mardi 4 août 2015

FORUM « Y-a un truc de prévu pour le centenaire de la révolution bolchévique ? »


  • T'as pensé quoi de la venue du Roi d'Arabie Saoudite en France ?
  • Comment cela j'en ai pensé quoi ? Je ne sais pas, je n'habite pas à Vallauris ou Juan-les-golfs ou machin truc où le mec a sa villa.
  • Son palais. Non, mais qu'est-ce que t'as pensé de ce que tu as pu lire dans les journaux concernant la venue du Roi d'Arabie Saoudite dans le Sud de la France ?
  • Ben, j'ai lu un long article dans Libé, bien foutu où ils avaient réussi à interroger des chauffeurs, des fournisseurs, etc.. Je ne sais pas trop quoi dire, cette démesure par rapport au fric et son omniprésence dans leur rapport aux personnes m'a tout à coup rendu sympathique les Frères Musulmans et j'ai compris l'enjeu pour ces gens-là, les clans dirigeant l'Arabie Saoudite, à faire classer les Frères Musulmans dans la catégorie des terroristes.
  • Je l'ai lu l'article alors bon t'as le côté fun, ils ont plein de fric, ils vont dans les palaces, ils changent de meubles comme nous nous changeons de slip, etc... Mais tu comprends aussi qu'il y a les bonnes des Philippines et tu peux ainsi te souvenir d'affaires de bonnes maltraitées par leurs maîtresses hystériques et capricieuses et par ailleurs, t'imagines bien que cela les amuse aussi considérablement de dégueuler du fric sur des personnes qui les attendent des heures pour des conneries. Alors bon, c'est le XXIe siècle, il y a des migrants qui fuient des pays en guerre et qui meurent en mer ou dans des tunnels sous la Manche, t'as toujours des gens qui crèvent de faim, t'as tous ces vieux et ces vieilles qui sont dingues, nous allons être peut-être plus de dix milliards d’êtres humains sous peu, la planète a été polluée, etc... dès lors, ce n'est plus possible de trouver ce genre de personnes fun plus de trois minutes et demi.
  • Dans l'article, t'as un mec qui raconte qu'ils ont mis tout l'ancien mobilier du « palais » à la benne et je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'ils auraient quand même pu appeler EMMAUS !
  • T'imagines les mecs d'Emmaus face au roi d'Arabie Saoudite et sa cour ! Les mecs cools, sortant de cure de désintoxication, à côté de la plaque, qui se curent le nez avec les doigts et qui vont prendre dix heures pour charger trois meubles dans un camion pourri, les autres auront déjà fait trois crises de nerfs et douze évanouissements !
  • T'es caricatural, là !
  • La caricature a ses vertus que la vertu ignore …
  • Vous déconnez mais moi, en lisant l'article, j'ai compris pourquoi l'échec de Mohammed MORSI en Egypte est très grave et franchement, j'ai beau respirer profondément et me chatouiller moi-même sous les bras, je ne crois pas que nous allons vers des jours très gais !
  • Nous personnellement ou nous les habitants de la Terre ?
  • Je pense que cela concerne tout le système solaire ...
  • Faut pas dramatiser, « Mieux vaut prévenir que guérir », blablabla, faut réfléchir à éviter le pire ..
  • Mais bon, le truc déprimant c'est que l'économie française étant ce qu'elle est, t'avais quand même un tas de gens de Vallauris et patin couffin qui espéraient bien que ces messieurs dames de la cour d'Arabie Saoudite restent et/ou reviennent continuer à dégueuler leur fric dans leurs bassines.
  • Quand j'étais à l'école, j'avais appris que les pays du Tiers Monde avaient des économies entièrement tournées vers l'extérieur et que c'était cela qui les empêchaient de se développer.
  • Ben, le tourisme, c'est quand même une activité particulière. C'est quand même regrettable que les jeunes de la région de Vallauris ou Juan-les-Golfs ou machin truc en soient à désirer la présence du roi d'Arabie Saoudite et de sa clique pour travailler et faire du fric. Larbin de riches, ce n'est pas un avenir pour la jeunesse...
  • Tu voudrais quoi ?
  • Ben, moi je suis remontée aux sources de la pensée économique tel un saumon et je pense qu'il faut redevenir physiocrate, l'agriculture est le lieu de la création de richesses, il faut partir de là et s'organiser autour.
  • Tu remontes carrément à la préhistoire : les communautés agricoles, c'est le moment où les êtres humains se sédentarisent !
  • Parfois, il faut savoir prendre un peu de recul pour mieux voir l'avenir...
  • Non, mais elle a raison, réfléchis, les mecs qui imaginent l'économie, les analystes, les je-ne-sais-quoi, sont tous des salariés. Par conséquent, ils pensent comme des salariés et ils ne comprennent pas qu'il faut réfléchir autrement. Il ne faut pas réfléchir avec comme objectif que les gens aient un emploi et un salaire. Créer des faux boulots n'est pas une solution, les gens deviennent encore plus dingues. Il faut d'abord se demander ce dont nous avons besoin et comment s'organiser.
  • Surtout à une époque où les machines réalisent disons 75 % du boulot que nous faisions nous-mêmes avant.
  • Moi, je dirais moins de 75%.
  • Ok, la question serait « Comment s'organiser » mais pour faire quoi ?
  • Se nourrir, avoir de l’énergie, acquérir et mettre en œuvre des connaissances.
  • C'est ta trinité ?
  • Ben, c'est sûr que le modèle « je passe huit heures au bureau à faire des conneries, je vais au supermarché acheter des conneries puis je vais regarder des conneries à la télé allongé sur mon canapé » est complètement dépassé. Il faut changer de paradigme !
  • Le truc que je trouve malsain avec ce genre de personnages qui dégueulent du fric comme le roi d'Arabie Saoudite et sa cour, c'est la fascination qu'ils peuvent exercer sur nos dirigeants politiques et élus de la nation. Alors que nous voudrions que les personnes qui sont censées nous représenter aient à cœur de faire évoluer la conscience politique de ces personnages restés complètement archaïque dans leur organisation sociale, nous savons pertinemment que c'est généralement l'inverse qui se produit, et que nos dirigeants envient ceux-là de ne pas avoir à rendre de compte ou s'occuper de la plèbe. Mais que nos dirigeants se rassurent, si nous n'étions pas en République, ils ne seraient pas là où ils sont mais en train de porter le pot de chambre de celui-là ...
  • Ce n'est pas d' extrême droite ce que tu racontes ?
  • Non, c'est de gauche politique.
  • Mais ton truc c'est quoi ? organiser des kibboutz, des kolkhozes, des trucs comme çà ?
  • Non, j'indique juste des priorités dans les façons d'aborder les choses.
  • Des grilles de lecture ?
  • Je suis désolée, j'ai trop mal à la tête.

