire énorme « neuf ». Josette en contemplant les deux cent personnes assises se rappela le film « on achève bien les chevaux » . Ce qui fait que Josette ne comprit pas si neuf postes étaient proposés aux deux cent personnes présentes ou moins de neuf postes puisqu'il y aurait aussi des recrutements interne au groupe. Josette demanda des précisions sur les trente cinq heures annualisés à savoir quels horaires maximum et minimum étaient possibles par semaine et ce faisant elle comprit qu'elle n'aurait pas le boulot. La minette répondit ultra vite un truc style «  comme la loi le permet 35heures plus ou moins schchouet pour cent » Le salaire était un tout petit plus élévé que le SMIC plus intéressement et prime. Les plannings d'horaires communiqués un mois à l'avance. Une nénette demanda s'ils feraient du « paiement sans contact » et la future chef des hôtesses de caisse fut un peu prise au dépourvu. La nénette expliqua que c'était quand même l'avenir, ce que la future chef ne désapprouva pas. Une autre fille demanda des infos sur le costume et la future « chef des hôtesses de caisse » expliqua chercher un modèle féminin de chaussures de sécurité. Comme une des minettes 36-15 DOMINA assises juste derrière Josette râlait au sujet des questions stupides qui étaient posées, Josette ne put s'empêcher de demander si le poste serait plutôt assis ou debout. L'ex Sephora debout répondit après hésitation « debout » et la 36-15 assise s'écrasa. Après cette longue description « participative »du poste, ceux et celles qui n'étaient pas intéressées pouvait s'en aller et peut-être trente personnes le firent.
Puis , une nénette de Pôle Emploi vint nous expliquer les principes du recrutement par simulation. Il s'agissait de placer les demandeurs de l'emploi en situation dans des tests qui ont été élaborés en fonction des compétences nécessaires au poste. Cette méthode permet une première sélection de personnes par delà leur CV qui seront ensuite reçus en entretien avec les chargés du recrutement pour le grand magasin. Cette méthode permet de réduire le turn over et les erreurs de recrutement. La nana raconta cela au moins cinq fois sous différentes formes. Aurait lieu une première série de tests l'après-midi qui sélectionnerait les meilleurs qui passerait une autre série de tests la semaine suivante qui sélectionnerait les meilleurs qui passeraient les entretiens deux semaines plus tard, etc.. Josette s'inscrit à une session de tests et sortit pour aller manger un sandwich au centre commercial le plus proche où elle allait faire parfois ses courses. Dans les immeubles jouxtant le théâtre , ou centre culturel, des mémés étaient à leur balcon ne perdant une miette de toute l'agitation. « Qu'est-ce qui se passe ? Hurla l'une d'entre elle à Josette » « c'est un recrutement pour telle boite, leur répondit Josette »
« Ah merci ! », disaient les vieilles en retournant dans leurs intérieurs.
«  ll faut bien donner à manger un peu aux vieux », se disait Josette.
Au centre commercial,Josette s'offrit un journal et un café et lui revinrent en mémoire l'habitude de la pause de midi après la matinée de travail dans un bureau et avant la reprise de l'après-midi et soudain elle trouvait cela terrifiant et horrible.
Puis Josette passa la première session des tests.
Dans une salle aussi longue qu'étroite en largeur, était installée une grande table en U autour de laquelle étaient assises peut-être cinquante personnes ; nous aurions presque pu nous croire à un banquet si ce n'est que ce qui nous était raconté n'avait rien de philosophique. Une dame de Pôle Emploi donnait des instructions, des directives et des indications quant à ce qui allait se passer dans le test que nous distribuait deux de ses assistantes. La dame parlait si lentement que josette luttait contre le sommeil et les deux assistantes semblaient si nouilles que le désir de les secouer traversa plusieurs fois Josette. Josette