à noter : expérience en cours publication des posts du blog datés antérieurement à septembre 2010 initalement publié sur my space.

s' exposer au soleil avec modération


s'exposer au soleil avec modération par manuelleyerly

Forum suite du précédent.


  • J'ai retrouvé ce que je voulais dire tout à l'heure avant d'être interrompu par je ne sais qui ou quoi qui ne voudrait pas que j'arrive où que ce soit ou à quoi ou qui que ce soit. Donc je voulais parler de la peinture qui doit se faire en regardant le réel soit des personnes ou des choses qui posent dans l'atelier, le monde de dehors ( hors l'atelier) que je regarde et que je retranscris en dessins ou sur toile, mais je dois dans la mesure du possible ne pas travailler à partir de déjà représenté : si je travaille depuis une photographie ou si j'utilise une camera obscura, je perds ce quelque chose qui fait que précisément c'est moi qui regarde, disons depuis moi. Par analogie, on peut aussi dire pour Picasso que ces tableaux sont plus intéressants lorsqu'il travaille depuis sa chose mentale, depuis ses souvenirs de perception ou depuis ce que sa main décide de dessiner que depuis des déjà représentés comme dans le tableau «  les femmes d'Alger » par exemple.
  • Ce serait une des raisons de la maladie de cet historien d'art dont le nom m'échappe pour l'instant est qui a fait un séjour chez les fous. [aby warburg]
  • Ah, ouais, le mec qui avait dérapé et se croyait responsable du déclenchement de la première guerre mondiale.
  • Et alors ce serait quoi la raison ?
  • Ben, qu'il travaillait trop à partir des images …
  • Bref, je dois pour représenter toujours me tenir à la lisière pour retrouver le point où l'informe devient forme. Si je travaille depuis du déjà formé, j'escamote le travail et je ferais circuler des contrefaçons.
  • Et quel rapport avec aujourd'hui ?
  • Ben, si , aujourd'hui, il n'y a presque plus que des contrefaçons, les arts sont enfermés entre eux et se regardent les uns les autres et le nombril.
  • Ouais, je ne sais pas trop, regarde ou plutôt écoute quelqu'un comme Christine and the Queens, ben c'est sûr que la miss elle travaille depuis tout ce qu'elle a entendu et vu dans les arts, dans les chansons, au cinéma, etc... Je peux me gourer mais je serai assez persuadée que la miss a vécu plein de trucs au travers d'oeuvres musicales et autres et que ses chansons et sa façon de les chanter en les articulant dans une sorte de chanson de geste inspiré de Michaël Jackson restituent cela, ce vécu par procuration.
  • Mais est-ce que cela n'est pas du kitsch précisément ?
  • Peut-être...
  • Je crois comprendre ce que vous dîtes : dans la tête des jeunes c'est comme le truc que préparerait Casimir dans l'île aux enfants, il y a un tas de trucs mélangés de toutes les représentations qu'ils ont vu ici ou là et cela fait un gros goulbi goulba qu'ils dégueulent ensuite à leur tour sous forme d'oeuvres mais cela ne passe pas par la case vécue, cela manque alors de chair et de vécu personnel.
  • Je voudrais vous faire remarquer que nous pédalons allégrement dans les généralités les plus vaseuses, là …
  • Il ne faut pas avoir peur de traverser la vase, il faut juste essayer de ne pas y rester englouti(e).
  • T'es sûre que c'est « goulbi goulba » le nom de la recette de Casimir ? Ce n'est pas plutôt « gloupi goulba » ? Ou « goulbigoupla » ou « gloubiglouba » ?
  • Et vous vouliez parler de la télévision....
  • Ah ouais, voilà, c'est cela ... les personnes qui font la télé de nos jours ont eux-mêmes beaucoup regardé la télévision et donc t'as les gens qui veulent passer par le moyen qu'est la télévision pour montrer et dire et ceux qui veulent faire de la télévision comme ils avaient vu à la télé avant d'en faire.
  • Je ne comprends pas.
  • Moi non plus.
  • J'ai un de ses mal(s) de crâne...
  • Un mal de vanité ?

lundi 3 août 2015

je ne suis pas sûre d'avoir compris ce qu'était un dessein,


je ne suis pas sûre d'avoir compris ce qu'était... par manuelleyerly

Forum « le sujet viendra à mesure de la discussion ».


  • j'ai une théorie sur la télé : lorsque nous étions enfants, la télé était aussi en enfance et avec Canal Plus c'était l'entrée dans l'adolescence, M6 et la Cinque c'est encore de l'adolescence ..
  • Et là, Bolloré à Canal plus, c'est l'entrée en âge adulte ?
  • Peut-être, je ne sais pas.
  • Ouais, mais ta théorie ne marche que pour la France.
  • Parce que lorsque nous étions petits, les médias étaient nationaux ! Je n'ai pas la télé, je ne peux savoir ce que regardent els gamins d'aujourd'hui et ce qui leur rentre dans la tête comme schéma. Une chose est sûre les expériences des gamins sont diverses contrairement à notre époque.
  • Et puis « à notre époque » comme tu dis les gens qui bossaient à la télé pour la plupart avaient travaillé ailleurs avant ou avaient fait d'autres études. Par exemple, un mec comme Daney lorsqu'il faisait ses critiques télé, c'était depuis ses études de philo,
  • T'es sûre qu'il avait fait des études de philo, Daney ?
  • et tout n'était pas formaté ..
  • Les gens de la télé étaient encore des pionniers, c'est cela que vous voulez dire ?
  • Je ne sais pas, c' est cette idée de la représentation : par exemple, certains pensent qu'un peintre ne peut travailler qu'à partir du réel, soit il travaille avec des personnes de chair qui posent dans son atelier, soit il pose son chevalet dans la nature,
  • Tu parles de quel siècle là ? Que je sache Picasso ou Pollock ne peignaient que depuis leur tête, leur camera obscura.
  • Non, Picasso depuis les images dans sa tête et Pollock depuis les mouvements de ses bras.
  • DALI disait au sujet des premiers Picasso et de ses arlequins que même s'ils semblent figuratifs, ce sont déjà des images psychiques.
  • Bon, je voudrais poursuivre mon raisonnement et ensuite on verra comment tout cela s'articule. Justement Picasso commence peut-être une ère où la représentation change de frontière et ne s'établit plus entre le dehors et le dedans. « Ce que je montre » ce n'est plus le dehors tel que je le perçois mais c'est dejà quelque chose qui a déjà été digéré par ma camera obscura.... J'ai perdu le fil de mon raisonnement...
  • Reprenons, il existait un impératif de peindre d'après ce qui n'est pas image afin de restituer par l'image ce qui est dans le monde,
  • Voilà c'est cela,
  • Dans certaines conceptions de l'art, si l'art travaille à partir de l'art, il y a corruption, il y a enfermement, il y a perte.
  • Voilà, c'est cela.
  • Donc lorsque nous étions enfants, la télé était encore une représentation qui se situait à une frontière où ce dont elle parlait n'était pas de la télévision...
  • peut-être que c'est cela que je voulais dire...
  • et aujourd'hui, le problème de la télé serait qu'elle ne représente plus que de la télé.
  • Moi, je dirais que le problème est plus complexe : par exemple, prends les hommes et les femmes politiques d'aujourd'hui, ils se situent bien souvent par rapport à la télévision, disons aux médias, c'est un vrai problème.
  • J'ai mal à la tête …
  • Moi, je crois que nos sociétés sont devenus très techniques par conséquent nous devrions passer à des représentants politiques qui seraient tirés au sort parmi les populations et qui ensuite élisent parmi eux des gouvernements. Cela compenserait la technocratie et éviterait l'écueil de la professionnalisation du personnel politique qui conduit à créer une sous catégorie d'acteurs et d'actrices du monde médiatique qui font de la politique comme moi de la formule un.
  • Ouais, je suis d'accord, nous l'avons bien vu avec l'élection de TSIPRAS en Grèce, le mec n'a pas eu le pouvoir de faire ce qu'il avait dit qu'il ferait lorsqu'il serait élu, c'est pourquoi si les représentants sont tirés au sort et doivent entrer en dialogue avec la technocratie alors les échanges seront plus intéressant et permettront plus d'avancée. Plutôt que de persister à maintenir une fiction d'élus du peuple trop bien payés et ayant trop de privilèges pour comprendre qu'ils sont une des raisons de la montée du populisme.
  • Ouais, c'est comme le VaroutsaKis, le mec qui enseigne l'économie en Australie marié à une fille à papa qui fait du land art avec des pelleteuses mécaniques... Genre mon grand-père qui écrit un texte « je suis le bon pauvre » mais qui s'est débrouillé pour épouser une femme riche.
  • Ouais, mais il est ironique son texte, non ?
  • Je ne sais pas c'est en patois, je n'ai pas tout compris.
  • J'ai mal à la tête.
  • Moi, le truc que je ne comprends pas ce sont ces hommes et femmes politiques qui une fois qu'ils ont obtenu le pouvoir ont l'air de découvrir les problèmes et disent qu'ils n'ont dit que des conneries avant d'obtenir le pouvoir,
  • Ben, ils ne le disent pas justement, c'est bien là le problème !
  • Ouais, ok, peut-être, mais ce que je ne comprend pas c'est comment font-ils pour découvrir les problèmes en arrivant au pouvoir, avant ils ont quand même des responsabilités, ils ne sont pas en dehors du monde, ils savent quand même où sont les problèmes, non ?
  • Ben, c'est bien ce dont je parlais tout à l'heure : les mecs et les nanas sont d'abord onubilés par l'accession au pouvoir, par conséquent ils réfléchissent plus à la séduction des opinions par les médias pour y accéder qu'à ce qu'ils feront lorsqu'ils y seront...Que ce soit SARKOZY en 2007 ou HOLLANDe en 2012, les mecs étaient contents d'être élus comme t'es content d'avoir réussi ton bac ou un examen, des vrais gamins, alors qu'ils auraient du être terrassés par la charge et le poids de ce qui leur tombait dessus …
  • Cela m'avait fait le même effet avec des photos des membres du gouvernement AYRAUT qui avaient paru dans LE MONDE, t'avais l'impression de voir des acteurs qui sont content parce qu'ils ont réussi le casting pour une série télé importante. Alors que contrairement à des acteurs, ils sont censés être des auteurs, et non pas d'une série télé mais collaborant à des constructions de cadre de vie, etc, blabla..
  • Dans tous les cas, je préfère les gens de droite aux gens de droite qui se croient de gauche pour avoir bonne conscience.
  • J'ai mal à la tête
  • Respire.
  • Being Beautous, « condamné à plaire », c'est Baudelaire ou Rimbaud qui l'a écrit ?
  • Va demander à BHL !

Je vous ai compris


je vous ai compris par manuelleyerly

Les mythologiques : lorsque CARLOS paraît.

Notre père aimait à rappeler lorsque le chanteur CARLOS apparaissait à la télévision dans des chemises à fleurs en chantant des chansons telles « tout nu et tout bronzé », notre père aimait à rappeler que ce garçon précisément était le fils de Françoise DOLTO. A la question de savoir si CARLOS, fils de Françoise DOLTO était la preuve de l'échec de ses théories ou la preuve que les cordonniers sont toujours les moins biens chaussés, notre père affirmait qu' « on ne peut pas savoir ». Car il était aussi possible qu'un être humain non névrosé par son enfance et ses parents soit exactement cela, gros et chantant la chansonnette débile et pas méchante. Et c'était cette possibilité qui faisait rire notre père.
C'est à peu près à la même époque qu'un autre CARLOS a commencé à faire la une des journaux. Une version beaucoup plus sombre, le sans doute opposé du fils de Françoise DOLTO.