se souvint toutefois que les tests étaient censés se passer en milieu stressant pour mesurer les capacités de sang froid des candidats. La dame expliquait que le prochain exercice concernerait le calcul du rendu de monnaie et josette se sentit traversée par une tempête de haine, elle resta immobile, presqu'accrochée à la table de peur de s'envoler ou de s'enflammer, et le calme revint. Un exercice consistait à repérer dans une liste de suite de chiffres et lettres comme par exemple 567890F5G distribuée sur deux colonnes identiques, les erreurs soit les lignes où les chiffres n'étaient pas identiques. Les exercices étaient chronométrés. Il y avait aussi des QCM relatifs à des situations de travail et josette trouvait certaines questions mal posées comme par exemple :
« il vient vous voir : 1) vous lui demandez s'il veut de l'aide puis continuer votre travail 2)vous discutez avec lui en restant dans votre rayon, on ne sait jamais un client pourrait arriver 3) vous allez en pause avec lui » et dans cette question, Josette trouvait que le « il » n'avait pas été défini et que par conséquent il n'était pas possible de répondre.  Beaucoup des questions semblaient ainsi grossièrement ambigues à Josette et elle comprit peu à peu que les QCM avait aussi une dimension de test psychologique à plus ou moins grosse ficelle. Après un exercice concernant le calcul de fonds de caisse, ce fût alors le test de communication écrite : Grosso modo, le patron en congé vous avez communiqué un courrier de la direction commerciale du groupe donnant des directives de placement de produits dans le magasin, de promotions sur les prix et d'autres bons de cadeaux à distribuer, le tout assorti d'un calendrier et vous deviez rédiger le courrier que vous adresseriez à votre collègue, plus âgée était-il précisé, pour le lendemain, jour où vous serez vous-même en congé. Josette avait rédigé d'une façon qui lui avait lumineuse une note disant « chère machine-truc, trouves ci-joint le courrier de la direction commerciale du groupe avec les directives.Pour info, 1) OK 2) OK 3) OK 4) pas fait (n'ai pas assez d'expériences et le calendrier le permettait 5) bons d'achat arrivés et en place. Bonne journée ! » Josette posa son stylo et s’aperçut que les filles et le garçon dans la salle en rédigeaient des tartines. Josette se disait que cela était sans doute du à un manque d'expérience du travail en équipe , mais surtout Josette ne parvenait même pas à imaginer ce que les personnes pouvaient bien écrire. Après un temps interminable où josette put observer les assistantes de la dame de pôle emploi s'y reprendre à quatre fois pour compter et corriger les formulaires des exercices précédents, Josette sentit à nouveau un vent de haine accompagné de la phrase « nous sommes en concurrence » et là, josette parvint à dire intérieurement « non , mais çà c'est de la blague » et la haine disparut. Puis, l'exercice terminé, la plupart des filles dont le garçon discutaient et échangeaient sur ce qu'ils avaient écrit dans cette note et josette pensa aux personnes qui aiment bien après la baise parler de la baise qui est passé(e). Heureusement, Josette était à un bout de la table du banquet et elle parvint par un sourire rapide et une plongée dans son sac à échapper à l'exercice de ce style de conversation avec sa voisine de droite. Puis, c'était la fin du test, les personnes qui seraient convoquées pour la deuxième journée de tests seraient prévenus par téléphone et Josette demanda si ce serait le même genre de tests, la dame de Pôle emploi dit qu'il y aurait plus de mises en situation. Puis, pressentant qu'il n'y aurait pas de seconde journée pour elle, Josette repartit pour une heure et demi de marche avant de retourner à sa maison. Jamais elle ne se sentit si heureuse de retrouver ses chats. Il lui fallut ensuite attendre deux ou trois jours pour retrouver toutes ses capacités physiques et mentales.