samedi 1 août 2015

la sessualité, le tableau porno


la sessualité, le tableau porno II par manuelleyerly

FORUM « Une femme est un homme comme les autres, avec une chatte et des seins. »




  • Je n'ai pas compris pourquoi une femme politique qui aurait été vue en photo en maillot de bain perdrait de sa crédibilité ?
  • J'en sais trop rien, moi, je suis pour qu'une femme puisse être vue les jambes écartées sans culotte et la moue explicite en photo et puisse ensuite être crédible dans une conférence sur la fission thermo-nucléaire ou comme chirurgien chef dans une opération à cœur ouvert ou comme responsable d'achats dans une grande entreprise ou comme ..
  • Bon, bon, nous avons compris, pour toi, le sexe étant le sexe, soit l'expression de l'être humain dans toute la puissance de sa connerie, il ne devrait pas y avoir d'impact sur le professionnel dès lors que les personnes sont compétentes...
  • On peut ne pas être d'accord avec cette définition du sexe ?
  • Dans tous les cas, vous omettez toutes les données psychologiques qui existent dans les relations humaines...
  • Tu veux dire qui existent entre les enfants et leurs parents ? Nous ne sommes plus au Xxe siècle...
  • Je dirais même plus …. Nous ne sommes plus du tout au XIXe siècle. L'autre jour, j'ai vu deux meufs, l'une était genre 90-60-90 et l'autre style BOTERO et elles déchargeaient un camion de palettes.... C'était beau...
  • T'as vérifié qu'il n'y avait pas de caméras et que ce n'était pas le tournage d'une pub ?
  • Non, je t'assure, le monde a changé.
  • Ouais, mais vous êtes trop théorique. Réfléchis, si un mec te baise hyper mal, t'as ensuite de la peine à le trouver crédible...
  • Crédible en quoi ? En baise ? De quoi, on parle là ?
  • Je vous rappelle que ma question de départ de forum concerne les propos de la damoiselle FILIPPETTI dans le libé daté du 31 juillet 2015 qui trouve que publier des photos d'elle en maillot de bain ne respecte pas son mandat de députée.
  • Alors là, c'est un autre sujet, d'un côté t'as la problématique des photos volées, chacun a droit à la maîtrise de son image, blabla, et par conséquent a le droit d'attaquer en justice lorsque des photos publiées n'ont pas obtenu son autorisation. Les journaux font du fric avec des photos volées, les plaignants récupèrent une partie du fric, çà circule et il y a pleins de conneries à voir. De l'autre...
  • Le but des procès, c'est quand même de décourager la publication des photos, non ? Pas de faire du fric ..
  • Ouais, mais laisse tomber : MONTEBOURG c'est le mec qui plaît aux mémés, alors t'as tout un storytelling autour de lui, de ses aventures et maintenant de sa meuf pour vendre du papier ... et comme cela les couples de retraités de la classe moyenne, ils peuvent se projeter et avoir leur feuilleton du cœur... C'est juste du spectacle ! Faut entendre les conneries que disent les vieux chez les marchands de journaux ! quand t'es de bonne humeur, tu peux rire, mais bon, le vieillissement des populations... c'est en fait pas un truc hyper drôle...
  • Vous ne répondez pas à ma question : est-ce que dire qu'il y a un préjudice à voir la photo d'une femme en maillot de bain ?
  • En quoi y aurait-il une différence avec la photo d'un homme en maillot de bain ?
  • Franchement, on s'en branle, on pourrait bien voir des photos du MONTEBOURG en train de couvrir la FILIPPETTI ou de la FILIPPETTI chevauchant le MONTEBOURG, çà nous ferait marrer, c'est la nature, mais cela n'a aucune importance ! Ce n'est pas ce qui va résoudre le problème des petites et moyennes exploitations de paysans. Parlons du réel, un peu …
  • Ouais, ils et elles se prennent trop au sérieux, ce ne sont pas les Etats-Unis ici, c'est la France, sur nos bâtiments publics, c'est écrit liberté égalité fraternité !
  • Qu'est-ce tu veux dire ?
  • Ben dans le canard enchaîné, ils ont bien montré une fois que les journaux cherchent un « couple présidentiel », à défaut de parler de politique, ils manquent à leur storytelling de merdre un couple alors ils cherchent : ROYALE HOLLANDE à Cuba, MACRON et sa Brigitte, MONTEBOURG et sa Aurélie, etc.. mais ici c'est la France, le roi et la reine et leur Cour, on leur a coupé la tête et on a écrit « liberté, égalité, fraternité » sur nos bâtiments publics...
  • Je crois que la damoiselle FILIPPETTI se plaignait parce qu'elle ne voulait peut-être pas que se sache qu'elle était enceinte, je crois que le problème était surtout là, non ? C'est un truc comme le droit à la vie privée, non ?
  • Je n'en sais rien, mais, dans ses propos, alors que la question est celle du droit à l'image, elle utilise cette idée que « les femmes ont le droit de disposer de leur corps » or cette phrase est, à mon sens, une formulation masculine. Un homme aussi a le droit de disposer de son corps, non ? Est-ce que c'est vraiment lui qui dispose de son sexe, hein ? Sous l'apparence de les défendre, Cette phrase des « femmes qui ont le droit de disposer de leur corps » renvoie explicitement les femmes à une place sexuelle, à un jeu sexuel.
  • Cela me rappelle les militaires égyptiens qui voulaient que des médecins produisent des certificats de virginité quand ils arrêtaient des manifestantes, genre si elles ne sont pas vierges alors elles ne peuvent pas être violées, c'est le même genre de raisonnement....
  • Mais c'est toute l’ambiguïté du terme « femme »....
  • ou comme dirait LACAN toute la question est de savoir si la femme existe …
  • Ouais, par exemple, j'entendais l'autre jour LE PEN parlait de sa fille à la télé, ben, tu comprenais bien que, dans son esprit au mec, sa fille était son pion, c'était lui qui était aux commandes dans sa fille, et maintenant, ce sont d'autres hommes et ce sont ces autres hommes qui veulent l'évincer, pas sa fille. Sa fille n'existe pas.
  • J'ai envie de dégueuler.
  • Oui, mais toi qui est une femme ou une fille , tu dis quoi sur ce sujet là ?
  • C'est-à-dire ? Je suis sur quel sujet ?
  • Arrête de déconner, la question est précisément : est-ce que la femme existe ?
  • Comment cela « est-ce que la femme existe » ? Est-ce que la femme existe toute seule sur une île déserte ? La question est la même pour les hommes, non ? Est-ce qu'un homme existe sans sa mère, ses secrétaires, ses assistants, son dentiste, etc.. ?
  • Je trouve que votre conversation manque de rigueur. Pour aborder ces sujets, il faut éclaircir des points comme êtres humains, êtres relationnels, corps humains, etc...
  • Tu veux parler être pour le langage, être dans la clairière, l'être pour la mort, tout çà, etc ?
  • OK, OK, nous éclaircirons cela une autre fois, sur une autre voie, ou d'autres plus qualifié(e)s que nous s'en occuperons, ceci dit, je reste intrinsèquement persuadée que nos sociétés ont évoluées et que nous n'en sommes plus du tout au même point qu'au début du Xxe siècle dans le rapport aux images des personnes que nous ne connaissons pas. Il est clair que les femmes sont des hommes comme les autres avec des chattes et des seins. Par contre, ce qui obscurcit l'avenir de nos sociétés c'est l’utilisation de la séduction dans les jeux professionnels et si cela perdure c'est juste parce que nos sociétés sont vieilles, les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas dupes...
  • Ne sont pas en rut ?
  • Mais quel obsédé !
  • .. Ah ouais, D'où tout le délire concernant l'autorité...
  • Quoi ?quel délire sur l'autorité ? à cause des obsédés sexuels ?
  • Les sociétés malades de la séduction, ce sont les théories de BAUDRILLARD, non ?
  • Quel beau billard ?
  • Je ne comprends pas cette idée d'homme comme les autres avec une chatte et des seins... ce sont des pensées de trans, non ?
  • De transe, ouais .