samedi 18 octobre 2014


le douzième chant par manuelleyerly

Josette ; l'espionne rousse du réel : nouvel épisode suivant le précédent,



Josette survolait les pages du magazine publicitaire « Next » machinalement, puis elle arriva sur des pages évoquant la sortie d'un film « retraçant les origines de la scène electronique française au rythme des fortunes et infortunes d'un jeune DJ de la french touch. » Devant ces pages et les textes, Josette éprouva une sorte de malaise tel celui ressenti face une réduction de tête. Dans sa mémoire, la « French touch » vient après l'émergence de la scène electronique. Qui d'ailleurs n'était pas qualifiée de scène mais de musiques techno et/ou house que l'on écoute dans des raves. Comme bien souvent et sans doute en raison de sa condition d'espionne rousse du réel, Josette n'y avait pas participé directement mais s'était trouvé à côté. Notamment lorsqu'elle avait sous-loué un été un appartement au 24 de la rue Myrrha à un étudiant en architecture dont les voisins étaient deux frères organisant des raves. Brigitte. qui à cette époque habitait également au 24, rue Myrrha de l'autre côté de la cour intérieure avait raconté à Josette avoir fait un jour le barman à l'une de leurs raves : elle servait sans arrêt des sodas ou des boissons énergétiques à des personnes aux yeux dilatées et toutes les heures, elle vidait une corbeille pleines de billets de banque dans un immense sac poubelle que les organisateurs allaient ensuite ranger dans un coffre. L'étudiant en architecture avait prévenu Josette que les voisins faisaient un peu de bruit mais qu'ils étaient rarement là. En effet, sur les deux mois d'été, Josette ne les avait entendu être dans leur appartement que deux jours « avec la musique « boum boum » à fond vingt quatre heures sur vingt quatre ». Ce qui en l'an peut-être 1995, apparaissait encore comme inhabituel.
Puis, Josette se souvient d'une fête de 31 décembre dans un appartement à République où elle avait pris pour la première fois un ecstasy qui lui avait ouvert les oreilles , elle se souvient de cette sensation de comprendre la musique, d'y nager. Elle se souvient d'un type venu danser derrière elle en la collant pour la chauffer, elle se souvient ne pas du tout être sur la même longueur d'onde, elle se souvient de ces potes homosexuels avachis dans les canapés à se foutre de sa gueule, et elle , tel Paul Claudel ou Charles Peguy à la cathédrale de Chartres ou de Rouen, elle est dans la musique, elle comprend la musique, la musique la comprend... Puis ensuite, ils sont tous sur un trottoir à République depuis lequel se voit le flanc gauche de la statue de la République. Il y a un type dont le surnom est la Palatine, son appartement a brûlé, il est graphiste, l'amant d'un des types de la bande, il porte un anorak blanc, Josette , toujours exalté, trouve qu'il ressemble à un Dieu grec, Josette le prend pour l'incarnation d’Apollon. D'ailleurs pour ce qu'en savait Josette, Apollon était , depuis,devenu camionneur et vivait avec une femme et son fils dans une sorte de communauté prenant soin de temples bouddhiques quelque part en France. Mais pour le moment, ils sont tous sur ce trottoir à République, c'est la nuit, puis Apollon en anorak blanc s'éloigne, et ils vont tous dans des taxis dans une boite à Montparnasse. Puis Dyonisos, ses frères et ses sœurs s'éloignent en char vers d'autres festivités. « Puis nous avons tous commencé la nouvelle année en enfer, lui avait fait remarqué Jérôme. » l'enfer, le nom de la boite de nuit, s'entend.
Josette se souvient avoir eu le lendemain toute la journée l'impression de mesurer deux mètres trente et éprouver cette difficulté à faire autre chose que rester allongé sur le dos bien qu'éveillée.
Puis, grosso modo, Josette se souvenait avoir fourni un DJ pour la soirée de la réunion de l'IETM à Paris à la Villette ; DJ qui avait été qualifié de « trop musique boum boum » d'après un mec du CNT ;
Puis Josette avait été sans raison de business à un colloque sur la musique techno à Poitiers où elle avait entendu Daniel Caux parler notamment de radio FG.
Puis la musique techno était partout, puis la musique techno était devenue electronique. Puis les médias parlèrent de la french touch.
« Bien sûr, ce n'est pas ainsi, que pourrait se raconter « l'émergence de la scène electronique française parmi les mondiales » puisque cette histoire est en réalité en mode virale. Il serait bien plus compliqué de nous souvenir et comprendre comment nous étions avant d'être immergés dedans. » se disait Josette, l'espionne rousse du réel.

jeudi 16 octobre 2014


a rose is arose is a rosen par manuelleyerly

Louise et les chics types en stéréo ou le bovarysme sifflera trois fois.




Le journal « Le Monde » publiait cette semaine-là une enquête « en six volets, sur les racines de la crise politique, cette défiance inédite entre les Français et les élites ». Louise avait lu le premier épisode mais elle n'était guère convaincue par l'angle d'approche qu'elle qualifiait d'amnésique. Le terme «  défiance inédite » lui semblait en effet une expression

totalement inadéquate. « L'histoire de France ne pourrait-elle pas se résumer grossièrement à une longue succession de crises de défiance des peuples de France envers leurs tentatives d'élite ?, se demandait Louise en buvant son quinzième café depuis l'aube.Pour se le prouver, elle alla chercher dans le bureau de son père, un livre d'images retraçant cent ans d'histoire de France publié aux éditions Arthaud en 1962. Le livre regroupait sept cent photographies documentant la France de Napoleon III à celle du Général De Gaulle , que racontait un texte d'Emmanuel Berl. Louise se souvenait encore feuilleter l'ouvrage alors que toute petite avec