lundi 27 juillet 2015

Ne pas confondre énonciation et annonciation


ne pas confondre énonciation et annonciation, par manuelleyerly

PAPY MEUJOT passe son master II à l'Université.


Papy MEUJOT avait fini par sortir les courriers provenant de l'université de sa boîte aux lettres et par ouvrir les enveloppes afin de lire les textes imprimés sur les papiers glissés à l'intérieur par des secrétaires que Papy MEUJOT imaginait forcément proche de la retraite et de mauvaise humeur car ayant épuisé tous leurs charmes dans des bureaux qu'elles quitteront définitivement bientôt. Papy MEUJOT avait commencé par lire les derniers courriers reçus selon la bonne logique de qui a laissé un peu traîner les choses. Ainsi, Papy MEUJOT avait appris qu'il avait été réinscrit dans le même master II pour l'année prochaine, que les paiements de ses droits d'inscription seraient pris en charge par un fond dont il ignorait l'existence, que des secrétariats reprendraient contact avec lui si des informations administratives leur manquaient, etc. Papy MEUJOT comprenait peu à peu en remontant le fil de l'histoire au travers des proses diverses et variées qui lui avaient été envoyées que l'équipe enseignante craignait de ne pas avoir assez d'élèves inscrits dans leur master II et donc de voir disparaître et leur master II et leurs émoluments : l'inscription de Papy MEUJOT sécurisait pour une année encore leur master II, les administrations nationales préférant voir les vieux et les vieilles de leurs pays suivre des cours et des formations dans les universités en étant toujours dans une dynamique constructive quant à leur avenir plutôt que de les savoir délirer devant des postes de télés dans des établissements pour personnes dépendantes en attendant Godot. « et si j'avais été mort ? Que se serait-il passé ? », se demandait Papy MEUJOT qui comprenait bien que la question de sa personne n'était qu'annexe dans ces problématiques administratives et universitaires. Papy MEUJOT ouvrit le dernier courrier lisible, d'autres enveloppes ayant retrouvé forme de pâte à papier vierge de toute inscription sans doute suite à un séjour prolongé dans de l'eau présente dans la boite aux lettres. Ce dernier premier courrier incitait Papy MEUJOT à reprendre contact avec l'université dans les quarante huit heures sous peine « de voir son intellect se disloquer ». Papy MEUJOT ne comprenait pas qu'au XXIe siècle, les administrations essayaient encore d'utiliser de si grosses ficelles et la peur pour manager les populations. « C'est plus facile de contrôler par la peur mais quand celle-ci se retourne, quand la peur change de camp alors c'est la « Terreur » par exemple ! » lui avait fait remarquer Josette.
« Bah, au moins, je sais plus ou moins ce que je ferais l'année prochaine, il y a un côté rassurant », se disait Papy MEUJOT en ne parvenant cependant pas du tout à s'imaginer retourner à Paris.

vendredi 24 juillet 2015

Papy MEUJOT passe son master II à l'Université.


Papy MEUJOT se reposait dans son jardin. Sa boite aux lettres était remplie de courriers de l'université qu'il n'avait pas encore ouvert. Suite à son malaise qui l'avait conduit à l'hôpital, Papy MEUJOT n'avait pas pu se présenter aux examens de fin d'année et à vrai dire avait totalement oublié qu'il passait un master II à l'Université. Il avait toutefois lu la carte postale envoyée par Josette ; « tout va bien, sommes au bord de la mer, ne sais pas encore quand le bus repartira, à bientôt, Josette » avait écrit Josette au dos d'une reproduction d'un tableau de Gauguin récemment acheté par l'Etat du Qatar.
« Nous voilà bien, se disait Papy MEUJOT, une fille qui se lance dans une carrière d'espionne rousse du réel et qui se fait détourner de sa voie comme une bleue par un bus ! » Papy MEUJOT était toutefois rassuré en son for intérieur par les mouvements récents des agriculteurs et éleveurs bretons qui réclamaient de pouvoir vivre de leur métier et travail et qui, pour être entendus, bloquaient des sites touristiques comme le Mont Saint-Michel et des autoroutes comme l'A68. « Tant qu'il y aura des paysans, il y aura du réel !, se disait-il, on ne liquide pas une profession qui a plus de deux millions d'années comme on a pu en liquider d'autres qui n'avaient que deux ou trois cents ans... faire pousser des plantes et s'occuper des animaux obligent à être dans le réel, du moins c'est ce que je crois... » Papy MEUJOT se demandait toutefois qui était donc ce « on » opaque qu'il évoquait lui-même faute de mieux. Parfois, il en venait à élaborer la théorie de l'ectoplasme généré par la lâcheté des uns et des autres, par les mesquineries des unes et des uns, bref, par la somme de toutes les saloperies que plus d'un et ses autres cherchent à maquiller derrière un tas de discours et qui tel un golem devient ce « on » accusé d'être responsables de tous les maux et les vilenies.... Papy MEUJOT se souvint de Josette lui racontant s'être toujours méfiée de ce « on » dont il lui avait été répété plus d'une fois alors qu'enfant et pré-adolescente que « On » disait que les roux puaient. « C'est bien cela, se disait Papy MEUJOT, « on » est ce lâche bourreau en chacun de nous qui ne veut pas construire un monde meilleur mais juste sadiser et se distraire des effets du mal qu'il répand ...» Conscient qu'il broyait du noir, Papy MEUJOT respira profondément afin de retrouver joie et entrain. Il tenta de se distraire en avançant en aveugle dans ce qu'il savait de la masse noire qui nous entoure, constitue 80% de notre environnement et dont nous ne savons et ne voyons rien. « est-ce que lorsque je suis dit « broyer du noir », suis-je en fait vraiment en train de mâcher de la matière noire ou enveloppé de matière noire ou broyer de la matière noire ? » , se demandait Papy MEUJOT.
Papy MEUJOT respira profondément et son esprit chercha à le distraire avec le souvenir d'un article lu quelque part  : il s'agissait d'une interview du chorégraphe Angelin PREJLOCAJ qui, enthousiaste, parlait dans son parcours de danseur de sa découverte de Merce CUNNINGHAM, et se faisait objecter par une jeune journaliste que CUNNINGHAM avait rendu « la danse abstraite », objection qui sonnait tel un reproche. Papy MEUJOT en avait été tout étonné ; en effet, ainsi que le lui avait expliqué Josette et pour ce que Papy MEUJOT en avait compris, Merce CUNNIGHAM avait libéré les corps et la danse en faisant basculer le « ballet » dans l'abstraction. « Les jeunes ont oublié, mais la danse était soumise à des récits psychologiques en sous-texte ou en dérivé de rythmes musicaux qu'elle se devait d'illustrer ! Même les danses de GRAHAM étaient farcies de grosses références mythologiques !  Rendre la danse abstraite signifiait la débarrasser de ce qui n'est pas de la danse et la faire apparaître pour ce qu'elle est : des corps et du mouvement, motion is emotion. That's it ! Et qu'ainsi, aussi, elle, la danse, puisse, ainsi, aussi, être reconnue comme présente dans le spectacle du monde ! N'y a t'il pas encore en France sur les déclarations des droits d'auteurs des chorégraphes qui déposent leurs danses cette question de l'argument qui traîne  ? C'est de la danse chérie ! Pas de l'argu qui ment ! La musique est-elle critiquée pour son abstraction ? Tel un musicien travaille son instrument chaque jour, Merce CUNNIGHAM a travaillé son corps et exploré des voies, tout cela paraît évident aujourd'hui mais cela ne l'était pas du tout à l'époque ! » Papy MEUJOT était pessimiste quant à la possibilité d'une histoire de l'art qui ne passe pas par les pratiques des arts : « Ce sont de fausses histoires des arts qui raconteront toujours autre chose que les histoires des arts, parce que servant d'autres intérêts !  De toutes les façons, les trois quarts des critiques des arts sont de nos jours malades d’intellectualisme et c'est cet intellectualisme pourri qui essaye également de remplacer les arts eux-mêmes !» Puis, content de lui-même et de ses pensées récentes qui le restituait jeune et beau, Papy MEUJOT s'endormit dans sa chaise longue. Il était confiant, il savait que quoiqu'il arrive, son téléphone sonnerait à 18h00.