son père qui lui montrait les images de Landru et de son four ou de monsieur Poincaré
recevant des fleurs de petites filles. Le livre évoquait aussi les révolutions cubistes et surréalistes ou le 6 février 1934.
Louise n'était pas gênée pour lire le texte de monsieur Emmanuel Berl par le motif de son antérieur pétainisme :« qui, en 1940, à part le général De gaulle et quelques jeunes ou marginaux, ne l'était pas ? »; se disait Louise tout en croyant se souvenir que le discours « la terre ne ment pas » ne tenait pas des propos horrifiques ou dénués de sens. Louise pouvait se tromper.
Bref, Louise relut l'article de la page 576 intitulé « Orage sur la République » :
« la restauration du franc, la signature spectaculaire du « pacte Briand-Kellogg » qui mettait « la guerre hors la loi », la rupture du Cartel, l'autorité de POINCARE, la victoire des modérés, tout semblait consolider le régime de la troisième république. En fait ; l'agonie du régime était proche. Au règne confirmé des « puissances d'argent » répond une montée des scandales financiers.
C'est d'abord lucien Klotz, ancien ministre de Clemenceau, qui se suicide, perdu de dettes. Puis Madame HANAU ; « la présidente », directrice de « la gazette du Franc », arrêtée pour escroquerie. Le scandale rejaillit sur le monde politique, Madame HANAU ayant commandité plusieurs journaux, dont l'organe du Cartel.
Au scandale de gauche répond bientôt un scandale de droite. Le banquier Oustric désirant introduire sur le marché des valeurs italiennes, avait obtenu un avis favorable de l'ambassadeur de France à Rome, Monsieur BESNARD, et du Garde des Sceaux, monsieur Raoul PERET, qui recevaient de lui des appointements.
C'est l'époque où Pagnol fait représenter TOPAZE ; la scandale reste gai. Mais avec la mort de Poincaré, la conjoncture change sa probité couvrait tout, ses successeurs ne seront pas aussi invulnérables, on n'est plus certain que TOPAZE se contente d'être conseiller municipal.
Dans ce climat orageux et confus, l'affaire STAVISKY allait démanteler la République.
Un escroc, sous le nom d'Alexandre, avait monté une incroyable machine, au Crédit municipal d'Orléans, puis au Crédit municipal de Bayonne : il faisait prêter des sommes énormes sur des bijoux faux, estimés par des experts complices.
A ce premier scandale, s'en ajoute un second : Alexandre qui s'appelait en fait Stavisky, avait déjà été condamné et vivait en liberté provisoire, bénéficiait d'inexplicables remises de la part des autorités judiciaires, trouvant partout des complaisances chez les directeurs de journaux, dans les ministères, à Orléans, à Bayonne, au Parquet … On retrouvera plusieurs de ses chèques et de ses obligés.
Troisième scandale : on va l'arrêter, il prend la fuite et se cache dans un chalet de montagne que la police cerne mais Stavisky est mort. S'est-il tué ? A-t'il été tué ?
Quatrième scandale : le conseiller Prince, chef de la section financière du Parquet qui avait eu à connaître de l'affaire Stavisky et devait déposer à ce sujet est retrouvé mort, sur une voie ferrée, près de Dijon. Suicide ? Assassinat ?
L'opinion, la presse, les Chambres s'exaspèrent ; le ministère Chautemps s'effondre, le beau-frère du président était procureur général. On se perd dans la confusion des pouvoirs et des polices. Chaque jour, des cortèges manifestent, boulevard saint-Germain, aux alentours du Palais Bourbon, au cri de : « A Bas les voleurs ! » »

« L'histoire tousse et bégaie, blabla, se disait Louise, c'est bien joli tout cela, mais quel serait le remède ? » . Ne t'attends pas à des miracles , mais procède à de petites actions agglomérées et s'agglomérant , lui conseillaient les sagesses populaires. 
 
L'article suivant relatait « le 6 Février 1934 »

(à suivre)

vendredi 10 octobre 2014

Ceci est un communiqué de l'homme de Tourville la Rivière :

J'ai lu sur le site web du journal Le monde un article concernant mon bras dont certains os ont été retrouvé (cf.Là) et plus particulièrement :
 "« Notre hypothèse est que cette anomalie est la conséquence de mouvements répétés d’extension du bras avec éloignement du reste du corps, a indiqué Bruno Maureille. Peut-être un lancer. » « Ou un trouble musculo-squelettique », envisage Jean-Philippe Faivre. D’autant que le bras avait subi au moins un arrachement ligamentaire.»"
Je tiens à préciser ici que cette dite anomalie provient du fait qu'à mon époque nous nous déplaçions dans les forêts par les arbres,avec grande simplicité et agilité soit pas du tout comme Johnny Weistmuller dans les films tarzan que j'ai pu voir depuis. Et franchement, je peux vous dire que, bande d'imbécile assis dans vos fauteuils synthétiques ou cuir dans vos dites automobiles, vous ne vous rendez pas compte de ce que vous avez perdu en vous déplaçant de la sorte !"

samedi 4 octobre 2014


la main invisible peut-elle tomber du ciel ? par manuelleyerly

PROVERBES CHINOIS du XXIe siècle :



Rendre immortel le poulet pour chatouiller la basse-cour,
La vitesse à laquelle le train déraille dépend de la vitesse de la locomotive,
La vanité et l' autoritatisme des « chefs » sont les clés de la prison des peuples,