vendredi 17 juillet 2015

Nous ne comprenons pas que le magazine TETU ne trouve pas de repreneur. Nous ne l'avons pas lu récemment mais dans notre souvenir c'est au moins aussi mauvais que les obs, point et express machins ! Que font les DRAHI, BOLLORE, LEDOUX, BERGE et compagnie ? Est-ce qu'ils marchent hébétés vers le désastre avec PIGASSE et MONTEBOURG ? Quelqu'un peut les réveiller pour qu'ils rachètent TETU ? Sans oublier LAGARDERE bien sûr : allez Jade convaincs ton chéri de racheter TETU ...

t'es dans quoi, là ?


t'es dans quoi, là ? ou anaphore XIV par manuelleyerly

Nous trouvons avoir lu trop d'articles opposant les intérêts des peuples allemands et grecs. Ce type de propos excitant les nationalistes les uns contre les autres relève à notre connaissance d'une réthorique d'extrême droite politique. Les peuples allemands et grecs ne s'opposent plus puisqu'ils participent au projet commun qu'est l'EUROPE.

 Lorsque monsieur SCHÄUBLE préconise d'externaliser le fonds gérant les privatisations des biens de l'Etat Grec,il le préconise paradoxalement, pour ce que nous en avons compris et lu ici ou là, dans l'intérêt des peuples grecs puisque le premier problème qu'ont les peuples grecs est celui de leurs élites corrompus qui se torchent le Q de l'intérêt général des grecs et gèrent leurs petits intérêts particuliers. Avant de pointer le bouc-émissaire allemand, les grecs devraient demander des comptes à leurs cents familles comme disaient les communistes et Jean RENOIR. Faut-il à nouveau rappeler à ceux et celles qui perdent la mémoire que les responsables politiques grecs ont truqué les chiffres  représentant les résultats de l'économie de leur pays afin de rentrer dans l'euro et ce avec la complicité de GOLDMAN SACHS (on se demande bien quelle était l'intérêt de Goldman SACHS de plomber dès le début la monnaie commune européenne) : ce sont les personnes qui se sont indument enrichis pendant cette période (une poule sans tête continue de courir pendant quelque temps) qui doivent investir dans l'économie grecque et réinjecter de l'argent liquide quitte à le perdre.  La démocratie est le moins pire des régimes politiques, et parmi ces moins pires, l'Allemagne n'est pas le plus mauvais, loin de là. Et MELENCHON est un C.